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Influenza Aviaire A(H5N1) - Foyers aviaires: bilan 2011 (InVS)

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  • Influenza Aviaire A(H5N1) - Foyers aviaires: bilan 2011 (InVS)

    Bulletin Hebdomadaire International N°328
    28 décembre 2011 au 3 janvier 2012
    Publié le 05/01/2012

    Influenza Aviaire A(H5N1) - Foyers aviaires: bilan 2011

    Influenza Aviaire A(H5N1) (cf. carte 1)

    Le virus de l’influenza aviaire A(H5N1) continue à circuler sur deux des continents touchés depuis le début de l’épidémie en 2003 : l’Asie et l’Afrique.

    En 2011, 15 pays et territoires (dont 6 pays enzootiques), versus 18 pays en 2010 (cf. BHI N° 276) et 12 en 2009, ont notifié des foyers épizootiques d’influenza aviaire A(H5N1).

    En avril 2011, la FAO a publié un rapport (Approaches to controlling preventing and eliminating A(H5N1) HP avian influenza in endemic countries), considérant ainsi 6 pays comme enzootiques ou partiellement enzootiques (versus 4 en 2010) :

    Chine,
    Vietnam,
    Indonésie,
    Bangladesh,
    Egypte,
    Inde (partiellement enzootique : certains Etats, à l’est du pays).

    En Asie: en dehors des foyers enzootiques, des foyers ont été décrits dans des élevages au Cambodge, Corée du Sud, Inde (Etats non enzootiques), Mongolie, Japon, Népal, Iran, Israël et Territoires Palestiniens et chez des oiseaux sauvages en Chine (Tibet et Hong Kong) et en Mongolie. L’Iran n’avait pas rapporté d’épizootie depuis 2008.
    En Afrique: l’Egypte reste enzootique et est, actuellement, le seul pays du continent africain à rapporter des cas.

    En l’absence de surveillance de l’avifaune sauvage dans la plupart des pays concernés, l’essentiel des déclarations porte sur des élevages de volailles.

    Il ne peut donc être exclu qu’un plus grand nombre d’oiseaux sauvages soient affectés, pouvant être à l’origine de propagation et de réintroduction du virus.

    Grippe Aviaire A(H5N1) (cf. cartes 1 et 2)

    De janvier 2003 au 31 décembre 2011, 577 cas de grippe aviaire A(H5N1) dont 332 décès (létalité observée : 58%) ont été déclarés dans 15 pays par les ministères de la santé ou l’OMS. L’Indonésie et l’Egypte sont les 2 pays qui ont rapporté le plus grand nombre de cas (respectivement 32 % et 27 % du total).

    Du 1er janvier au 31 décembre 2011, 59 cas de grippe aviaire A(H5N1) dont 32 décès ont été rapportés par 5 pays : Bangladesh, Cambodge, Chine, Egypte et Indonésie. Le Vietnam n’a pas rapporté de cas en 2011 contrairement aux années précédentes.

    L’Egypte est le pays qui rapporte le plus de cas en 2011 (63%) et constitue avec l’Indonésie, un des deux épicentres de l’épidémie (cf. figure 2). La moitié des cas sont survenus dans la partie nord du pays et 23 des 29 gouvernorats ont rapporté des cas (carte 2) ; 57% étaient de sexe féminin et 37% étaient des enfants de moins de 5 ans.

    En 2011, la létalité globale observée est de 54%. Elle diffère de manière importante en fonction des pays : 38% en Egypte, 82% en Indonésie et 100% au Cambodge (les 8 cas rapportés cette année sont décédés). Ces différences de létalité observées reflètent probablement des différences dans les systèmes de détection, de capacités de diagnostiques, d’accès aux soins et de prise en charge précoce, plus performants en Egypte par rapport à d’autres pays qui détectent et rapportent essentiellement les cas graves.

    En dépit des variations entre les pays, la dynamique de l’épidémie au niveau mondial est globalement stable depuis la saison hivernale 2007-2008 (cf. figure 1) (En 2010, 48 cas dont 25 décès (létalité observée 52%) avaient été rapportés par 5 pays [cf. BHI N° 276]).

    Sur la période 2003-2011, la dynamique de l’épidémie a évolué :

    En 2003-2005, le plus grand nombre de cas était rapporté en Asie (Vietnam et Thaïlande).

    En 2006, on notait une extension des territoires affectés vers l’Europe et l’Afrique (Azerbaïdjan, Turquie, Irak et Djibouti).

    A partir de 2006, l’Indonésie rapportait le plus grand nombre de cas.

    Depuis 2009, plus de 50 % des cas humains dans le monde sont rapportés en Egypte (cf. figure 2).

    L’interprétation des données doit être faite avec prudence en raison de :

    L’accès aux soins et au diagnostic limité dans de nombreux pays affectés ;

    Un fléchissement des efforts de surveillance en raison de la durée de l’épidémie ;

    Une possible sous-notification des cas.

    Il est à noter que l’enzootie aviaire observée dans certains pays d’Asie ne s’accompagne pas d’une augmentation de la détection de cas humains, questionnant ainsi la qualité des systèmes de surveillance.

    En dépit de ces limites, en 2011, aucun changement majeur n’a été observé dans la dynamique de l’épidémie (cf. figure 2):

    Zones affectées et saisonnalité identiques (nombre de cas maximal entre novembre et juillet);

    Faible circulation virale aviaire documentée en dehors de ces zones ;
    Pas de modification notable du virus. En dehors des travaux de recherche, il n’existe pas d’éléments notables en faveur d’une adaptation du virus à une transmission interhumaine.

    Le risque de transmission à l’homme demeure donc réel dans les zones affectées par des épizooties.

    Ce risque pourrait être modifié en raison de l’augmentation du nombre de pays (à forte densité de population) où la circulation virale est devenue enzootique.

    Rapport complet incluant cartes et figures:
    05/01/2012
    N°328

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    Bulletin hebdomadaire international du 28 décembre 2011 au 3 janvier 2012. N°328. (pdf-<SMALL> 140,30 Ko</SMALL>)
    Last edited by Pathfinder; January 6th, 2012, 01:45 PM. Reason: correction du titre
    "Safety and security don't just happen, they are the result of collective consensus and public investment. We owe our children, the most vulnerable citizens in our society, a life free of violence and fear."
    -Nelson Mandela
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