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Le Caire rompt ses relations avec le régime syrien

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    Le Caire rompt ses relations avec le régime syrien

    Par Delphine Minoui Publié le 17/06/2013 à 09:33

    Le président Morsi annonce que son pays «soutient le combat du peuple syrien à la fois matériellement et moralement».

    Le Caire et Damas sont officiellement ennemis. Samedi soir, le président égyptien, Mohammed Morsi, a annoncé la rupture complète des relations diplomatiques avec le régime de Bachar el-Assad. Le chef d'État égyptien issu des Frères musulmans, qui s'exprimait devant des milliers d'islamistes rassemblés dans un stade pour une conférence de «soutien à la Syrie» a annoncé la fermeture prochaine de l'ambassade de Damas en Égypte ainsi que le rappel du chargé d'affaires égyptien dans la capitale syrienne. Il a également plaidé pour la mise en place d'une «zone d'exclusion aérienne» au-dessus de la Syrie tout en dénonçant l'intervention du Hezbollah chiite libanais aux côtés des troupes syriennes. «Le peuple égyptien soutient le combat du peuple syrien, à la fois matériellement et moralement», a-t-il par ailleurs précisé lors de cette allocution perçue comme un signe de caution, entre les lignes, de l'appel au djihad en Syrie lancé par de nombreux oulémas sunnites.

    /.../ Dès le lendemain, des milliers d'islamistes ont défilé contre le régime syrien à l'issue de la grande prière du vendredi. Dans son prêche, le Saoudien Mohammed al-Oreifi a ouvertement appelé au «djihad pour la cause d'Allah en Syrie», en exhortant les musulmans à «s'unir contre leur ennemi» - un appel qui illustre la confessionnalisation de plus en plus marquée du conflit syrien, récemment exacerbée par l'aide militaire du Parti de Dieu chiite libanais à l'armée du régime.

    /.../

    La déclaration de Morsi, aux allures à peine voilées de soutien au djihad, et qui tranche avec les positions plus prudentes de ses voisins libyens et tunisiens, pourrait inciter à la radicalisation de certains islamistes et affecter le pays au niveau sécuritaire. «Beaucoup de pays arabes craignent de répéter le scénario afghan. Ils ont leurs raisons d'avoir peur. Nous avons de nombreux cas de personnes parties en Afghanistan et qui, à leur retour, ont mené un djihad interne», prévient Dhia Rashwan, chercheur au Centre al-Ahram pour les études politiques et stratégiques.

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    http://www.lefigaro.fr/international...ime-syrien.php
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