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Grippe aviaire et porcine - La surveillance du virus est déficiente à travers le monde

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    Grippe aviaire et porcine - La surveillance du virus est déficiente à travers le monde

    Pauline Gravel 29 mars 2012 Science et technologie

    L'analyse réalisée par Nature a également révélé qu'à peine 7 pays sur les 39 où prospéraient plus de 100 millions de volailles en 2010 ont prélevé plus de 1000 échantillons de virus de la grippe aviaire entre 2003 et 2011.
    La revue Nature dresse un tableau inquiétant de la piètre surveillance effectuée à travers le monde des virus de la grippe aviaire et porcine qui sont en circulation. En raison des multiples carences qu'elle a relevées, elle doute de notre capacité à voir poindre le virus qui provoquera la prochaine pandémie de grippe.

    La revue scientifique britannique a comptabilisé le nombre de prélèvements effectués et le nombre de séquences génétiques de virus de la grippe aviaire et porcine décodées et publiées à travers le monde entre 2003 et 2010. Elle a ainsi remarqué que la plupart des séquences recueillies ne provenaient que d'une poignée de pays et que la majorité des pays effectuaient peu de surveillance, voire pas du tout.

    En plus d'être fragmentaire, la surveillance est apparue plutôt ponctuelle, s'accroissant uniquement lors d'éclosions de la maladie ou à la suite de projets de recherche temporaires. «Pourtant, un virus de la grippe susceptible de menacer la planète entière peut émerger n'importe où, n'importe quand», déclare Declan Butler, l'auteur de l'article de Nature signalant les carences de la surveillance. «Une surveillance globale des virus de la grippe chez l'animal est cruciale non seulement pour identifier les menaces de pandémie, mais aussi pour dépister les éclosions, surveiller comment les virus évoluent, comprendre les facteurs qui permettent leur dispersion et garder les vaccins et les diagnostics destinés aux animaux à jour.»

    Plus précisément, les observateurs de Nature ont noté que le nombre de séquences virales de la grippe aviaire issues d'échantillons recueillis chaque année s'était graduellement accru de 2003 (année de l'émergence de H5N1) à 2007 (année où sont apparus les premiers cas de H5N1 en Amérique), avant de chuter par la suite. Cet accroissement correspondait au déplacement de la souche H5N1 de l'Asie vers l'Europe et l'Afrique en 2005 et en 2006. «Plusieurs années peuvent s'écouler entre le moment des prélèvements et celui de leur séquençage», fait remarquer Sylvie van der Werf, chef du Laboratoire de génétique moléculaire des virus respiratoires de l'institut Pasteur à Paris. Ce délai découle de plusieurs facteurs, par exemple un manque de financement ou parce que les chercheurs gardent secrètes leurs séquences tant que leurs résultats de recherche n'ont pas été publiés.

    L'analyse réalisée par Nature a également révélé qu'à peine 7 pays sur les 39 où prospéraient plus de 100 millions de volailles en 2010 ont prélevé plus de 1000 échantillons de virus de la grippe aviaire entre 2003 et 2011. Huit pays, soit le Brésil, le Maroc, les Philippines, la Colombie, l'Équateur, l'Algérie, le Venezuela et la République dominicaine, n'ont procédé à aucun prélèvement. Treize pays en ont effectué moins d'une centaine en huit ans, tandis que onze en ont exécuté entre 100 et 1000. Encore moins de séquences de virus porcins ont été recueillies, puisqu'un tiers des pays qui hébergeaient plus de quatre millions de porcs n'ont effectué aucune surveillance.

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    http://www.ledevoir.com/societe/scie...avers-le-monde
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