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Mise en garde de l’OIT contre le risque grandissant d’agitation sociale en Europe

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    Mise en garde de l’OIT contre le risque grandissant d’agitation sociale en Europe

    Published 04 June 2013

    Le potentiel de troubles sociaux dans les États membres de l’Union européenne est plus élevé que partout ailleurs dans le monde. Les écarts déjà béants entre les riches et les pauvres, un élément déclencheur principal, se creuseront probablement à l’échelle mondiale, a déclaré l’Organisation internationale du travail (OIT) lundi (3 juin).
    Dans son rapport annuel sur le travail dans le monde, l'OIT note que les troubles sociaux (les grèves, les arrêts de travail et les manifestations) se sont multipliés dans le plupart des pays depuis le début de la crise financière et économique en 2008.

    Mais, selon l'organisation, le risque « est le plus élevé parmi les 27 États membres de l'UE avec un taux qui est passé de 34 % en 2006-2007 à 46 % en 2011-2012 ». Ce risque n'est pas uniformément réparti dans l'Union européenne puisqu'il n'a pas augmenté dans au moins sept États membres.

    En revanche, ce risque a décru en Allemagne, en Belgique, en Finlande, en Slovaquie et en Suède depuis 2010.

    L'OIT, une institution des Nations unies, estime qu’en règle générale le risque de troubles sociaux dans l'UE est « probablement dû aux réponses politiques à l'actuelle crise de la dette souveraine, à leur impact sur la vie des gens et à leurs perceptions du bien-être ».

    « Cette perspective économique morose a créé un environnement social fragile, de moins en moins de gens se voyant offrir l'occasion d'obtenir un bon emploi et d'améliorer leur niveau de vie. »

    Le risque s'est également accru en Russie et dans les anciens pays du bloc communiste, ainsi qu'en Asie du Sud et dans les économies développées hors UE.

    Il a en revanche reculé en Amérique latine et dans les Caraïbes, où les gouvernements ont mené des politiques de soutien à l'emploi, dans les pays subsahariens, en Asie orientale et du Sud-Est ainsi que dans la zone Pacifique.

    Santé : un écart grandissant

    Selon l'OIT, ses conclusions reposent sur les liens entre la croissance économique et les niveaux de revenus et l'inflation, le chômage, la dette comme part de la production économique ou du PIB et les inégalités de revenus. Tous ces facteurs influencent les niveaux de tension sociale.

    Depuis 2010, les politiques d'austérité des gouvernements ont été accompagnées par une hausse de l'inégalité des salaires. Les revenus de la classe moyenne ont diminué et ceux des travailleurs à hauts salaires ont recommencé à augmenter, selon l’OIT.

    Dans les pays plus riches, les marges de bénéfice des plus grandes entreprises augmentent, comme le montre l’expansion du marché boursier. Elles atteignent à présent des niveaux semblables à ceux juste avant la crise, indique l'OIT.

    « Au lieu de placer ces bénéfices dans le travail grâce à un investissement productif dans l'économie réelle, la hausse des revenus est plus souvent dirigée vers des encaisses plus élevées », affirme l'organisation.

    /.../

    http://www.euractiv.com/node/528286?...d601-245626706
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