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France - ​Réfugiés : pourquoi il était urgent d'évacuer le camp de Stalingrad

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    Réfugiés : pourquoi il était urgent d'évacuer le camp de Stalingrad

    PAR BAUDOUIN ESCHAPASSE ET RAPHAËL WAGNER

    Modifié le 04/11/2016 à 09:23 - Publié le 04/11/2016 à 07:34 | Le Point.fr

    L'évacuation du camp de migrants du nord-est de la capitale a commencé ce matin, 4 novembre....
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    Depuis l'annonce, le 28 octobre, par le ministre de l'Intérieur et le président de la République de l'évacuation et du relogement temporaire des migrants de Stalingrad dans des centres d'hébergement disséminés aux quatre coins de l'Hexagone, les riverains avaient constaté une augmentation de la densification du campement.

    Ils étaient 2 000 réfugiés à camper là, à la fin de l'été. Malgré quatre démantèlements depuis six mois – le dernier avait été réalisé mi-septembre –, ils sont plus de 3 000 aujourd'hui. Les services préfectoraux qui ont préparé pendant la semaine l'opération de « mise à l'abri » évoquent même le nombre de « 4 000 personnes sur place ».

    L'intervention, à deux reprises, d'équipes de nettoyage de la ville de Paris, en fin de semaine dernière, puis de secouristes, dans la nuit du 1er au 2 novembre, a été à l'origine d'une folle rumeur dans le quartier. Rumeur selon laquelle une épidémie de variole se serait déclenchée sur le site. « L'information, non vérifiée, a été reprise par une chaîne de télévision », se désole un fonctionnaire du ministère de l'Intérieur. Vérification faite, s'il y a bien eu un début d'épidémie, c'est en réalité de varicelle qu'il s'agissait.
    ...
    Au départ de l'emballement ? Un coup de téléphone. « Nos services ont reçu un appel d'urgence faisant état d'un malaise sur le campement. Une équipe de secouristes de la Croix-Rouge a été dépêchée sur place. Lorsqu'ils sont arrivés, ces personnels ont constaté que ce signalement correspondait à un problème bénin. Mais ils ont été sollicités par plusieurs autres personnes qui ne se sentaient pas bien. Les diagnostics qu'ils ont posés n'avaient rien d'alarmant : il s'agissait simplement de cas de varicelles », détaille Bernard Kirschen, conseiller auprès du directeur régional de la promotion de la Santé publique. Cet ancien délégué territorial de l'agence régionale de santé en Seine-Saint-Denis insiste sur le fait qu'il ne s'agissait pas de variole. « La variole est une maladie éradiquée et il n'y a pas davantage eu de choléra dans ce campement », poursuit-il, là encore pour tordre le cou à une autre rumeur qui a circulé.

    Il n'en demeure pas moins que plusieurs cas de tuberculose et une autre épidémie... de gale, cette fois, ont bien été identifiés, par les maraudes de Médecin du monde au sein de la population de réfugiés située à proximité du bassin de la Villette. Les médecins interrogés par LePoint.fr tiennent cependant à rassurer les populations qui jouxtent le camp. « La transmission de la tuberculose aux riverains est très improbable car le bacille n'est pas aussi contagieux que la varicelle », relève Bernard Kirschen.

    « Les conditions d'hygiène désastreuses dans lesquelles vivent les migrants n'en constituent pas moins un terrain propice au développement d'autres maladies infectieuses », note de son côté François Toulat, médecin biologiste dont le laboratoire d'analyse jouxte le campement.
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    http://www.lepoint.fr/sante/refugies...2080602_40.php
    "Safety and security don't just happen, they are the result of collective consensus and public investment. We owe our children, the most vulnerable citizens in our society, a life free of violence and fear."
    -Nelson Mandela
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