Announcement

Collapse
No announcement yet.

Une sentinelle contre les épizooties

Collapse
X
  • Filter
  • Time
  • Show
Clear All
new posts

  • Une sentinelle contre les épizooties

    Centre régional de santé animale



    Une sentinelle contre les épizooties - Après le lancement de la campagne de vaccination du cheptel à Manabougou dans la région de Koulikoro, le Premier ministre Modibo Sidibé a inauguré à Sotuba en Commune I du district le Centre régional de santé animale (CRSA). La cérémonie à laquelle ont pris part de nombreux partenaires et responsables des services de santé animale, avait une signification particulière pour Modibo Sidibé qui, en qualité de ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, a signé en 2000 l'accord de siège de la première représentation continentale de l'Organisation de mondiale de la santé animale (OIE) dans notre pays. Le représentant régional de l'OIE et secrétaire permanent du CRSA, le Dr Samba Sidibé n'a pas manqué de le rappeler dans son allocation.

    Le chef du gouvernement en réponse s'est réjoui qu'il soit au début et à l'aboutissement de ce grand projet. Aussi a-t-il souhaité que cette coïncidence augure de lendemains meilleurs pour le CRSA.

    Dr Samba Sidibé, faisant la genèse du centre, a rappelé que sa construction fait suite à l'apparition de la grippe aviaire en Asie en 2004 et en Afrique en 2006 ainsi que la menace que cette pandémie constitue pour la santé animale et humaine. Ainsi, les pays africains, à l'instar de la communauté internationale, se sont mobilisés pour prévenir l'apparition de l'épizootie dans les pays indemnes, circonscrire et éradiquer la maladie, là où elle est apparue, et préparer la gestion du risque de pandémie.

    C'est ainsi que l'idée de création du CRSA a été recommandée pour la première fois à l'occasion de la 2è conférence internationale pour l'Influenza aviaire et humaine tenue à Beijing (Chine) en janvier 2006. Ainsi, les trois institutions (FAO, OIE et UA-IBAR) signèrent le 25 avril 2006 à Bamako l'accord créant le CRSA pour l'Afrique de l'ouest et du centre. Pour le démarrage des activités du Centre, notre pays a déboursé 100 millions de Fcfa pour réhabiliter les locaux de la représentation régionale de l'OIE-Afrique, offrant ainsi les meilleures conditions de travail aux experts de l'OIE, de la FAO et de l'UA-IBAR. L'initiative malienne a libéré les autres énergies. La France a fourni le matériel informatique, l'USDA/APHIS, suite à une requête du directeur général de l'OIE, Dr Bernard Vallat, a équipé la salle de conférence d'un système de traduction, d'un vidéo projecteur, d'un groupe électrogène de 100 KVA, de 15 nouveaux bureaux et de 10 ordinateurs.

    La vocation du Centre, selon Samba Sidibé, est de constituer un cadre de coordination et d'harmonisation des stratégies de suivi et d'évaluation des activités pour le contrôle des maladies animales y compris les zoonoses et en particulier l'Influenza aviaire. Son objectif est de contribuer à la lutte contre la pauvreté et l'insécurité alimentaire à travers l'amélioration de la santé animale, le développement durable des filières de l'élevage aux niveaux national et régional. En tant que plate-forme d'expertise et d'information et de formation, le CRSA ambitionne d'accompagner l'évolution, la coordination et la mise en œuvre des politiques de santé animale dans nos pays.

    L'ouverture du centre en Commune I a été saluée par les populations par la voix de leur maire Mme Konté Fatoumata Doumbia. Pour elle, c'est un soulagement pour les éleveurs de la circonscription dont l'élevage constitue une des principales occupations. Les orateurs qui se sont succédé à la tribune ont tous loué la volonté d'intégration sous-régionale et régionale de notre pays et l'engagement des plus hautes autorités de notre pays à faire du secteur agro-pastoral le levier de l'économie du pays. Le représentant régional de la FAO, Édouard K. Tapsoba, s'est félicité du niveau de ressource consacré au secteur par notre pays. Actuellement, 13% du budget national sont consacrés au développement rural et le PDES ambitionne de relever ce niveau à 20% à l'horizon 2012, a-t-il constaté.


    http://www.lemali.fr/agriculture/agr...710229965.html
Working...
X