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Grippe porcine : bilan toujours plus lourd en Amérique du sud

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    Grippe porcine : bilan toujours plus lourd en Amérique du sud

    BUENOS AIRES - Le bilan de la grippe porcine ne cesse de s'alourdir en Amérique du Sud, notamment en Argentine avec 137 morts, où plusieurs ministres de la Santé de la région se rencontrent mercredi afin de lutter ensemble contre l'épidémie.
    A la veille de cette réunion, les autorités argentines ont annoncé une hausse brutale de 43 nouveaux décès en trois jours dans le pays, devenu désormais le second le plus endeuillé au monde derrière les Etats-Unis (170) et devant le Mexique (124), selon des bilans nationaux.
    Cette expansion traduit la propagation du virus A (H1N1) dans l'ensemble du territoire sous l'effet de l'hiver austral, dont la rudesse favorise l'expansion de la maladie.
    "Ce que nous avons souffert dans la capitale il y a deux ou trois semaines s'est à présent transféré dans les provinces", a affirmé à l'AFP Hector Laplume, responsable du contrôle des infections à l'hopital public de Buenos Aires, où les consultations ont sensiblement diminué.
    Le nombre des patients confirmés s'élève à 3.056, même si le ministre de la Santé Juan Manzur a évoqué la semaine dernière le chiffre de 100.000 malades, déjà guéris dans leur immense majorité.
    Réunis à Buenos Aires, les ministres de six pays (Argentine, Brésil, Bolivie, Chili, Paraguay, Uruguay) doivent s'engager à oeuvrer en faveur d'une "harmonisation des mesures communes pour affronter la pandémie", selon un communiqué officiel.
    Les ministres pourront à cette occasion constater comment la psychose a transformé la capitale argentine, connue pour son bouillonnement culturel, en ville fantôme.
    Les salles de tango ont commencé à rouvrir timidement leurs portes après dix jours de fermeture, mais les habitants sont invités à maintenir les mesures de prudence comme se laver les mains fréquemment ou éviter les bises.
    Le ministre brésilien, José Gomes Temporao, a exhorté ses collègues à "partager les médicaments et les ressources pour soigner les patients", en soulignant la nécessité d'un "vaste plan régional".
    Avec plus de 200 morts, le sous-continent est l'une des zones les plus touchées par la pandémie qui a contaminé plus de 100.000 personnes et fait plus de 440 morts à l'échelle mondiale, selon les derniers chiffres de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).
    Au cours de leur réunion, les ministres d'Amérique du sud, l'une des régions où les inégalités sont les plus grandes de la planète, devraient aussi plaider pour une répartition équitable du futur vaccin, reprenant la recommandation de l'OMS au cours d'un récent sommet au Mexique.
    L'Uruguay, pays voisin de l'Argentine, a fourni mercredi un nouveau bilan de 15 décès liés au virus, qui a déjà fait 33 morts au Chili, sept en Colombie, cinq au Pérou, quatre en Equateur et le même nombre au Brésil, trois au Paraguay et deux en Bolivie.
    Dans la région, seuls le Venezuela, la Guyana, le Surinam et la Guyane française n'ont pas fait état de décès.
    "Le virus est totalement étendu et s'est pratiquement substitué à la grippe saisonnière", a affirmé à l'AFP Raquel Rosas, directrice des services épidémiologiques pour l'Uruguay.
    Plusieurs pays, comme l'Argentine, le Pérou et la Bolivie, ont décidé d'avancer les congés scolaires ou de limiter les spectacles, afin d'enrayer la propagation de la maladie.
    Le gouvernement argentin a même accordé des vacances forcées aux femmes enceintes et aux personnes fragiles.
    Au Pérou, quelque 15.000 médecins devaient organiser mercredi une marche de protestation pour exiger plus de moyens pour la lutte contre le virus.
    (©AFP / 15 juillet 2009 17h15)
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