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Burkina Faso - Violentes manifestations contre un projet de révision constitutionnelle - Le gouvernement cède mais la situation dégénère - Compaoré démissionne - Deux militaires se proclament chef de l'Etat

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  • Burkina Faso - Violentes manifestations contre un projet de révision constitutionnelle - Le gouvernement cède mais la situation dégénère - Compaoré démissionne - Deux militaires se proclament chef de l'Etat

    Burkina: grève générale peu suivie à Ouagadougou après une violente manifestation

    Publié le 29-10-2014 à 07h17
    Mis à jour à 11h57

    Ouagadougou (AFP) - L'appel à la grève générale était peu suivi mercredi matin à Ouagadougou, au lendemain d'une manifestation historique assortie de violences contre un projet de révision constitutionnelle permettant le maintien du pouvoir du président Blaise Compaoré, a constaté un journaliste de l’AFP.

    A 9h30 (locales et GMT), seules quelques centaines de personnes, dont beaucoup tenaient des drapeaux rouges, s'étaient regroupées dans le centre-ville pour répondre répondu à l'appel des syndicats et de la société civile, regroupés au sein de la Coalition nationale contre la vie chère.

    Le mouvement de grève générale doit être ponctué de sit-in et de meetings. Mais à la différence de mardi, où toutes les devantures étaient closes alors que des centaines de milliers de personnes - un million selon l'opposition - défilaient dans les rues, banques et magasins ont rouvert.

    Les marchés se remplissent, à l’instar de celui, central, de Roodo Wooko. Le trafic a repris et les piétons ont refait surface, même si chaussées et trottoirs sont moins bondés qu'à l'ordinaire.

    La crainte reste vive que les violences reprennent. Mardi après-midi, plusieurs centaines de manifestants, dont certains tenaient des barres de fer, se sont opposés durant plus de trois heures aux forces de l'ordre. Aux jets de cailloux des premiers ont répondu les gaz lacrymogènes des seconds, avant que la police et la gendarmerie ne fassent évacuer les lieux. De premières échauffourées s'étaient déjà produites dans la nuit de lundi à mardi.

    /.../

    http://tempsreel.nouvelobs.com/topne...tionnelle.html

  • #2
    Re: Burkina Faso - Grève générale peu suivie à Ouagadougou après une violente manifestation

    Le gouvernement burkinabé cède mais la situation dégénère

    Publié le 30-10-2014 à 10h54
    Mis à jour à 13h34


    par Matthieu Bonkoungou et Joe Penney

    OUAGADOUGOU (Reuters) - Sous la pression de milliers de manifestants hostiles à Blaise Compaoré, le gouvernement burkinabé a retiré jeudi son projet de révision constitutionnelle qui aurait permis au président, au pouvoir depuis 1987, de briguer un nouveau mandat.

    Mais tandis que des coups de feu ont été entendus à proximité du palais présidentiel, on ignore si ce geste suffira à apaiser la colère des manifestants. D'autant que les forces de sécurité ont tiré à balles réelles sur des manifestants qui tentaient de prendre d'assaut le domicile du frère du président, a rapporté un témoin.

    "Je vois trois corps qui gisent au sol. Ils ne bougent pas. Ils doivent être morts", a-t-il ajouté.

    Un peu plus tôt dans la matinée, le mouvement de désobéissance civile lancée mardi contre le maintien au pouvoir de Blaise Compaoré a basculé dans la violence quand des milliers de manifestants ont pris d'assaut l'Assemblée nationale et mis à sac le siège de la télévision nationale, la contraignant à suspendre ses émissions.

    "Il semble que nous sommes passés dans une situation où Compaoré devra quitter le pouvoir avant la fin de son mandat, l'année prochaine", a commenté le chercheur Gilles Yabi, ancien directeur pour l'Afrique de l'Ouest de l'International Crisis Group (ICG) aujourd'hui analyste indépendant.

    "Cela va dépendre de la réaction des forces de sécurité, mais je vois mal comment Blaise pourra aller au terme de son mandat si la violence dégénère aujourd'hui", a-t-il ajouté.

    Les députés devaient se pencher sur une révision de la constitution ouvrant la porte à un nouveau mandat pour Compaoré. La plupart d'entre eux n'avaient pas encore gagné l'Assemblée lorsque les manifestants sont arrivés.

    Des nuages de fumée noire se sont élevés au-dessus du bâtiment du parlement où des manifestants ont allumé un incendie après avoir détruit des ordinateurs et des écrans de télévision.

    La police, qui avait établi un cordon de sécurité autour du bâtiment et a tiré en l'air pour tenter de les disperser, a finalement plié sous la pression et a dû se retirer.

    Le siège de la télévision publique a également été mis à sac, et la chaîne a cessé d'émettre. Comme devant le Parlement, les forces de l'ordre ont tenté en vain de repousser la foule avant de se replier.

    Des manifestants se sont dirigés vers les bureaux du Premier ministre. Un hélicoptère des forces gouvernementales a survolé les manifestants, les aspergeant de gaz lacrymogènes.

    /.../

    "DÉSORMAIS, TOUT EST POSSIBLE", DIT UN DIPLOMATE

    /.../

    http://tempsreel.nouvelobs.com/monde...kina-faso.html

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    • #3
      Re: Burkina Faso - Violentes manifestations contre un projet de révision constitutionnelle permettant le maintien du pouvoir du président - Le gouvernement burkinabé cède mais la situation dégénère

      Extrait:

      « LE PRÉSIDENT DOIT TIRER LES CONSÉQUENCES »

      Blaise Compaoré dirige ce pays pauvre du Sahel depuis 1987 et l'assassinat du capitaine Thomas Sankara, avec qui il avait pris le pouvoir quelques années auparavant. Il a déjà fait modifier par deux fois la Constitution pour se maintenir au pouvoir. Depuis des mois, son gouvernement laissait croire qu'une nouvelle révision ferait l'objet d'un référendum. « Le président doit tirer les conséquences » des manifestations, a lancé Bénéwendé Sankara, l'un des leaders de l'opposition, qui, avec d'autres, avait appelé la population à « marcher sur le Parlement ».

      Depuis l'annonce d'un passage par la voie parlementaire, il y a une semaine, la mobilisation populaire ne faiblit pas. Mardi, des centaines de milliers de personnes – un million, selon l'opposition – étaient descendues dans la rue à Ouagadougou pour dénoncer un « coup d'Etat constitutionnel ».

      http://www.lemonde.fr/afrique/articl...4942_3212.html

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      • #4
        Re: Burkina Faso - Violentes manifestations contre un projet de révision constitutionnelle permettant le maintien du pouvoir du président - Le gouvernement burkinabé cède mais la situation dégénère

        Burkina : Compaoré quitte le pouvoir, la présidence encore vacante
        Le Monde.fr avec AFP | 31.10.2014 à 12h24 • Mis à jour le 31.10.2014 à 21h37


        Qui assurera la transition après la démission du président burkinabé, Blaise Compaoré ? Au lendemain d'une journée de contestation qui avait conduit à la dissolution du gouvernement et à la mise en place d'un couvre-feu, Blaise Compaoré a annoncé, vendredi 31 octobre, dans un communiqué, qu'il quittait la présidence après 27 ans de règne.

        Dans la foulée, le général Honoré Traoré, chef d'état-major des armées, a annoncé qu'il assumait pendant la transition les fonctions de chef de l'Etat. Mais vendredi soir, un groupe d'officiers, mené par le lieutenant-colonel Isaac Yacouba Zida, a assuré avoir « pris les choses en main ». Le groupe, qui a pris ses distances avec l'état-major, a annoncé la mise en place prochaine « d'un nouvel organe de transition » pour un retour le plus rapide possible à l'ordre constitutionnel.

        >> Lire aussi : Burkina Faso, la crise politique en six questions

        Si la démission du chef de l'Etat a satisfait la foule des manifestants, l'épilogue de cette crise de régime accélérée semble encore bien loin. Le texte du communiqué signé par Blaise Compaoré annonçait la tenue d'élections dans un délai de quatre-vingt-dix jours.

        /.../

        http://www.lemonde.fr/afrique/articl...6035_3212.html

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        • #5
          Re: Burkina Faso - Violentes manifestations contre un projet de révision constitutionnelle permettant le maintien du pouvoir du président - Le gouvernement burkinabé cède mais la situation dégénère - Compaoré quitte le pouvoir

          Burkina Faso : deux militaires se proclament chef de l'Etat

          Par Tanguy Berthemet Mis à jour le 01/11/2014 à 09:05 Publié le 31/10/2014 à 23:13


          EN IMAGES - Le président Blaise Compaoré a été contraint de fuir, après deux jours d'émeutes à Ouagadougou. L'homme serait «en lieu sûr». La confusion règne au sommet de l'Etat dans l'organisation de la transition.

          De la confusion à la confusion. Deux militaires se sont proclamés chef de l'Etat du Burkina Faso, après la démission de Blaise Compaoré. Vendredi, celui qui est président depuis vingt-sept ans a annoncé dans un communiqué la «vacance du pouvoir (…) en vue de permettre la mise en place d'une transition». Dans la foulée, le désormais ex-chef de l'État prenait la route avec un cortège de fidèles, direction Pô, à la frontière avec le Ghana, pour un départ sans gloire. Selon un proche, il devait se rendre ensuite en Côte d'Ivoire, où son épouse est arrivée dès jeudi.

          La vacance n'a guère duré. Peu après, le chef d'état-major des armées, le général Honoré Traoré, déclarait «assumer les responsabilités de chef de l'État du Burkina Faso», ajoutant cette bizarrerie: «conformément aux dispositions constitutionnelles». La Constitution prévoit en effet que le président de l'Assemblée nationale prenne le relais en cas de départ du président.
          Une foule chauffée à blanc

          L'annonce a provoqué la colère dans les rues de Ougadougou. Des manifestants ont protesté contre ce putsch, appelant une fois encore à l'arrivée de Kouamé Lougué, un général en retraite très populaire. À leurs yeux, le général Traoré souffre d'être un très proche de Blaise Compaoré, même s'il ne faisait pas partie du premier cercle. Selon Jeune Afrique, Zéphirin Diabré, le leader de l'opposition, s'était dit «satisfait» de la première issue et attendait de prendre contact avec les militaires pour «organiser la transition». Mais les leaders politiques, au cours de ces deux journées troublées, semblaient tous avoir été largement débordés par leur base. Des pillages sont toujours signalés dans plusieurs quartiers de la capitale, Ouagadougou.

          /.../

          http://www.lefigaro.fr/international...le-pouvoir.php

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          • #6
            Re: Burkina Faso - Violentes manifestations contre un projet de révision constitutionnelle - Le gouvernement cède mais la situation dégénère - Compaoré démissionne - Deux militaires se proclament chef de l'Etat

            Le jour où le colonel Zida a pris le pouvoir à Ouagadougou

            Le Monde.fr | 01.11.2014 à 06h47 • Mis à jour le 01.11.2014 à 09h50 |
            Par Maureen Grisot (Abidjan, correspondance)


            Des habitants de Ouagadougou rassemblés dans le centre de la ville viennent d’apprendre la démission de Blaise Compaoré.

            Les Burkinabés n'auront pas pu profiter longtemps de la liesse après l'annonce du départ de Blaise Compaoré. A peine la démission du président rendue officielle, au lendemain de violentes manifestations dans le pays, menant à la dissolution de l'Assemblée nationale et du gouvernement, la bataille pour le pouvoir était lancée entre deux branches de l'armée, sur un terrain laissé vacant par l'opposition politique.

            C'est en quelques heures que tout s'est joué vendredi 31 octobre, souvent dans l'improvisation. En fin de matinée, ils étaient encore des milliers d'anonymes réunis place de la Nation, point de rassemblement des manifestants opposés au projet de modification de la Constitution, déterminés à faire partir Blaise Compaoré au plus vite.

            INCONNU JUSQU'ALORS

            Alors que cette foule impatiente s'apprêtait à marcher sur le palais présidentiel, un lieutenant-colonel inconnu jusqu'alors, Isaac Yacouba Zida, sort de l'état-major et parcourt la centaine de mètres vers la place de la Nation en compagnie de plusieurs leaders de la société civile. Bientôt rejoint par les ténors de l'opposition, l'officier prend la parole sur un ton solennel.

            « Peuple du Burkina Faso, une page vient d'être tournée ce matin, déclare-t-il alors. A partir de ce jour, Blaise Compaoré n'est plus le président du Burkina Faso. Votre armée nationale a entendu votre appel et nous sommes là pour vous dire que le pouvoir est désormais au peuple. Le peuple va décider désormais de son avenir. Cette place de la Nation est désormais le siège du gouvernement du Burkina Faso. Sachez que votre armée est avec vous, dans toutes ses composantes. »

            Le ralliement des militaires, c'est le dernier signal que le peuple attend pour savoir que la victoire est acquise, il laisse alors éclater sa joie. Mais alors que le lieutenant-colonel Zida commence une réunion de crise dans le camp militaire situé près de la place de la Nation, de son côté le chef d'état-major convoque la presse pour annoncer qu'en cette période de vacance du pouvoir, c'est lui, Général Nabéré Traore, qui assume les responsabilités de chef de l'Etat, « conformément aux dispositions constitutionnelles ».

            Une affirmation difficile à vérifier : l'article 43 de la Constitution stipule qu'en cas de vacance de pouvoir, des élections doivent être organisées dans un délai maximum de 60 jours par le président de l'Assemblée nationale qui assure l'intérim. Mais il ne précise pas la marche à suivre lorsque cette institution a été dissoute.

            PRIS DE COURT

            Cette déclaration sème le trouble dans le bureau où s'entassent le lieutenant-colonel Zida et une poignée d'autres gradés, ainsi que quelques leaders d'organisations de jeunes, sentant qu'ils étaient pris de court. Les téléphones ne cessent de sonner, on chuchote derrière les portes closes. Puis les 4x4 de plusieurs officiers commencent à arriver, dont certains qui s'affichaient encore à côté du chef d'état-major quelques heures auparavant.

            /.../

            http://www.lemonde.fr/afrique/articl...6457_3212.html

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            • #7
              Re: Burkina Faso - Violentes manifestations contre un projet de révision constitutionnelle - Le gouvernement cède mais la situation dégénère - Compaoré démissionne - Deux militaires se proclament chef de l'Etat

              Burkina Faso : deux militaires s’autoproclament nouveau président

              Mise à jour le samedi 1 novembre 2014 à 3 h 40 HAE
              Reuters

              Le lieutenant-colonel Zida a pris le pouvoir au Burkina Faso.Le lieutenant-colonel Zida a pris le pouvoir au Burkina Faso. Photo : AFP/ISSOUF SANOGO
              Un officier de la garde présidentielle du Burkina Faso a annoncé samedi avoir pris le pouvoir et promis une « transition démocratique apaisée » en laissant entendre qu'il avait organisé un putsch contre le chef d'état-major de l'armée au lendemain de la démission du président Blaise Compaoré.

              Ce dernier, en poste depuis 27 ans, a annoncé sa démission vendredi après deux journées de manifestations de masse dans les rues de la capitale, Ouagadougou, contre le projet de modification de la constitution qui devait lui permettre de se maintenir à la tête du pays.

              Au moins trois personnes ont été tuées après l'entrée de manifestants dans le bâtiment du parlement.

              Le chef d'état-major de l'armée, le général Honoré Traoré, un proche de Blaise Compaoré, a annoncé vendredi assumer l'intérim de la présidence, mais son arrivée au pouvoir a été contestée par les manifestants et par un certain nombre d'officiers de l'armée.

              Des échanges de tirs nourris ont été entendus près du palais présidentiel aux premières heures de la journée de samedi et peu après, le lieutenant-colonel Zida a annoncé à la radio qu'il avait pris le pouvoir.

              « J'assume désormais, à partir d'aujourd'hui, les responsabilités de chef de cette transition et de chef de l'État pour assurer la continuité de l'État », a-t-il dit dans une allocution prononcée, en uniforme, dans un studio de la chaîne de télévision BF1.

              « Je salue la mémoire des martyrs de cette insurrection et m'incline devant les sacrifices consentis par notre peuple », a-t-il ajouté.

              Isaac Zida a expliqué que l'armée était intervenue « pour éviter que s'installe l'anarchie » et « amorcer un processus de transition démocratique ». Il a assuré que l'ensemble des partis politiques et des organisations de la société civile y seraient associés.

              Il a également demandé la « compréhension » et le soutien de la communauté internationale et en particulier de l'Union africaine et de la Cédéao, la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest.

              /.../

              http://ici.radio-canada.ca/nouvelles...-pouvoir.shtml

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