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Comment L’AFRIQUE CENTRALE est-elle préparée ?

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    Grippe A/H1N1 : ZOOM : Comment L’AFRIQUE CENTRALE est-elle préparée ?
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    Actualité publiée il y a 4 jours <!-- RSPEAK_START -->
    CEEAC

    Face à la diffusion importante du virus, aux frontières de l’Afrique centrale, avec 37 premiers cas avérés en Afriques du nord et un premier cas en Ethiopie, les ministres de la Santé de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC) qui s’étaient réunis mi-mai à Kinshasa mettent en place des barrières sanitaires pour empêcher l'introduction de ce virus dans chacun des Etats notamment grâce à une réglementation des importations de produits à risques, à la sensibilisation des populations et au renforcement de la surveillance. Mais certains Etats n’ont pas encore les moyens de diagnostiquer le virus. <?XML:NAMESPACE PREFIX = O /><O:P></O:P>

    Les deux nouveaux cas importés en Algérie, sont venus s’ajouter aux 29 cas avérés en Egypte, aux 8 cas avérés au Maroc et au premier cas identifié, il y a 48 heures en Ethiopie. Le virus est aux portes de l’Afrique centrale par ailleurs confrontée au VIH et au paludisme alors que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime qu'un tiers de la population mondiale sera touchée. "Si l'épidémie se déclare en Afrique, son impact pourrait être plus grave", avait déclaré à la presse le directeur de l'OMS en Afrique, Luis Gomes Sambo, en marge d'une réunion à Addis-Abeba des ministres africains de la Santé.
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    Mi-mai, les représentants des Etats membres de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC) s’étaient réunis pour une session extraordinaire à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC) en session extraordinaire pour coordonner les politiques « locales » de prévention contre la pandémie de grippe A/H1N1. La session extraordinaire des ministres des pays concernés a été précédée des travaux des experts sous la présidence du ministre de la Santé publique de la République démocratique du Congo, Augustin Mopipi Mukulumanya. Ces politiques doivent faire face aux risques induits par la promiscuité, aux conditions hygiéniques précaires et à l’accès insuffisant à l’eau saine, au niveau élevé de pauvreté, aux frontières poreuses traversées par des migrants au fil des guerres civiles et à l’insuffisance de structures sanitaires.
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    Plusieurs mesures ont déjà été mises en place au niveau des aéroports, de la désinfection des fermes. Le Congo, le Cameroun, la République Centrafricaine, la Guinée Equatoriale, le Gabon, le Burundi sont déjà dotés de plans de préparation de lutte contre le virus A/H1N1. Au Gabon, le département gabonais de la Santé publique a déjà adopté des dispositions pour prévenir l'introduction du virus de la grippe A/H1N1 sur le territoire national au niveau des aéroports. Les Etats membres de la CEEAC( Congo Brazzaville, Gabon, Guinée Equatoriale, République Centrafricaine, République Démocratique du Congo, Tchad), ainsi que les représentants de l'Angola, du Burundi, du Cameroun et de Sao Tomé et Principe, se sont engagés à renforcer les comités nationaux de gestion des épidémies et mettre à jour leurs plans de lutte, à renforcer la surveillance de la grippe dans le cadre des systèmes nationaux de surveillance existants, à renforcer les stocks d’antiviraux (Tamiflu®) mais aussi les équipements de protection, le matériel de transport des échantillons et les capacités des laboratoires.
    L'OMS a commencé à livrer, en moyenne, à chaque pays africain… 1.000 doses de Tamiflu®, ce qui reste négligeable comparé aux besoins éventuels du continent.
    L’information des populations sur les mesures d’hygiène est également en cours avec l’aide des médias locaux, de la société civile, des leaders d'opinion et des confessions religieuses.
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    Au Congo, si aucun cas n'a encore été notifié, dans la province du Katanga, deux personnes ont présenté, vendredi 19 juin, des signes de grippe et ont fait l’objet de prélèvements qui ont été envoyés en Afrique du Sud au laboratoire de National Institute of Communicable Diseases (NICD).la mise en place d'un plan de surveillance épidémiologique est en cours sous la direction du nouveau directeur général de la santé, le Pr Alexis Elira D'Okiékias. 46 agents de surveillance sont actuellement formés. 450 agents de santé sont répartis dans les zones frontalières. Mais le Congo ne fermera pas ses frontières. Le Comité national de lutte du Congo contre les épidémies, ses quatre autres sous-comités techniques et tous les laboratoires congolais qui ont la capacité de rechercher les virus grippaux sont mobilisés.
    Aucun cas de grippe A(H1N1) n'a jusqu'ici été confirmé sur le continent africain mais l'OMS fait état de cinq cas potentiels, un au Bénin et quatre aux Seychelles.
    Le laboratoire national de santé publique de Brazzaville n’est pas encore « capable » de diagnostiquer le virus : «Dans une quinzaine de jours, le laboratoire national sera pleinement opérationnel et capable de détecter le virus.» a déclaré le Directeur du laboratoire.
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    Les recommandations d’hygiène ont été rappelées par la ministre de la santé, Emilienne Raoul, le 13 juin dernier «Je voudrais m'adresser à chacun de vous qui m'écoutez, aux enfants dans les écoles, aux femmes dans les marchés, aux travailleurs dans les administrations publiques et privées, aux paysans, à tous ceux qui vivent dans les zones rurales, lavez-vous souvent les mains à l'eau et au savon après avoir toussé ou éternué, couvrez-vous la bouche et le nez lorsque vous toussez ou que vous éternuez, et servez-vous d'un mouchoir ou de votre manche. Ne vous couvrez pas la bouche de votre main nue, car votre main sera alors infectée, ce qui facilitera la transmission du virus. Jetez le mouchoir dans une poubelle».
    Le Congo a reçu, quant à lui, 12.000 doses de Tamiflu® de l’OMS.
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    Au Kenya, les autorités sanitaires annoncent que le pays n'a pas la capacité de diagnostiquer cette maladie mortelle. Si un cas suspect de grippe se présente, le Centre d'études sur la grippe de l'Institut de recherches médicales du Kenya (KEMRI) déclare que le spécimen devra être adressé aux laboratoires de l'Organisation mondiale de la santé à Atlanta, aux USA pour examen. Le Kenya a toutefois passé commande de l'équipement nécessaire pour pouvoir diagnostiquer sur place le virus A/H1N1. Le ministre kenyan de la Santé publique, Beth Mugo, a annoncé que tous les visiteurs du pays en provenance de pays où la grippe porcine est confirmée seraient examinés au port d'entrée.<O:P></O:P>
    La surveillance est renforcée sur les huit provinces administratives du pays. Afin d’éviter toute confusion, entre grippe A et grippe saisonnière, la population est invitée à se faire vacciner contre la grippe saisonnière.
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    En Ethiopie, plus au Nord, rappelons que deux jeunes filles sont infectées par le virus, a annoncé le Ministre de la santé, vendredi 19 juin. Leur état serait satisfaisant. <O:P></O:P>
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    Rappel de la situation en Afrique du Nord<O:P></O:P>
    En Tunisie, les autorités tunisiennes ont pris des dispositions préventives au niveau des différents points de transit. Mongi Hamrouni, directeur du service des soins de santé de base au ministère de la santé publique tunisien, a souligné, vendredi 19 juin que ces dispositions s'inscrivent dans le cadre du programme de prévention et de vigilance mis en place par le comité technique national constitué dès l'apparition de cas de grippe A/H1N1. <O:P></O:P>
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    En Algérie, était signalé dimanche 21 juin un second cas de grippe A-H1N1. Le Ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme Hospitalière (MSPRH) informe que les services du laboratoire de référence de l’Institut Pasteur d’Algérie (IPA) ont bien confirmé ces deux premiers cas de grippe A/H1N1 sur la personne d’une ressortissante algérienne arrivée à Alger, le mardi 16 juin 2009 et de l'un de ses deux enfants. Le plan anti-pandémie est en place.

    Le bureau de l’OMS pour l’Afrique centrale, basé en République démocratique du Congo prépare un nouveau plan qui intègrera sur un an les stratégies recommandées par la conférence extraordinaire des ministres de la santé de la CEEAC. <O:P></O:P>
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    Sources : OMS (Visuel : usine de médicaments en Ethiopie et vignette), Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC)- mise en ligne Yann-Mikaël Dadot, Santé log, le 23 juin 2009
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