Announcement

Collapse
No announcement yet.

​ Taïwan a besoin de l’OMS et réciproquement (Une opinion du Dr Chen Shih-chung, ministre de la Santé et de la Protection sociale)

Collapse
X
  • Filter
  • Time
  • Show
Clear All
new posts

  • ​ Taïwan a besoin de l’OMS et réciproquement (Une opinion du Dr Chen Shih-chung, ministre de la Santé et de la Protection sociale)


    Taïwan a besoin de l’OMS et réciproquement (OPINION)

    CONTRIBUTION EXTERNE Publié le vendredi 26 mai 2017 à 11h10 - Mis à jour le vendredi 26 mai 2017 à 11h10

    Une opinion du Dr Chen Shih-chung, ministre de la Santé et de la Protection sociale de République de Chine (Taiwan).

    Il est regrettable que des obstacles politiques empêchent souvent Taiwan de participer à des réunions techniques de l’OMS qui devrait pourtant rechercher le degré le plus élevé de santé pour tous, sans différence.

    Les maladies ne connaissent pas les frontières. C’est seulement en travaillant ensemble, sans laisser personne de côté, que nous pouvons répondre de manière appropriée aux défis posés par les nouvelles maladies infectieuses qui sont rendues plus complexes par les effets de la mondialisation sur notre environnement sanitaire. Alors que les virus de la grippe mutent en permanence chez les humains, de même que chez un certain nombre d’espèces animales, le spectre d’une pandémie potentielle de grippe nous hante tout le temps.

    Des apparitions de grippe aviaire ou de grippe d’un type nouveau ont menacé la sécurité sanitaire globale à plusieurs reprises ces dernières années. En conséquence, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) demande en permanence aux différents pays de s’impliquer davantage dans le développement et la mise en place de diverses actions pharmacologiques ou non contre le risque d’une pandémie de grippe.

    Nous avons payé le prix lourd

    En 2003, Taïwan a été dévasté par l’arrivée du SRAS. Une grande partie de notre personnel soignant a été infectée lors de la prise en charge des patients et, malheureusement, certains en sont morts. Plusieurs hôpitaux ont été fermés, plus de 151 000 personnes ont été mises en quarantaine à leur domicile, un avertissement aux voyageurs a été émis tandis que les écoles restaient fermées. Nous avons payé le prix lourd pour savoir que les maladies ne respectent effectivement pas les frontières nationales et pour reconnaître l’importance de la collaboration internationale face à la menace des maladies infectieuses.

    A l’époque, du fait que Taïwan n’était pas membre de l’OMS, nous n’avions pas reçu à temps les informations sur le virus ou sur le contrôle de maladies associées. Nous étions dépendants de l’expertise généreusement partagée par les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) des Etats-Unis sur la manière de faire face à cette nouvelle épidémie. C’est seulement après le début de cette épidémie de SRAS à l’Hôpital Heping que l’OMS s’est décidée à dépêcher des experts à Taïwan. C’était la première fois que cet organisme nous en fournissait en 31 ans. Le SRAS avait rappelé à l’OMS et à la communauté internationale qu’on ne pouvait pas se permettre de laisser Taïwan de côté.

    Liaison directe depuis 2009

    Depuis 2005, nous avons été invités à assister à certaines réunions techniques de l’OMS sur la grippe, réunions au cours desquelles nous avons été en mesure d’échanger nos expériences avec des spécialistes du monde entier. C’est ainsi qu’en 2009, Taïwan a été inclus dans le cadre du Règlement sanitaire international de l’OMS (2005) et s’est trouvé ainsi en liaison directe avec le siège de l’OMS : nous pouvions rapporter à l’OMS, sans passer par un intermédiaire, tout événement important concernant la santé publique à Taïwan. Et c’est grâce à ces canaux de communication directe que Taïwan a pu mettre en place effectivement différentes mesures de contrôle lors de l’épidémie du virus H1N1 en 2009.

    Au début de cette année, nous avons identifié un cas humain de virus H7N9 en provenance de Chine. Ses données génétiques ont montré qu’il était hautement pathogène pour les volailles et avait muté en développant une résistance aux antiviraux communément utilisés. A part la communication à l’OMS de cette information, nous avons communiqué à notre initiative la souche du virus aux organismes concernés de l’OMS aux Etats-Unis et au Japon dans le délai d’un mois.

    Le séquençage sert de référence au Système global de veille et d’action contre la grippe de l’OMS pour choisir les souches des vaccins saisonniers contre cette maladie. En tant que membre responsable de la communauté internationale, Taïwan était heureux de pouvoir partager son expérience et proposer d’autres informations qui pouvaient servir de référence pour les directives de l’organisation concernant les stocks d’antiviraux.

    Mis à part l’apparition continue de cas de grippe aviaire H5N2 à Taïwan, le virus H5N6 hautement pathogène, qui entraîne un taux de mortalité de 70 % et a infecté 17 personnes en Chine continentale, a été découvert au début de cette année dans des élevages avicoles à Taïwan. Bien qu’aucun cas humain de virus H5N6 n’ait été découvert à Taïwan, à cause de notre proximité avec la Chine et compte tenu du passage d’oiseaux migrateurs, nous allons continuer à être très attentifs à l’activité des virus grippaux en nous efforçant d’éviter toute transmission de l’animal à l’homme.
    ...
    .

    http://www.lalibre.be/debats/opinion...702b5fbec7bf0c
    "Safety and security don't just happen, they are the result of collective consensus and public investment. We owe our children, the most vulnerable citizens in our society, a life free of violence and fear."
    -Nelson Mandela
Working...
X