Des infrastructures mal en point

La moitié des routes municipales du Canada sont dans un piètre état
Amélie Daoust-Boisvert 12 septembre 2012 Villes et régions

PHOTO
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir

Des villes comme Montréal et Québec, plus âgées, sont particulièrement touchées par le vieillissement des infrastructures routières.


Voir les résultats de l'enquête de la FCM

La moitié des routes municipales sont en mauvais état. Deux installations de traitement des eaux usées sur dix nécessitent de sérieux travaux. Le tiers des conduites d’eau aussi. La facture sera salée demain, avertit la Fédération canadienne des municipalités (FCM), qui dévoilait hier les résultats d’une enquête menée auprès de 123 villes, d’un océan à l’autre, en 2009-2010.

« Ça vient confirmer ce qu’on savait un peu tous », a dit le vice-président de la FCM, Claude Dauphin, en conférence de presse mardi.

Selon lui, des villes comme Montréal et Québec, plus âgées, sont particulièrement touchées par le vieillissement des infrastructures. « Ça vient confirmer, chiffres à l’appui, ce que nous pensions. Ce sera utile pour les décideurs qui auront à restaurer toutes ces infrastructures. »

Sans intervention rapide, les coûts pourraient exploser au cours de la prochaine décennie, estime la FCM.

Globalement, les routes récoltent la pire note. Les systèmes de gestion des eaux - potable, pluviale et usées - obtiennent généralement un meilleur résultat, malgré des lacunes évidentes pour certains. Ce sont les systèmes de gestion de l’eau de pluie qui inquiètent le moins.

C’est la première fois que la FCM publie un tel portrait des infrastructures. Elle avertit qu’elle sévira encore, et qu’elle pourrait ajouter des volets à l’enquête : ponts, bâtiments, transport en commun, ports et aéroports pourraient passer sous sa loupe.

Cette situation est le fruit du « déficit chronique » des finances municipales, disent les auteurs. Ce manque à gagner a obligé les municipalités à reporter les travaux de construction et de réparation des infrastructures essentielles, soutiennent-ils. Ils chiffrent à 123 milliards de dollars le trou à combler.

/.../

http://www.ledevoir.com/politique/vi...s-mal-en-point