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Carnage à bord d'un bateau de migrants

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  • Carnage à bord d'un bateau de migrants

    Publié le 19 mai 2015 à 11h14 | Mis à jour le 19 mai 2015 à 13h08

    Carnage à bord d'un bateau de migrants


    GIANRIGO MARLETTA
    Agence France-Presse
    LANGSA, Indonésie



    Des migrants de Birmanie et du Bangladesh se sont livrés à des batailles féroces à coups de couteau, de machette et de barre de métal, sur leur bateau en perdition au large de l'Indonésie, ont témoigné des survivants qui parlent d'au moins 100 morts.














    Dans les deux camps, les migrants évoquent des scènes terribles et sanglantes à bord du navire surchargé abandonné par son équipage la semaine dernière, les migrants désespérés se «massacrant» les uns les autres pour mettre la main sur des réserves de vivres en nette diminution.

    Ces migrants figurent parmi les près 3000 Bangladais et Rohingyas, minorité musulmane vivant essentiellement en Birmanie, à avoir touché terre ces derniers jours sur les rivages du Sud-Est asiatique après le durcissement de la politique de la Thaïlande à l'égard des trafiquants d'êtres humains.
    Des survivants épuisés, aux corps bien souvent couverts de bleus et d'entailles, ont raconté leur épreuve à l'AFP, dans les camps de la province d'Aceh, dans le nord-ouest de l'Indonésie, où ils ont trouvé refuge.
    Plusieurs candidats à l'exil ont été tués à la machette, d'autres se sont jetés par-dessus bord pour échapper au carnage tandis que les survivants ont été recueillis par des pêcheurs qui les ont ramenés sur la côte. Les deux camps s'accusent mutuellement d'avoir attaqué l'autre.
    «Tout d'un coup, les Bangladais ont surgi sur le pont supérieur du bateau et ont attaqué tous ceux qui se trouvaient là», dit Asina Begun, une Rohingya de 22 ans qui se trouve à Langsa comme de nombreux autres migrants.
    «Ceux qui voulaient la vie sauve ont dû sauter à la mer, mais mon frère n'a pas réussi à le faire. Lorsqu'ils l'ont trouvé, ils l'ont battu et ils l'ont massacré. Après quoi, ils l'ont jeté à l'eau».
    Les Bangladais contestent cette version. Ils accusent les Rohingyas d'avoir reçu un traitement de faveur de la part du capitaine du vaisseau, qui ne parlait qu'une langue de Birmanie et qui leur donnait à tous de l'eau et de la nourriture. Ils disent que c'est eux qui ont été attaqués par les Rohingyas auxquels ils mendiaient de quoi manger.
    «Nous nous sommes rendu compte que nous allions mourir»

    /.../


    http://www.lapresse.ca/international...e-migrants.php



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