Francoise Ramona
Well-known member
Violences faites aux femmes
Des images pour faire r?agir
La lutte contre les violences faites aux femmes, qui mobilise les m?decins depuis quatre ans et a ?t? promue grande cause nationale2008, fait l'objet d'une campagne nationale dans la presse ?crite en direction des victimes, des t?moins et des bourreaux.
PR?S DE 1,1 MILLION de femmes de 18 ? 60 ans ont subi des violences en France, en 2005 ou 2006 (rapport 2007 de l'Observatoire national de la d?linquance). La violence dont sont victimes les femmes est un ph?nom?ne multiforme, avec des agressions physiques, sexuelles, morales, psychologiques et verbales, qui sur- viennent dans la famille, dans la rue ou au travail (voir encadr?). Mais seulement 9 % des victimes saisissent la justice. Dans ce contexte, ? la veille de la Journ?e internationale du 25 novembre pour l'?limination de la violence ? l'?gard des femmes, le secr?tariat d'?tat ? la Solidarit? lance une nouvelle campagne intitul?e ? Ne laissez pas la violence s'installer. R?agissez. ? Trois dessins l?gend?s publi?s dans la presse quotidienne et f?minine, en octobre-novembre, s'adressent l'un ? la femme battue, l'autre au t?moin (souvent un enfant) et le troisi?me au bourreau (?C'est un homme combl?, avec une maison, deux bambins, un chien et une ?pouse rou?e de coups?, dit le texte). Parall?lement, des d?pliants ? victimes ? (600 000 exemplaires) et ? auteurs ? des violences (200 000), ainsi qu'une brochure ? l'usage des professionnels (50 000) et trois affichettes reprenant les annonces presse (150 000) sont diffus?s aupr?s du mouvement associatif.
Le secret m?dical lev?. La premi?re action de sensibilisation de ce type a ?t? lanc?e en 1989, mais la loi du silence a la vie dure. Le l?gislateur ouvre des pistes pour qu'il en soit autrement. En cas de meurtre, la r?clusion ? perp?tuit? est ? la cl?. Au travail, en mati?re de harc?lements moral et sexuel, les sanctions maximales atteignent un an d'incarc?ration et 15 000 euros ; pour les mutilations sexuelles 20 ans et 150 000 euros, la victime disposant de vingt ans apr?s sa majorit? pour porter plainte. Le violeur, lui, risque trente ans de prison.
Ici et l?, cela bouge, lentement, notamment gr?ce ? la lev?e du secret m?dical avec l'accord de la victime. L'?valuation de l'incapacit? totale de travail (ITT) ? que la femme exerce ou non une activit? professionnelle ? par un g?n?raliste ou un praticien d'unit? m?dico-judiciaire permet aussi de d?bloquer des situations, influant sur la qualification juridique des faits et la peine encourue.
La campagne ? Ne laissez pas la violence s'installer. R?agissez ? est partie int?grante du 2e plan triennal 2008-2010 sur la violence envers les femmes* (? le Quotidien ? du 23 novembre 2007). Val?rie L?tard, qui pilote le dispositif, esp?re int?grer dans les deux ans ?la probl?matique des brutalit?s conjugales dans la formation initiale des ?tudiants en m?decine?, ? l'instar de ce qui a ?t? fait pour les mutilations sexuelles.
> PHILIPPE ROY
* www.travail-solidarite.gouv.fr.
Chiffres
166 femmes sont mortes sous les coups de leur conjoint (2007).
410000 ont ?t? victimes de violences physiques de la part d'un concubin ou ex-compagnon (2005 ou 2006).
130000 femmes ont ?t? viol?es (2005 et 2006) ; 2 % ont ?t? victimes de harc?lement sexuel, 260 000 de violences sexuelles hors mariage (2005 ou 2006) ; 17 % ont ?t? victimes de pressions psychologiques au travail, 8,5 % d'agressions verbales (2006)
1milliard d'euros, c'est le co?t annuel des violences au sein du couple (minist?re de l'Emploi)
65000adultes ou fillettes sont mutil?s ou menac?es de l'?tre (2006).
70000 filles de 10 ? 18 ans sont expos?es ? un mariage forc? (en ?le-de-France, dans le Nord, l'Oise, la Seine-Maritime, l'Eure, le Rh?ne et les Bouches-du-Rh?ne).
http://www.quotimed.com/journal/index.cfm?DARTIDX=416501&FUSEACTION=viewarticle&
Images to make react
The fight against the violences made to the women, who has mobilized the doctors for four years and has promoted great nationale2008 cause, made of the object a national campaign in the written press in direction of the victims, the witnesses and the torturers.
NEARLY 1,1 MILLION women from 18 to 60 years underwent violences in France, in 2005 or 2006 (report/ratio 2007 of the National observatory of the delinquency). The violence whose the women are victims is a multiform phenomenon, with physical aggressions, sexual, morals, psychological and verbal, which on come in the family, the street or to work (see framed). But only 9% of the victims seize justice. In this context, the day before the international Day of November 25 for the elimination of violence with the regard of the women, the secretariat of State with Solidarity launches a new campaign entitled ?do not leave violence to install. React. ? Three captioned drawings published in the daily press and female, in October-November, it address one with the beaten woman, the other with the witness (often a child) and the third with the torturer (?HE' is a filled man, with a house, two small children, a dog and a coiled wife of blows?, said the text). In parallel, of the folders ?victims? (600 000 specimens) and ?authors? of violences (200 000), thus that a booklet with the use of the professionals (50 000) and three small posters taking again the advertisements presses (150 000) are diffused near the associative movement.
The raised medical secret. The first publicity campaign of this type was launched in 1989, but the law of silence to the hard life. The legislator opens tracks for that he is differently. In the event of murder, the life imprisonment is with the key. With work, as regards harassings moral and sexual, the maximum sanctions reach one year of imprisonment and 15.000 euros; for the sexual mutilations 20 years and 150.000 euros, the victim having twenty years after its majority to carry felt sorry for. The rapist, him, risk thirty years of prison. Here and there, that moves, slowly, in particular thanks to the lifting of the medical secret with the agreement of the victim. The evaluation of the total work incapacity (ITT) - that the woman carries on or not an community activity - by a general practitioner or an expert of m?dico-legal unit also makes it possible to resolve situations, influencing the legal qualification of the facts and the incurred sorrow. The countryside ?do not leave violence to install. React? is integral part of the 2nd three-year plan 2008-2010 on violence towards the femmes* (?the Daily newspaper? of November 23, 2007). Valerie L?tard, who controls the device, hopes to integrate in the two years ?the problems of marital brutalities in the initial training of the medical students?, with the instar of what was made for the sexual mutilations. >
PHILIPPE ROY *
www.travail-solidarite.gouv.fr.
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La lutte contre les violences faites aux femmes, qui mobilise les m?decins depuis quatre ans et a ?t? promue grande cause nationale2008, fait l'objet d'une campagne nationale dans la presse ?crite en direction des victimes, des t?moins et des bourreaux.
PR?S DE 1,1 MILLION de femmes de 18 ? 60 ans ont subi des violences en France, en 2005 ou 2006 (rapport 2007 de l'Observatoire national de la d?linquance). La violence dont sont victimes les femmes est un ph?nom?ne multiforme, avec des agressions physiques, sexuelles, morales, psychologiques et verbales, qui sur- viennent dans la famille, dans la rue ou au travail (voir encadr?). Mais seulement 9 % des victimes saisissent la justice. Dans ce contexte, ? la veille de la Journ?e internationale du 25 novembre pour l'?limination de la violence ? l'?gard des femmes, le secr?tariat d'?tat ? la Solidarit? lance une nouvelle campagne intitul?e ? Ne laissez pas la violence s'installer. R?agissez. ? Trois dessins l?gend?s publi?s dans la presse quotidienne et f?minine, en octobre-novembre, s'adressent l'un ? la femme battue, l'autre au t?moin (souvent un enfant) et le troisi?me au bourreau (?C'est un homme combl?, avec une maison, deux bambins, un chien et une ?pouse rou?e de coups?, dit le texte). Parall?lement, des d?pliants ? victimes ? (600 000 exemplaires) et ? auteurs ? des violences (200 000), ainsi qu'une brochure ? l'usage des professionnels (50 000) et trois affichettes reprenant les annonces presse (150 000) sont diffus?s aupr?s du mouvement associatif.
Le secret m?dical lev?. La premi?re action de sensibilisation de ce type a ?t? lanc?e en 1989, mais la loi du silence a la vie dure. Le l?gislateur ouvre des pistes pour qu'il en soit autrement. En cas de meurtre, la r?clusion ? perp?tuit? est ? la cl?. Au travail, en mati?re de harc?lements moral et sexuel, les sanctions maximales atteignent un an d'incarc?ration et 15 000 euros ; pour les mutilations sexuelles 20 ans et 150 000 euros, la victime disposant de vingt ans apr?s sa majorit? pour porter plainte. Le violeur, lui, risque trente ans de prison.
Ici et l?, cela bouge, lentement, notamment gr?ce ? la lev?e du secret m?dical avec l'accord de la victime. L'?valuation de l'incapacit? totale de travail (ITT) ? que la femme exerce ou non une activit? professionnelle ? par un g?n?raliste ou un praticien d'unit? m?dico-judiciaire permet aussi de d?bloquer des situations, influant sur la qualification juridique des faits et la peine encourue.
La campagne ? Ne laissez pas la violence s'installer. R?agissez ? est partie int?grante du 2e plan triennal 2008-2010 sur la violence envers les femmes* (? le Quotidien ? du 23 novembre 2007). Val?rie L?tard, qui pilote le dispositif, esp?re int?grer dans les deux ans ?la probl?matique des brutalit?s conjugales dans la formation initiale des ?tudiants en m?decine?, ? l'instar de ce qui a ?t? fait pour les mutilations sexuelles.
> PHILIPPE ROY
* www.travail-solidarite.gouv.fr.
Chiffres
166 femmes sont mortes sous les coups de leur conjoint (2007).
410000 ont ?t? victimes de violences physiques de la part d'un concubin ou ex-compagnon (2005 ou 2006).
130000 femmes ont ?t? viol?es (2005 et 2006) ; 2 % ont ?t? victimes de harc?lement sexuel, 260 000 de violences sexuelles hors mariage (2005 ou 2006) ; 17 % ont ?t? victimes de pressions psychologiques au travail, 8,5 % d'agressions verbales (2006)
1milliard d'euros, c'est le co?t annuel des violences au sein du couple (minist?re de l'Emploi)
65000adultes ou fillettes sont mutil?s ou menac?es de l'?tre (2006).
70000 filles de 10 ? 18 ans sont expos?es ? un mariage forc? (en ?le-de-France, dans le Nord, l'Oise, la Seine-Maritime, l'Eure, le Rh?ne et les Bouches-du-Rh?ne).
http://www.quotimed.com/journal/index.cfm?DARTIDX=416501&FUSEACTION=viewarticle&
Images to make react
The fight against the violences made to the women, who has mobilized the doctors for four years and has promoted great nationale2008 cause, made of the object a national campaign in the written press in direction of the victims, the witnesses and the torturers.
NEARLY 1,1 MILLION women from 18 to 60 years underwent violences in France, in 2005 or 2006 (report/ratio 2007 of the National observatory of the delinquency). The violence whose the women are victims is a multiform phenomenon, with physical aggressions, sexual, morals, psychological and verbal, which on come in the family, the street or to work (see framed). But only 9% of the victims seize justice. In this context, the day before the international Day of November 25 for the elimination of violence with the regard of the women, the secretariat of State with Solidarity launches a new campaign entitled ?do not leave violence to install. React. ? Three captioned drawings published in the daily press and female, in October-November, it address one with the beaten woman, the other with the witness (often a child) and the third with the torturer (?HE' is a filled man, with a house, two small children, a dog and a coiled wife of blows?, said the text). In parallel, of the folders ?victims? (600 000 specimens) and ?authors? of violences (200 000), thus that a booklet with the use of the professionals (50 000) and three small posters taking again the advertisements presses (150 000) are diffused near the associative movement.
The raised medical secret. The first publicity campaign of this type was launched in 1989, but the law of silence to the hard life. The legislator opens tracks for that he is differently. In the event of murder, the life imprisonment is with the key. With work, as regards harassings moral and sexual, the maximum sanctions reach one year of imprisonment and 15.000 euros; for the sexual mutilations 20 years and 150.000 euros, the victim having twenty years after its majority to carry felt sorry for. The rapist, him, risk thirty years of prison. Here and there, that moves, slowly, in particular thanks to the lifting of the medical secret with the agreement of the victim. The evaluation of the total work incapacity (ITT) - that the woman carries on or not an community activity - by a general practitioner or an expert of m?dico-legal unit also makes it possible to resolve situations, influencing the legal qualification of the facts and the incurred sorrow. The countryside ?do not leave violence to install. React? is integral part of the 2nd three-year plan 2008-2010 on violence towards the femmes* (?the Daily newspaper? of November 23, 2007). Valerie L?tard, who controls the device, hopes to integrate in the two years ?the problems of marital brutalities in the initial training of the medical students?, with the instar of what was made for the sexual mutilations. >
PHILIPPE ROY *
www.travail-solidarite.gouv.fr.