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H1N1: l'impact sur l'économie française difficile à évaluer dans l'immédiat

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    H1N1: l'impact sur l'économie française difficile à évaluer dans l'immédiat

    PARIS - L'impact d'une éventuelle pandémie de grippe A (H1N1) sur l'économie française est difficile à évaluer à ce stade de l'épidémie car tout dépend de l'ampleur qu'elle prendra, selon le ministère de l'Economie.
    "Il y a énormément d'incertitudes en termes de modélisation économique, tout dépend de l'ampleur du choc", explique-t-on à Bercy. Même si "un certain nombre de travaux ont été réalisés", il s'avère "difficilement possible de calculer un effet précis sur la croissance" à ce stade.

    "Dans tous les cas de figure, l'effet économique d'une pandémie de grippe ne sera significatif que si le nombre de personnes malades est important, ce qui n'est pas le cas pour l'instant", relève-t-on. "Tant que le nombre de porteurs du virus est limité, l'effet économique est faible, voire nul".

    Une "cellule de continuité économique" est activée à Bercy depuis le 30 avril pour préparer la gestion d'une crise liée à une éventuelle pandémie de grippe, en assurant à la fois la sécurité de la population et la poursuite des activités économiques.

    Cette cellule suit plusieurs secteurs: banques et finance, recettes et dépenses de l'Etat, distribution et industrie, poste et télécommunications, énergie et communication.

    Selon la Banque Mondiale, la pandémie pourrait se solder par une baisse du produit intérieur brut mondial de 0,7% à 4,8% en fonction de sa gravité. Ces calculs sont toutefois fondés sur de précédentes estimations sur l'impact économique de la grippe aviaire à partir des grandes pandémies passées.

    Si les taux d'infection se mettaient à grimper, la pandémie pourrait même saper les chances d'une reprise de l'économie planétaire cet automne, estime le cabinet britannique Oxford Economics.

    A Bercy, les experts insistent sur la nécessité de distinguer une pandémie mondiale, frappant simultanément et massivement en plusieurs points du globe, et des pandémies localisées géographiquement et échelonnées.

    "Si l'effet est concentré dans une zone géographique, cela affecte l'économie de cette zone mais ne touche qu'indirectement l'économie des autres zones, essentiellement par les canaux du commerce", expliquent-ils.
    L'épidémie de grippe aviaire en Asie a ainsi "ralenti un peu et temporairement la croissance asiatique, mais n'a pas eu d'effet massif sur la croissance en Europe ou en France", rappelle le ministère.

    Si la pandémie de grippe porcine touchait directement la France, elle aurait surtout des effets défavorables "sur l'offre", en raison de l'absentéisme dans les entreprises, des éventuelles restrictions sanitaires sur les déplacements ou des dysfonctionnements dans les transports.
    En revanche, l'impact sur la consommation, traditionnel moteur de la croissance française, serait "limité", estime Bercy.

    (©AFP / 21 juillet 2009 08h21)
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