Snowy Owl
Retired in 2010, In Memoriam
<table border="0" cellpadding="0" cellspacing="0"><tbody> <tr><td width="393"> Chikungunya, la R?union se pr?pare dans l'attente d'un m?dicament
</td></tr> <tr> <td colspan="2"> La semaine derni?re, le ministre de l?Outre-mer d?clarait que les risques d?une reprise massive de l??pid?mie de chikungunya durant l??t? austral ?taient r?els ? la R?union. Afin de pr?venir toute nouvelle ?pid?mie majeure (262 000 cas au 1er juin 2006, pour un peu plus de 700 000 habitants), le 1er ministre, Dominique de Villepin, vient de r?unir les ministres de la D?fense, de la Sant?, de l?Outre-mer et de la Recherche pour faire le point sur le chikungunya.
Il semblerait que la situation soit moins inqui?tante que l?an dernier, puisque l?on enregistre une baisse de 2/3 du nombre de nouveaux cas par rapport ? ceux qui ?taient d?nombr?s l?an dernier au mois d?ao?t. Avec le retour de la saison chaude, une augmentation du nombre de contaminations est toutefois ? attendre, aussi pour y r?pondre un plan de crise sera pr?sent? par le pr?fet de la R?union, prochainement. N?anmoins, on sait d?j? qu?un service permanent de lutte anti-vectorielle, permettant de lutter durablement contre le chikungunya et de pr?venir d?autres maladies vectorielles graves, va ?tre mis en place. De m?me, les moyens humains des h?pitaux de la R?union vont ?tre renforc?s, tandis qu?un centre de recherche et de veille sur les maladies ?mergentes de l?Oc?an indien va ?tre cr?? fin septembre.
La principale annonce est arriv?e ? l?issue de la r?union, avec le ministre de la Sant?, Xavier Bertrand, qui a d?clar? 'Nous sommes aujourd?hui confiants sur la mise ? disposition d?un m?dicament pour traiter le chikungunya et nous avons bon espoir que ce m?dicament puisse ?tre disponible en toute fin d?ann?e ou au tout d?but de l?ann?e 2007'. Toutefois, la prudence semble de mise, l?annonce n?ayant pas ?t? reprise dans le communiqu? officiel de Matignon. Alors, annonce un peu pr?matur?e de la part du ministre de la sant? ? !!
Aujourd?hui encore, la seule fa?on de lutter contre le virus du chikungunya semble ?tre de se d?barrasser du moustique vecteur, Aedes albopictus, avec des insecticides. Or sur ce point, malgr? les probl?mes sanitaires et environnementaux qui sont apparus suite ? l?utilisation massive de pesticides l?an pass?, aucune annonce n?a ?t? faite concernant l?adoption d?insecticides biologiques comme le 'Bti', par exemple, utilis? en ?pandage en Camargue et pl?biscit? par le WWF qui demande la g?n?ralisation de son application dans toute l??le, depuis d?but 2006.
Pour m?moire, le virus chikungunya (qui signifie 'marcher courb?', en raison des fortes douleurs articulaires qu?il provoque) est un virus transmis par le moustique Aedes albopictus. On le trouve principalement en Afrique de l?Est, en Asie du Sud-est et dans le sous-continent indien, ainsi que dans des zones tr?s localis?es comme le Sud-Est de la France.
Les sympt?mes apparaissent g?n?ralement 4 ? 7 jours apr?s la piq?re de moustique, avec une fi?vre ?lev?e brutale. S?y associent d?importantes douleurs articulaires et musculaires touchant les extr?mit?s des membres (poignets, chevilles, phalanges), des ?d?mes, des c?phal?es et, parfois, une ?ruption cutan?e ou des h?morragies b?nignes (surtout chez les enfants). Si l??volution est le plus souvent favorable, des formes chroniques existent, caract?ris?es par des arthralgies persistantes (douleurs dans les articulations), r?cidivantes et parfois invalidantes. A ce jour, il n?existe ni vaccin, ni traitement pr?ventif, contre l?infection du virus Chikungunya, aussi la prise en charge th?rapeutique repose essentiellement sur la prescription d?anti-inflammatoires pour soulager les douleurs.
</td></tr></tbody></table>
</td></tr> <tr> <td colspan="2"> La semaine derni?re, le ministre de l?Outre-mer d?clarait que les risques d?une reprise massive de l??pid?mie de chikungunya durant l??t? austral ?taient r?els ? la R?union. Afin de pr?venir toute nouvelle ?pid?mie majeure (262 000 cas au 1er juin 2006, pour un peu plus de 700 000 habitants), le 1er ministre, Dominique de Villepin, vient de r?unir les ministres de la D?fense, de la Sant?, de l?Outre-mer et de la Recherche pour faire le point sur le chikungunya.
Il semblerait que la situation soit moins inqui?tante que l?an dernier, puisque l?on enregistre une baisse de 2/3 du nombre de nouveaux cas par rapport ? ceux qui ?taient d?nombr?s l?an dernier au mois d?ao?t. Avec le retour de la saison chaude, une augmentation du nombre de contaminations est toutefois ? attendre, aussi pour y r?pondre un plan de crise sera pr?sent? par le pr?fet de la R?union, prochainement. N?anmoins, on sait d?j? qu?un service permanent de lutte anti-vectorielle, permettant de lutter durablement contre le chikungunya et de pr?venir d?autres maladies vectorielles graves, va ?tre mis en place. De m?me, les moyens humains des h?pitaux de la R?union vont ?tre renforc?s, tandis qu?un centre de recherche et de veille sur les maladies ?mergentes de l?Oc?an indien va ?tre cr?? fin septembre.
La principale annonce est arriv?e ? l?issue de la r?union, avec le ministre de la Sant?, Xavier Bertrand, qui a d?clar? 'Nous sommes aujourd?hui confiants sur la mise ? disposition d?un m?dicament pour traiter le chikungunya et nous avons bon espoir que ce m?dicament puisse ?tre disponible en toute fin d?ann?e ou au tout d?but de l?ann?e 2007'. Toutefois, la prudence semble de mise, l?annonce n?ayant pas ?t? reprise dans le communiqu? officiel de Matignon. Alors, annonce un peu pr?matur?e de la part du ministre de la sant? ? !!
Pour m?moire, le virus chikungunya (qui signifie 'marcher courb?', en raison des fortes douleurs articulaires qu?il provoque) est un virus transmis par le moustique Aedes albopictus. On le trouve principalement en Afrique de l?Est, en Asie du Sud-est et dans le sous-continent indien, ainsi que dans des zones tr?s localis?es comme le Sud-Est de la France.
Les sympt?mes apparaissent g?n?ralement 4 ? 7 jours apr?s la piq?re de moustique, avec une fi?vre ?lev?e brutale. S?y associent d?importantes douleurs articulaires et musculaires touchant les extr?mit?s des membres (poignets, chevilles, phalanges), des ?d?mes, des c?phal?es et, parfois, une ?ruption cutan?e ou des h?morragies b?nignes (surtout chez les enfants). Si l??volution est le plus souvent favorable, des formes chroniques existent, caract?ris?es par des arthralgies persistantes (douleurs dans les articulations), r?cidivantes et parfois invalidantes. A ce jour, il n?existe ni vaccin, ni traitement pr?ventif, contre l?infection du virus Chikungunya, aussi la prise en charge th?rapeutique repose essentiellement sur la prescription d?anti-inflammatoires pour soulager les douleurs.
Pascal Farcy
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