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Grippe aviaire A(H5N1) – Cas Humains – Bilan 2012 (INVS)

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  • Grippe aviaire A(H5N1) – Cas Humains – Bilan 2012 (INVS)

    Bulletin hebdomadaire international du 9 au 15 janvier 2013. N°382.
    16/01/2013

    Grippe aviaire A(H5N1) – Cas Humains – Bilan 2012

    Situation

    De janvier 2003 au 15 janvier 2013, 610 cas de grippe aviaire A(H5N1) dont 360 décès (létalité observée : 59% ont été déclarés dans 15 pays par les ministères de la santé ou l’OMS (cf. figure 1 et tableau 1). Du 1er janvier au 31 décembre 2012, 32 cas de grippe aviaire A(H5N1) dont 20 décès ont été rapportés par 6 pays : Bangladesh, Cambodge, Chine, Egypte, Indonésie et Vietnam. Il y a deux fois moins de cas humains notifiés à l’OMS qu’en 2011 (cf. tableau 1, 59 versus 32). L’Egypte est le pays qui rapporte le plus de cas en 2012 (34%, n=11) et constitue avec l’Indonésie (28%), un des deux épicentres de l’épidémie (cf. figure 1). En Egypte, la moitié des cas sont survenus dans la partie nord (cf. carte 1) et ce pays a rapporté trois fois moins de cas qu’en 2011. En 2012, la létalité globale observée est de 62%. Elle diffère de manière importante en fonction des pays : 45% en Egypte, 50% au Vietnam et en Chine et 100% au Cambodge et Indonésie (tous les cas rapportés cette année sont décédés). Les 3 cas rapportés au Bangladesh ne sont pas décédés. Ces différences de létalité observées reflètent probablement des différences dans les systèmes de détection, de capacités de diagnostic, d’accès aux soins et de prise en charge précoce, plus performants en Egypte par rapport à d’autres pays qui détectent et rapportent essentiellement les cas graves. En dépit des variations entre les pays, la dynamique de l’épidémie au niveau mondial est globalement stable depuis la saison hivernale 2007-2008 (cf. figure). En 2011, létalité observée de 54 % avec 59 cas et 32 décès et en 2010, de 52 % avec 48 cas dont 25 décès rapportés (cf. BHI N° 276).

    Commentaire

    Sur la période 2003-2012, la dynamique de l’épidémie a évolué :

     En 2003-2005, le plus grand nombre de cas était rapporté en Asie (Vietnam et Thaïlande).

     En 2006, on notait une extension des territoires affectés vers l’Europe et l’Afrique (Azerbaïdjan, Turquie, Irak et Djibouti).

     A partir de 2006, l’Indonésie rapportait le plus grand nombre de cas.

     Depuis 2009, plus de 2/3 des cas humains dans le monde sont rapportés en Egypte et en Indonésie. L’interprétation des données doit être faite avec prudence en raison de :

     L’accès aux soins et au diagnostic limité dans de nombreux pays affectés ;

     Un fléchissement des efforts de surveillance en raison de la durée de l’épidémie ;

     Une possible sous-notification des cas. Il est à noter que l’enzootie aviaire observée dans certains pays d’Asie ne s’accompagne pas d’une augmentation de la détection de cas humains, questionnant ainsi la qualité des systèmes de surveillance. En dépit de ces limites, en 2012, aucun changement majeur n’a été observé dans la dynamique de l’épidémie (cf. figure 1):

     Zones affectées et saisonnalité identiques (nombre de cas maximal entre novembre et juillet);

     Faible circulation virale aviaire documentée en dehors de ces zones ;

    Pas de modification notable du virus. En dehors des travaux de recherche, il n’existe pas d’éléments notables en faveur d’une adaptation du virus à une transmission interhumaine. Ce risque pourrait être modifié en raison de l’augmentation du nombre de pays (à forte densité de population) où la circulation virale est devenue enzootique.

    ...
    http://www.invs.sante.fr/Publication...er-2013.-N-382
    "Safety and security don't just happen, they are the result of collective consensus and public investment. We owe our children, the most vulnerable citizens in our society, a life free of violence and fear."
    -Nelson Mandela
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