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Dr Cheikh Sadibou Fall, coordonnateur du Conaga : ‘Il y a des risques de transmission

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    Dr Cheikh Sadibou Fall, coordonnateur du Conaga : ‘Il y a des risques de transmission de la grippe aviaire chez les pêcheurs'

    http://www.walf.sn/societe/suite.php?rub=4&id_art=37207

    Mercredi 25 Avril 2007

    Le fait est assez rare pour être signalé : la présence massive de médecins à une rencontre destinée aux vétérinaires, agents de l'élevage, des parcs nationaux, écogardes et autres acteurs directement impliqués dans la gestion de l'environnement et des questions de santé animale.

    Cela a été le cas à l'occasion des séminaires de renforcement des capacités organisés à au niveau des parcs de Djoudj et celui de la Langue de barbarie, ayant regroupé des agents des eaux et forêts, des parcs nationaux, des vétérinaires, et des agents de santé et autres médecins et des populations directement en contact avec les zones d' eau comme celles Rosso, de Ross-Béthio, débi - tiguète, Diadième entre autres.

    La raison est toute simple, selon le cordonnateur nationnal du Conaga (Comité national de prévention et de lutte de la grippe aviaire) pour qui, ‘cela relève du cours normal des choses car si, de par le monde, il y a une forte mobilisation des acteurs c'est parce qu'on redoute une mutation génétique du virus de la grippe aviaire qui peut déboucher sur une pandémie. C'est ce risque-là qui fait qu'il y a une mobilisation mondiale. Et tous les pays sont en train de mettre en œuvre une stratégie pour barrer la route à ce phénomène-là, intervenir auprès de l'animal’, confie le Dr Fall. Lequel admet que ‘les médecins sont interpellés parce que dans la stratègie nationale, ils sont des acteurs très importants pour préparer à la risposte que nous ne souhaitons pas, mais il est normal qu'ils sont outillés pour pouvoir jouer un rôle-clé dans la croisade de lutte.’

    Le Dr Cheikh Sadibou Fall mentionne qu'au surplus, ‘aujourd'hui, le virus est devenu trés pathogène chez les oiseaux et a passé la barrière d'espèce. Le virus qui est toujours aviaire, est passé chez l'homme et y entraîne également des dégats parceque prés de 60 % des personnes contaminées meurent avec le virus’, précise-t-il avant d'avertir qu' ‘un pas important a été franchi en Indonèsie où des personnes qui portaient le virus ont pu le transmettre à l'intérieur d'une famille. Mais nous n'en sommes pas encore au niveau de cette mutation qui ferait que le virus serait transmissible à l'homme. Il faut donc être très très vigilant par rapport à ça et se préparer à barrer la route à cette éventualité’.

    Dans ce dessein, le coordonnateur national du Conaga a prodigué des conseils aux pêcheurs vivant à proximité de plans d'eau qui hébergent des oiseaux.

    Le Dr Cheikh Sadibou Fall les invite donc à redoubler de vigilance dans la mesure où ‘le sénégal est un pays qui est à risques parce qu'il héberge un certain nombre de plans d'eau où transitent des oiseaux migrateurs et on connaît de par l'épidémiologie de la maladie que les oiseaux d'eau peuvent être des porteurs sains ‘. A l'en croire, ‘les pêcheurs qui partagent certains sites où il y a des poissons avec certains oiseaux d'eau se rapprochent un peu d' une contamination éventuelle. Il y a qu'au niveau de certaines zones les pêcheurs capturent et élèvent des oiseaux et les consomment.’ C'est pourquoi, explique-t-il, parmi les personnes qui sont potentiellement à risques, les pêcheurs sont parmi les gens chez qui il faudrait développer un bon plan de communication pour les aider à prêter attention à cette éventualité-là.

    Revenant sur la série de séminaires organisés dans cette patrtie du pays, le Dr Cheikh Sadibou Fall renseigne qu'il s'agit d'un briefing de mise à niveau des techniciens qui ne sont pas forcément impliqués dans la mise en œuvre du plan national.

    Jusqu'à présent, la formation a surtout concerné les cadres régionaux, notamment les inspecteurs, les médecins chefs et autres. ‘Or, explique Dr. Fall, dans les mesures urgentes qu'on avait retenues pour démarrer le plan, il à fallait mettre à niveau les acteurs. Cela s'est fait en deux étapes, il y a eu une première partie qui concerne les techniciens, les vétérinaires, les agents conservateurs, les personnels de santé, les agents des eaux et forêts. Dans la seconde phase, nous nous sommes attelés à la formation des écogardes, les populations, les aviculteurs pour voir comment ils doivent être impliqués dans la mise en œuvre de ce plan’.

    A la suite du chef du Bureau régional d'immunisation et de surveillance épidèmiologique, qui se félicite de la tenue d'une telle rencontre, le conservateur du parc national de la Langue de barbarie certifie qu'aucun cas de grippe aviaire n'a été signalé jusqu'ici dans la zone. Le lieutenant Mamadou Sidibé précise que tout est au beau fixe ‘même si certaines mortalités suspectes observées au niveau du parc ont nécessité des prélèvements qui ont été acheminés au niveau des laboratoires mais au finish, après analyses, les résultats se sont révélés négatifs. Donc pour le moment, à notre niveau, rien à signaler’, garantit le lieutenant Mamadou Sidibé.

    Gabriel BARBIER
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