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Les Européens s'inquiètent de l'impact économique de la grippe A

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  • Les Européens s'inquiètent de l'impact économique de la grippe A

    Les Européens s'inquiètent de l'impact économique de la grippe A

    LE MONDE | 20.07.09 | 14h53 • Mis à jour le 20.07.09 | 17h24
    <!-- ********************************* MAIN COLUMN ********************************* --> <script type="text/javascript" language="javascript"> function expandBarrePartager() { if($("#barrePartager").css("display")=="none") { $("#barrePartager").fadeIn("slow"); } else { $("#barrePartager").fadeOut("slow"); } } </script><script type="text/javascript"> if ( 'undefined' == typeof MIA) MIA = {}; MIA.Partage = { toggled: false, toggleSharing:function(){if(!MIA.Partage.toggled){ document.getElementById('shareTools').style.displa y='block';MIA.Partage.toggled=true}else{document.g etElementById('shareTools').style.display='none';M IA.Partage.toggled=false}}, ouvrirPopup:function(url,titre,parametres){ var expression = /[^*]width=([0-9]*)[^*]/; expression.exec(parametres); var popup_width=RegExp.$1; expression=/[^*]height=([0-9]*)[^*]/; expression.exec(parametres); var popup_height=RegExp.$1; var left=(screen.width-popup_width)/2; var top=(screen.height-popup_height)/2; var params=parametres+',top='+top + ',left='+left; var win=window.open(url,titre,params)} } </script> <table class="toolBox" id="toolBox" border="0" cellpadding="0" cellspacing="0"><tbody><tr><td class="tools"><table align="center" border="0" cellpadding="0" cellspacing="0"><tbody><tr><td colspan="5">
    </td></tr></tbody></table></td></tr></tbody></table> &#224; Londres
    Et si la grippe A(H1N1) venait contrarier les pr&#233;visions de sortie de crise les plus optimistes qui annoncent du mieux pour l'activit&#233; mondiale d&#232;s l'automne 2009 ? Beaucoup d'&#233;conomistes s'interrogent aujourd'hui sur ce sc&#233;nario qui d&#233;pend bien s&#251;r de la gravit&#233; de l'infection. Dans une note, les experts de la Banque mondiale estiment, par exemple, que le co&#251;t &#233;conomique de la pand&#233;mie pourrait varier de 0,7 &#37; &#224; 4,8 % du produit int&#233;rieur brut (PIB) mondial. La fourchette basse correspond &#224; une "catastrophe modeste", &#224; l'instar de la grippe de Hongkong de 1968 ; l'hypoth&#232;se haute, &#224; une "catastrophe s&#233;v&#232;re" du type de la grippe espagnole de 1918, qui avait fait entre 50 et 100 millions de morts.
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    Ce cercle vicieux risquerait aussi d'&#233;branler la confiance des investisseurs et des march&#233;s financiers, encore sous le choc de la crise &#233;conomique actuelle. Rien de tel pour inciter les m&#233;nages &#224; redoubler de prudence et &#224; &#233;pargner davantage. Bref, pour l'organisme anglais, tous les ingr&#233;dients pourraient &#234;tre r&#233;unis "pour plonger le monde dans la d&#233;flation", soit une crise profonde marqu&#233;e par une baisse g&#233;n&#233;rale et prolong&#233;e de la valeur des biens et des actifs.
    Un sc&#233;nario noir ? En tout cas le plus extr&#234;me. Les experts d'Oxford Economics expliquent avoir r&#233;alis&#233; leurs extrapolations &#224; partir des pand&#233;mies grippales pr&#233;c&#233;dentes, notamment la grippe asiatique (H2N2) de 1957 et celle de Hongkong (H3N2) en 1968, et surtout &#224; partir du Syndrome respiratoire aigu s&#233;v&#232;re (SRAS) qui a frapp&#233; l'Asie en 2003, ann&#233;e o&#249; "le nombre de touristes &#233;trangers &#224; destination de Hongkong a baiss&#233; de 60 %". Et encore, pr&#233;cisent-ils, en 2003, l'&#233;conomie mondiale n'&#233;tait pas aussi mal en point qu'aujourd'hui, et l'activit&#233; &#233;tait repartie rapidement.
    L'&#233;tude se penche plus particuli&#232;rement sur le cas britannique, pays europ&#233;en le plus touch&#233; par la pand&#233;mie.
    Sur les sept derniers jours, le nombre de morts li&#233;es au virus H1N1 a plus que doubl&#233;, pour atteindre 29 (26 en Angleterre, 3 en Ecosse). Tout comme celui des personnes qui pr&#233;sentent tous les sympt&#244;mes de la maladie - mais qui n'ont pas encore &#233;t&#233; officiellement diagnostiqu&#233;es comme atteintes par le virus -, qui s'est brutalement alourdie de 55 000 cas et d&#233;passe d&#233;sormais les 100 000.
    L'European Centre for Disease Prevention and Control, install&#233; &#224; Stockholm, d&#233;nombre 10 649 personnes officiellement atteintes de la grippe A(H1N1), sur un total de 15 774 cas r&#233;pertori&#233;s au sein de l'Union europ&#233;enne &#233;largie &#224; la Norv&#232;ge, la Suisse et l'Islande. Personne ne sait aujourd'hui expliquer cette particularit&#233; britannique, m&#234;me si l'intensit&#233; du trafic a&#233;rien qui passe par Londres n'y est pas &#233;trang&#232;re. British Airways et Virgin Atlantic n'embarquent d'ailleurs plus les passagers pr&#233;sentant des sympt&#244;mes de la maladie.
    Oxford Economics estime que le co&#251;t de la pand&#233;mie pourrait repr&#233;senter, en Grande-Bretagne, jusqu'&#224; 5 % du PIB, alors que le pays affronte actuellement sa plus grave r&#233;cession depuis la seconde guerre mondiale. Le gouvernement de Gordon Brown a beau assurer que la Grande-Bretagne est le pays "le mieux pr&#233;par&#233;" &#224; la lutte contre la pand&#233;mie, sa communication est plus alarmante que rassurante. Le minist&#232;re de la sant&#233; a demand&#233; au National Health Service (NHS), le service de sant&#233; public britannique, de se mettre en ordre de bataille pour faire face &#224; 65 000 d&#233;c&#232;s. Il ne s'agit pas d'une pr&#233;vision, ont assur&#233; ses porte-parole, mais d'un sc&#233;nario catastrophe qui verrait &#224; l'automne 30 % de la population - et 50 % des enfants - atteinte de la grippe porcine.
    Dans ce contexte, les femmes enceintes et les enfants - particuli&#232;rement touch&#233;s par le virus - se voient conseill&#233; de rester &#224; la maison. Le ministre de l'&#233;ducation a, pour sa part, annonc&#233; que des &#233;coles pourraient &#234;tre ferm&#233;es d&#232;s la rentr&#233;e. D'autant que la p&#233;riode de vacances scolaires qui d&#233;bute dans les prochains jours est propice aux d&#233;placements et &#224; la contagion. Si la tendance actuelle se confirme, "nous pourrions voir plus de 100 000 cas par jour d'ici &#224; la fin ao&#251;t, mais j'insiste, ce n'est qu'une projection", a r&#233;cemment d&#233;clar&#233; Andy Burnham, le ministre de la sant&#233;. En septembre, un salari&#233; sur huit pourrait &#234;tre contraint de rester chez lui, selon les projections de ses services. Le pays n'est pas &#233;quip&#233; pour affronter un ph&#233;nom&#232;ne d'une telle ampleur. On ne sait pas quand les 132 millions de doses de vaccin contre le virus H1N1 que la Grande-Bretagne a command&#233;es pour traiter ses 60 millions d'habitants seront disponibles. Les h&#244;pitaux seront vite satur&#233;s.
    Face &#224; cette mont&#233;e de l'inqui&#233;tude et des risques &#233;conomiques, gouvernements et entreprises sont en alerte (Le Monde du 16 juin).En France, le minist&#232;re de l'&#233;conomie a install&#233; depuis d&#233;but mai une "cellule de continuit&#233; &#233;conomique". Aux Etats-Unis, les experts des services am&#233;ricains de sant&#233; et de vaccination tiendront une r&#233;union d'urgence le 29 juillet pour mettre en place un plan de vaccination contre la grippe A(H1N1) &#224; l'automne. Il est vrai que six Am&#233;ricains sur dix, selon un sondage r&#233;alis&#233; mi-juillet par l'universit&#233; d'Harvard, craignent une r&#233;surgence de la maladie, 43 % redoutent d'avoir des pertes de revenus et 25 % de perdre leur emploi s'ils sont contraints de rester chez eux.
    Un taux d'absent&#233;isme &#233;lev&#233; &#224; l'automne est en tout cas une hypoth&#232;se largement prise en compte par les grands groupes qui s'&#233;quipent en masques et en antiviraux, et r&#233;fl&#233;chissent au d&#233;veloppement du t&#233;l&#233;travail. Les PME seraient plus &#224; la tra&#238;ne. A Londres, la f&#233;d&#233;ration des petites entreprises pense que 120 000 PME pourraient &#234;tre contraintes de suspendre leur activit&#233; en raison de la pand&#233;mie.
    <hr> A Consulter : l'&#233;tude d'Oxford Economics.
    Marie-B&#233;atrice Baudet et Virginie Malingre
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