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Qatar - Conditions de vie des travailleurs étrangers - Mondial 2022 au Qatar : une « erreur », pour Blatter

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  • Qatar - Conditions de vie des travailleurs étrangers - Mondial 2022 au Qatar : une « erreur », pour Blatter

    Mondial 2022 au Qatar : une « erreur », pour Blatter
    Le Monde.fr avec AFP | 16.05.2014 à 09h05 • Mis à jour le 16.05.2014 à 10h40

    Le président de la FIFA, Sepp Blatter, a reconnu que confier l'organisation du Mondial 2022 au Qatar avait été une « erreur ». « Vous savez, tout le monde [en] commet dans la vie », a-t-il confié à un journaliste de la radio-télévision suisse RTS qui l'interrogeait sur cette Coupe du monde controversée.
    Lire : La FIFA reconnaît « une part de responsabilité » dans le sort des ouvriers au Qatar

    « Le rapport technique du Qatar indiquait bien qu'il faisait trop chaud en été, mais le comité exécutif [de la FIFA] avec une majorité assez large a décidé qu'on [allait] jouer au Qatar », a rappelé Sepp Blatter. Dans ces conditions, « il est plus que probable » que le Mondial 2022 se jouera en hiver.

    « La meilleure date serait la fin de l'année. Il faut quand même rester un peu réaliste. Pour moi, si on change – et on va changer, parce qu'on ne peut pas jouer en été, bien que le Qatar insiste –, on doit jouer en hiver à la fin de l'année », avait affirmé le président de la FIFA le 21 avril.

    Lire : Le Qatar peut-il perdre la Coupe du monde ?

    DES PRESSIONS DE LA FRANCE ET DE L'ALLEMAGNE

    Sur la question de savoir si l'émirat avait acheté le Mondial, le président de la FIFA récuse ces allégations, mais pointe des influences venues du monde politique : « Je ne dirai jamais qu'ils [les Qataris] ont acheté [le Mondial], mais il y avait une pression politique, venant aussi bien de France que d'Allemagne. » « On sait très bien que des grandes maisons françaises et des grandes maisons allemandes travaillent au Qatar. Mais ils ne travaillent pas seulement pour la Coupe du monde ! », a souligné M. Blatter.

    /.../

    http://www.lemonde.fr/sport/article/...9740_3242.html

  • #2
    Re: Mondial 2022 au Qatar : une « erreur », pour Blatter - en lien avec les conditions de vie des ouvriers

    Le Qatar promet d'améliorer la condition de ses travailleurs étrangers

    LE MONDE | 15.05.2014 à 14h24 |
    Benjamin Barthe

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    Au moins 44 ouvriers népalais employés sur des chantiers de construction des sites de la Coupe du monde 2022 au Qatar sont morts entre le 4 juin et le 8 août. Au moins 44 ouvriers népalais employés sur des chantiers de construction des sites de la Coupe du monde 2022 au Qatar sont morts entre le 4 juin et le 8 août. | AFP/KARIM JAAFAR

    Deux pas en avant, un pas en arrière. Soumis à d'intenses pressions pour améliorer le sort des centaines de milliers d'ouvriers asiatiques amenés à construire les stades de la Coupe du monde de football de 2022, dont il a obtenu l'organisation, le Qatar a dévoilé mercredi 14 mai une vaste réforme de son code du travail.
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    Mais en choisissant d'amender plutôt que d'abolir le système de parrainage (kafala), qui enchaîne l'ouvrier à son employeur et confine au travail forcé, l'émirat semble se rabattre sur des demi-mesures, à l'impact limité. Pour Amnesty International, qui déplore une « occasion manquée », le plan des autorités qataries « n'est pas à la hauteur des changements fondamentaux qui sont nécessaires pour corriger les abus systématiques dont souffrent les travailleurs étrangers ».

    Soucieux de redresser son image, entaché par les accusations d'« esclavagisme » lancées à son encontre par la Confédération syndicale internationale et reprises dans une enquête retentissante du Guardian, l'émirat avait commandé un rapport à l'automne 2013 au cabinet d'avocats international DLA Piper. Riche de 135 pages et 60 recommandations, l'étude a été récemment remise à Doha et, selon Nicholas McGeehan de Human Rights Watch (HRW) qui a pu la consulter, elle « confirme les sérieux problèmes auxquels l'émirat est confronté ».

    1,3 MILLION DE TRAVAILLEURS ÉTRANGERS SUR UNE POPULATION DE 2 MILLIONS

    Dans ce contexte, la conférence de presse de mercredi, organisée dans l'un des palaces de la capitale qatarie, était très attendue. En introduction, les hauts fonctionnaires présents devant les journalistes ont promis « une abolition de la kafala et son remplacement par un système de contrat de travail ». « Nous voulons accorder davantage de protection à la communauté expatriée de ce pays », a déclaré Salih Saïd Al-Sahwi, un responsable du ministère du travail.

    Mais les détails fournis par la suite suggèrent que le terme d'« abolition » est prématuré. Actuellement, pour changer d'emploi, les travailleurs étrangers au Qatar, dont le nombre atteint 1,3 million sur une population totale de 2 millions, ont besoin d'un certificat de « non-objection », délivré par leur parrain (kafil) qui est le plus souvent leur patron. Ce système, en vigueur dans toutes les monarchies du Golfe arabo-persique, permet aux autochtones de monnayer grassement leur parrainage. Il offre aux élites locales, inquiètes d'être en minorité dans leur propre pays, la capacité de contrôler les mouvements de la population expatriée

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    http://www.lemonde.fr/proche-orient/...8990_3218.html

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    • #3
      Re: Mondial 2022 au Qatar : une « erreur », pour Blatter - en lien avec les conditions de vie des ouvriers

      Publié le 14 mai 2014 à 14h05 | Mis à jour le 14 mai 2014 à 14h05

      Qatar: vers l'abolition du parrainage des travailleurs étrangers

      VICTORIA BAUX
      Agence France-Presse
      DOHA

      Le Qatar, sous le feu de critiques internationales et qui prépare le Mondial de 2022, a promis mercredi l'abolition du système de parrainage qui met les travailleurs étrangers à la merci de leurs employeurs qataris.

      Le président de la FIFA, Joseph Blatter, s'est aussitôt félicité des réformes annoncées, qu'il a qualifiées dans un communiqué d'«étape importante dans la bonne direction pour un changement durable dans les normes de protection des travailleurs au Qatar».

      «Les principaux amendements de la législation portent sur l'abolition de la kafala (système de parrainage, NDLR) et son remplacement par un système de contrat de travail», a annoncé le colonel Abdallah Al-Mohannadi, directeur du département des droits de l'homme au ministère de l'Intérieur, lors d'une conférence de presse.

      La nouvelle loi doit cependant être soumise au Conseil de la Choura, une instance consultative, et à la Chambre de Commerce et d'Industrie avant son adoption.

      Le parrainage est un système juteux pour les autochtones des monarchies pétrolières du Golfe, qui leur permet d'engranger des revenus en monnayant leur «parrainage» de tout expatrié. Bahreïn est le seul pays de la région à l'avoir aboli, alors que les Émirats arabes unis et le Koweït ont assoupli certaines dispositions comme l'imposition d'un visa de sortie.

      Plusieurs responsables ont participé à la conférence de presse, annonçant une série de mesures assouplissant les restrictions sur le séjour des travailleurs étrangers, dont les domestiques, et permettant d'améliorer leurs conditions de travail.

      Plus de visas de sortie

      Ainsi, les travailleurs étrangers pourront désormais obtenir leur visa de sortie au ministère de l'Intérieur, et ne seront plus à la merci de leur employeur qui jusque-là pouvait leur interdire de quitter le territoire.

      Les organisations de défense des droits de l'homme ont réclamé avec insistance l'annulation des visas de sortie. L'une des victimes de cette disposition a été le joueur de soccer franco-algérien Zahir Belounis, qui avait été bloqué pendant 17 mois au Qatar en raison d'un différend avec son employeur. Il n'avait pu quitter le pays qu'en novembre 2013 après avoir obtenu son visa de sortie.

      La nouvelle loi prévoit également de multiplier par cinq l'amende imposée à l'employeur en cas de confiscation du passeport de son employé, une pratique courante dans les pays du Golfe.

      Elle permet aussi au travailleur étranger de changer, sous conditions, d'employeur au Qatar.

      Un responsable du ministère du Travail et des Affaires sociales, Ali Al-Khulaifi, a en outre annoncé que le Qatar avait adopté «des normes unifiées pour les conditions de logement des travailleurs».

      Accusé depuis septembre 2013 de tolérer sur ses chantiers des conditions de travail proches de l'esclavage, l'émirat avait publié en février une charte destinée à améliorer le sort des centaines de milliers de travailleurs asiatiques appelés à bâtir les infrastructures du Mondial 2022.

      /.../

      http://www.lapresse.ca/international...-etrangers.php

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