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Au Liban, les obsèques du général Al-Hassan deviennent une manifestation anti-gouvernementale

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    Au Liban, les obsèques du général Al-Hassan deviennent une manifestation anti-gouvernementale

    Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 21.10.2012 à 09h27 • Mis à jour le 21.10.2012 à 22h31


    Des manifestants ont marché, dimanche 21 octobre, sur le siège du gouvernement du Liban, forçant un premier barrage de sécurité établi par les forces de l'odre qui ont répliqué en faisant usage de gaz lacrymogènes. Les centaines de manifestants, qui se sont extraits du rassemblement organisé pour les funérailles du général Wissam Al-Hassan, ont réclamé la démission du premier ministre Nadjib Mikati.

    Saad Hariri, le chef de l'opposition libanaise, a lancé un appel au calme et a demandé à ses partisans de rentrer chez eux. "Nous voulons la paix, le gouvernement doit tomber mais nous voulons que cela se produise de manière pacifique. Je demande à tous ceux qui sont dans les rues de se retirer", a-t-il dit à la télévision. Samedi, Najib Mikati a choisi de rester à son poste dans "l'intérêt national" et pour éviter "le vide politique"qui pourrait plonger le pays fragilisé dans le chaos. "Aucune discussion avant le départ du gouvernement, aucun dialogue par dessus le sang de nos martyrs", a déclaré l'ancien premier ministre Fouad Siniora aux milliers de personnes qui se sont rassemblées pour les funérailles du général Wissam Al-Hassan dans le centre de Beyrouth.
    Lire aussi Liban : un haut responsable des renseignements tué dans l'attentat


    Sur la place des Martyrs, au centre de Beyrouth, sont placardées des affiches géantes du général Wissam Al-Hassan, avec ces mots : "Le martyr de la justice et de la vérité". "Une seule révolution dans deux Etats" proclamait une banderole faisant allusion à la Syrie et au Liban, "Va t'en Najib" Mikati, ou "Bachar, hors du Serail", siège du chef du gouvernement. Dans ce cabinet, le parti chiite Hezbollah, puissant allié de Damas et de Téhéran, occupe une place prépondérante.

    "EMPÊCHER LES SYRIENS DE REVENIR AU LIBAN"

    Sur cette place emblématique de la capitale flottaient des drapeaux libanais et ceux de la révolution syrienne, des étendards bleus du Courant du Futur du chef de l'opposition Saad Hariri, ou rouges du Parti socialiste progressiste du chef druze Walid Joumblatt, un virulent contempteur du président syrien. La majorité des manifestants sont des sunnites, communauté à laquelle appartenait le défunt, des chrétiens et des druzes.


    "Nous voulons poursuivre ce que nous avons entamé en 2005. A cette époque, les Syriens sont sortis du Liban. Aujourd'hui nous voulons les empêcher de revenir et faire sortir l'Iran", incarné par le mouvement chiite Hezbollah, a affirmé Ahmad Fatfat, député du bloc de l'ancien premier ministre Saad Hariri. Il a accusé le gouvernement actuel et notamment le Hezbollah de vouloir "le retour au Liban de Bachar Al-Assad". Les opposants veulent réitérer la manifestation géante contre Damas, qui avait suivi l'assasinat de l'ex-premier ministre Rafic Hariri, père de Saad, et abouti au départ des troupes syriennes du Liban en 2005.

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    http://www.lemonde.fr/proche-orient/...8661_3218.html
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