Announcement

Collapse
No announcement yet.

Manifestations à Alger contre « l'offense » faite au Prophète par « Charlie Hebdo »

Collapse
X
  • Filter
  • Time
  • Show
Clear All
new posts

  • Manifestations à Alger contre « l'offense » faite au Prophète par « Charlie Hebdo »

    Manifestations à Alger contre « l'offense » faite au Prophète par « Charlie Hebdo »

    Par Amir Akef (Alger, correspondance)
    Le Monde.fr Le 16.01.2015 à 18h04 • Mis à jour le 16.01.2015 à 21h46
    Plusieurs milliers de personnes, dont des femmes et des enfants, ont manifesté à Alger le 16 janvier après la prière du vendredi pour « défendre le prophète Mahomet » à la suite d'appels lancés sur les réseaux sociaux. Ceux-ci se sont faits le relais d'une campagne de protestation lancée après la publication, mercredi, d'un nouveau numéro de Charlie Hebdo comportant en « une » une caricature du Prophète.

    Les manifestants ont convergé de plusieurs mosquées de la ville vers la place du 1er-Mai et la place des Martyrs, le parcours habituel des manifestations à Alger, qui sont interdites depuis 2001.
    Lire : En Egypte, au Sénégal ou à Jérusalem… la « une » de « Charlie Hebdo » ne passe pas
    Une partie des manifestants est venue d'une mosquée du quartier populaire de Belcourt où officie le salafiste Abdelfatah Hamadache, auteur d'un appel à appliquer la peine de mort contre l'écrivain Kamel Daoud. M. Hamadache avait appelé à réagir à « l'offense » faite au Prophète par des « Français criminels » et à organiser des manifestations dans le monde entier contre « la France haineuse pour défendre le Prophète ». A la sortie de la mosquée, un drapeau français a été brûlé, rapporte un témoin, indiquant qu'Abdelfattah Hamadache a été interpellé par la police à la fin de son prêche.
    « NOUS SOMMES AVEC MOHAMMED »

    /.../

    En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/articl...Tjk3bAhmDJ1.99

  • #2
    Profitant de la nouvelle donne politique

    Pourquoi l’islamisme réoccupe la rue


    le 18.01.15 | 10h00 1 réaction

    Qui l’aurait cru ! Des slogans à la gloire de sinistres organisations terroristes ont été entonnés en plein jour devant le siège du Sénat à Alger. Des hordes de salafistes chauffés à blanc se disant «partisans du Prophète» ont ouvertement clamé leur allégeance à l’Etat islamique en Irak et au Levant (Daech). Cette même organisation qui a ciblé l’ambassade d’Algérie, hier, à Tripoli.
    En traversant les rues d’Alger à l’occasion d’une manifestation dénonçant les caricatures de Charlie Hebdo, des groupes de manifestants en tenue afghane scandaient ouvertement «Djeïch, chaâb, maâk ya Daech» (peuple et armée avec Daech), «Kouachi chouhada» (frères Kouachi martyrs) et le fameux slogan de l’ex-FIS remis au goût du jour : «Nous voulons un Etat islamique». Un autre slogan a fait insidieusement son intrusion : «Wadaâne ya yahoud, marhabane bi Al Saoud» (adieu aux juifs, bienvenue aux Al Saoud).
    Un rappel de l’indéfectible allégeance aux maîtres penseurs wahhabites. Un drapeau noir a été même hissé au niveau du boulevard Zirout Youcef. La rhétorique obscurantiste radicale qui a dominé la marche de vendredi a dépassé de loin celle de début des années 1990. De nombreux Algérois, effrayés, ont été replongés, le temps d’une marche, dans la séquence tragique de la décennie noire.
    Pis, des scènes qui peuvent propulser le pays dans une perspective aussi sombre que mortifère. Le pacte du silence imposé aux Algériens semble faire oublier la terrifiante période du terrorisme. «Les années 1990 sont une menace permanente», assurait l’écrivain Kamel Daoud, qui lui-même a déjà subi des attaques en règle des extrémistes religieux relayés complaisamment par des chaînes de télévision. Telle une hydre, l’obscurantisme religieux renaît des décombres d’une guerre totale qu’il a infligée au pays dans un passé récent et dont le traumatisme tétanise encore la société.
    Les partisans de l’imprécateur Ahmidache Ziraoui (dit Abdelfettah Hamadache) ont réussi un hold-up en récupérant la manif’ à leur sinistre cause. Les autres manifestants, dépassés par les discours extrémistes, ne pouvaient que constater le braquage. Dans ses comptes rendus, la presse internationale traitant du «vendredi de la colère» a placé Alger sur la liste des capitales à la réputation macabre. L’image de l’Algérie à l’international en a pris un sérieux coup.

    /.../

    http://www.elwatan.com/actualite/pou...285299_109.php

    Comment

    Working...
    X