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La colère des Russes inquiète le pouvoir

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    La colère des Russes inquiète le pouvoir

    Mots clés : Manifestations, Russie, Vladimir Poutine, Dmitri Medvedev, Mikhail Gorbatchev

    Par Madeleine Leroyer
    Publié le 26/12/2011 à 06:49 Réactions (20)

    Au lendemain d'une manifestation monstre à Moscou, Poutine veut croire au soutien de la majorité silencieuse.

    L'homme qui cristallise la colère de la rue se tait. Dimanche, c'est le porte-parole de Vladimir Poutine, l'indéfectible Dmitri Peskov, qui a dû monter au filet, pressé par les médias. «Les gens qui sont descendus dans la rue sont une partie très importante de la société. Leur opinion a été entendue. Nous la respectons. Mais ils sont en minorité», a-t-il souligné. Insistant: «En tant qu'homme politique et candidat à la présidentielle, Poutine a toujours le soutien de la majo*rité.» En d'autres termes, circulez, il n'y a rien à voir.

    Nombreux sont pourtant les analystes qui diagnostiquent une crise de confiance fatale au système de gouvernance ultracentralisé créé par Vladimir Poutine. «Le pouvoir craint que la situation ne dégénère. Poutine a été désacralisé et son régime perd en légitimité», souligne Alexandre Konovalov, directeur de l'Institut des évaluations stratégiques. Selon l'économiste Evgueni Gontmakher, critique affiché de Vladimir Poutine, «ce n'est même plus une question de manifestants. Au-delà de la rue, l'opinion publique s'est renversée».

    À l'issue de son traditionnel marathon télévisé, Vladimir Poutine avait confié à la presse qu'il abandonnerait le pouvoir dès qu'il ne sentirait plus le soutien de la majorité de ses concitoyens. Selon Mikhaïl Gorbatchev, le moment est précisément venu pour une sortie digne. «Ça n'a rien de si terrible», a-t-il soufflé dans un sourire. Même le tout nouveau chef de l'administration présidentielle, Vladislav Sourkov, présenté par l'opposition comme le principal «propagandiste» du régime, reconnaît la profondeur des changements en cours. «Les structures tectoniques sociales ont bougé. Qui voudra appuyer la corruption, l'injustice et un système sourd dont l'idiotie progresse? Personne! Même ceux qui en font partie», a-t-il déclaré vendredi dans une interview au quotidien Izvestia.

    «Sourkov gesticule. Il essaie de temporiser», dénonce le député de Russie juste Ilya Ponomarev, membre du comité d'organisation du meeting de samedi. Selon lui, le pouvoir n'a plus qu'une issue honorable: «Annuler les résultats des élections dans les régions où les fraudes ont été les plus massives, c'est-à-dire à Moscou, Saint-Pétersbourg, Astrakhan, Volgograd et dans les républiques du Caucase. Russie unie perdra alors la majorité des sièges à la Douma et les partis d'opposition -les communistes, Russie juste et le LDPR- créeront une coalition qui fera voter la tenue de nouvelles élections législatives.»

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    http://www.lefigaro.fr/international...le-pouvoir.php
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