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Bahreïn. La révolution oubliée

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    ACTU-MATCH | MARDI 14 FÉVRIER 2012

    BAHREÏN. LA RÉVOLUTION OUBLIÉE

    Ce mardi marque le premier anniversaire de la révolution bahreinie, si peu évoquée dans les médias sans doute parce qu'il y a moins de morts que dans d'autres pays comme en Syrie. Néanmoins, les opposants au régime sunnite des Khalifa peinent à obtenir satisfaction. Le roi souffle le chaud et le froid, adoptant des mesures mineures feintant le compromis, tout en réprimant les manifestations.

    Marie Desnos - Parismatch.com Réagissez !

    Le 14 février 2011, un appel à participer à un «Jour de la colère» contre la dynastie des Khalifa était suivi en masse, malgré la promesse de distribuer 2650 dollars à chaque famille bahreïnie par le pouvoir. Ce mardi, date du premier anniversaire de la révolution au Bahreïn, les manifestants vont tenter de manifester sur la place de la Perle (Pearl Square, aussi appelé le rond-point Lulu), épicentre de la révolte qui peine à se faire entendre, et dont la statue qui trônait en plein milieu a été abattue par les autorités le 18 mars dernier pour effacer «des mauvais souvenirs». Mais le pouvoir, qui a autorisé des «sit-in limités» pour ce premier anniversaire, a néanmoins garanti ses arrières. Lundi, des centaines de manifestants ont marché dans le centre de la capitale, Manama, avant d'en être chassés par les forces de sécurité à coups de gaz lacrymogènes et de grenades assourdissantes, comme le rapporte Al Jazeera. Samedi, déjà, il s’était déroulé le même scénario, emmené par l'activiste chiite Nabeel Rajab, et président de l’organisation Bahrain Center for Human Rights.

    Les contestataires, issus principalement de la majorité chiite (les chiites représentent environ 70% de la population de Bahreïn), disent être confrontés depuis des décennies à des discriminations, notamment en matière d’accès à l’emploi –ils se verraient par exemple refuser l'accès au plus hauts postes de l’administration. Ils demandent en outre des mesures contre la pauvreté et le chômage. L’intervention en mars, de soldats provenant des pays du Golfe, dont 1500 Saoudiens (voisin et allié de Manama), mais aussi des Emiratis et Qataris, n’a fait qu’alimenter la colère des mécontents.

    POUR LE ROI, LA RÉVOLUTION N'EXISTE PAS

    Mais comme l’ont fait d’autres dirigeants arabes avant lui, le roi Hamad ben Issa al-Khalifa a soufflé le chaud et le froid, prenant une série de mesures visant à apaiser les tensions, tout en réprimant sévèrement les manifestations. Il a ainsi octroyé des pouvoirs accrus au Parlement en matière de contrôle du budget et des ministères. Lundi, l’agence de presse officielle Bahreïn News, a encore annoncé un mini-remaniement, nommant un chiite -favorable au gouvernement-, Sadik al Chehabi, au ministère de la Santé. Kamal Ahmed, l’ex-président exécutif de l'Office de développement de Bahreïn, a lui été nommé aux Transports. Ce mardi, l’agence de presse officielle a encore annoncé que «Sa Majesté» avait publié un décret royal graciant 291 prisonniers dont on ignore l’identité, sachant que la libération des prisonniers politique fait aussi partie des revendications des protestataires.

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