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Grippe porcine: l'Australie laboratoire d'étude pour le reste du monde

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    Grippe porcine: l'Australie laboratoire d'étude pour le reste du monde

    MELBOURNE - L'Australie, pays parmi les plus touchés par la grippe porcine, est devenue un laboratoire mondial d'étude pour le reste du monde, a fortiori depuis qu'elle est entrée dans l'hiver austral susceptible de favoriser une mutation du virus vers une forme plus dangereuse.
    Depuis l'apparition du virus A(H1N1) début mai en Australie, alors que le pays entrait dans la saison hivernale, le nombre d'infections a augmenté de façon exponentielle. Melbourne, la deuxième ville du pays, s'est vu décerner le titre peu envieux de "capitale mondiale" de la grippe porcine.
    La gravité de la situation dans ce pays semble avoir été, en grande partie, à l'origine de la décision de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) de déclarer le monde en état de pandémie, le 11 juin.
    Les autorités australiennes ont d'ores et déjà commandé 21 millions de doses de vaccin et espèrent mettre en oeuvre un large programme de vaccination en octobre afin d'enrayer la propagation du virus qui a déjà contaminé plus de 16.000 personnes et a été directement mis en cause dans au moins 40 décès.
    "Il n'y a pas de doutes sur le fait que les leçons tirées en Australie seront très utiles ailleurs", note l'épidémiologiste William Rawlinson de l'université de l'Etat des Nouvelles Galles du Sud, dont Sydney est la capitale.
    "Les développements que nous observons actuellement en Australie -- et le fait que le nombre de cas a significativement augmenté depuis que le pays est entré dans l'hiver -- sont exactement ceux auxquels nous nous attendons durant l'hiver dans l'hémisphère nord", dit-il.
    Depuis l'apparition du virus dans le pays-continent, les autorités ont privilégié l'information publique, concentrant leurs efforts sur les groupes les plus vulnérables: femmes enceintes, patients ayant des antécédents médicaux.
    Les responsables sanitaires ont également mis en garde des dangers d'une propagation du virus parmi la communauté défavorisée des aborigènes.
    L'OMS, qui a renoncé à fournir des statistiques globales sur le nombre de malades, a annoncé le 21 juillet que la grippe porcine avait déjà tué "plus de 700 personnes" dans le monde depuis son apparition au printemps au Mexique.
    La grippe continue de se répandre et aura bientôt touché la totalité des pays de la planète, selon l'Organisation.
    L'hémisphère sud est actuellement le plus exposé au virus, en raison de l'arrivée de la saison hivernale propice à la propagation de la grippe.
    Mais son comportement durant la saison froide dans l'hémisphère nord est imprévisible; une inconnue de taille alors que les virus sont doués d'une forte capacité d'adaptation, cherchant par nature à contourner les obstacles qu'on leur oppose.
    "Il suffit de peu de chose pour que le virus acquière des capacités additionnelles de transmission -- et c'est d'ailleurs peut-être ce à quoi nous sommes en train d'assister sans le savoir", met en garde Alan Hampson président d'une commission de spécialistes australiens mise en place dans le cadre de la lutte contre la maladie.
    "Il se peut que, d'ici la venue de l'hiver dans l'hémisphère nord, le virus soit doué de capacités accrues de propagation", redoute-t-il.
    (©AFP / 26 juillet 2009 09h30)
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