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Les requêtes des internautes sur Google reflètent la propagation de la grippe.

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  • Les requêtes des internautes sur Google reflètent la propagation de la grippe.

    www.grippe.com

    Les requêtes des internautes sur Google reflètent la propagation de la grippe.
    Loïc Mangin
    Vous êtes un peu faible, migraineux... La grippe ? Pour le vérifier, vous n'avez qu'à chercher sur Internet. Avec quelques mots-clefs, par exemple « fièvre, courbatures, frisson », vous procédez à une sorte d'autodiagnostic sans sortir de chez vous. Ce faisant, vous participez à une expérience à grande échelle. Deux équipes, l'une associant Google aux Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (cdc), l'autre Yahoo et l'Université de l'Iowa et celle de Harvard, ont en effet montré que l'analyse des mots-clefs saisis par les internautes aide à surveiller la propagation des épidémies de grippe. En France, cette surveillance est assurée par le réseau des groupes régionaux d'observation de la grippe (grog), qui associe notamment médecins et pharmaciens. Au niveau européen, le réseau eiss regroupe les informations recueillies par le grog et ses équivalents. cdc, grog, eiss, tous fonctionnent grâce aux témoignages de professionnels de la santé au contact des malades. Mais le recueil des informations prend du temps et les bulletins publiés par les différents organismes ont souvent un décalage d'une à deux semaines avec la réalité. Les internautes peuvent raccourcir ce délai.
    Les deux équipes américaines ont étudié les requêtes depuis 2004, soit de mots simples, tels que « grippe », soit de combinaisons pertinentes de termes. Elles ont ensuite développé des modèles qui rendent compte de l'évolution des épidémies passées, indiquée par les cdc. Avec de bons résultats, puisque les pics d'infection correspondent à ceux observés par les moyens classiques. En outre, les informations sont disponibles quasiment en temps réel.
    Cependant, Internet ne se substituera pas aux méthodes actuelles. Il n'est pas à l'abri d'une fausse alerte, par exemple lorsqu'une entreprise pharmaceutique rappelle un médicament contre la grippe. En outre, il ne renseigne ni sur le nombre de cas ni sur les souches virales en circulation. Mais les internautes permettraient aux autorités d'être plus tôt en état d'alerte et de vigilance – un atout contre une épidémie, surtout s'il s'agit du virus aviaire se transmettant d'humain à humain, le micro-organisme que redoutent les autorités sanitaires du monde entier.



    http://www.pourlascience.com/ewb_pag...-com-18971.php
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