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Comment la mort a changé Steve Jobs

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  • Comment la mort a changé Steve Jobs

    Modifié le 06-10-2011 à 10h04
    Je réagis | 3418 lu
    Temps de lecture : 4 minutes

    Comment la mort a changé Steve Jobs

    LE PLUS. Pour formuler son hommage à Steve Jobs, Benoît Raphaël, entrepreneur et consultant sur le Web, a choisi de tisser son portrait à travers ses citations les plus marquantes.

    > Par Benoît Raphaël Co-fondateur du Plus
    Edité par Hélène Decommer

    Steve Jobs est mort. Je l'ai appris par quelques mots envoyés sur mon iPhone. On a déjà beaucoup dit sur lui, depuis sa démission en août dernier. Inutile d'alourdir un livre d'hommages déjà saturé.


    Steve Jobs en juin 2011, à San Francisco (KIMIHIRO HOSHINO)

    Alors j'ai simplement glané quelques unes de ses citations les plus marquantes. A travers ses mots toujours élégants, percutants, au-delà du génie industriel, se tisse le portrait d'un créateur fulgurant. Un façonneur bien particulier : un homme confronté à la mort depuis des années, une épée de Damoclès qui a profondément changé sa façon de concevoir son rôle.

    Un homme confronté à la mort, mais également aux usages et aux défis de notre époque, auxquels il a amené sa signature. En écoutant sa "voix intérieure". Steve Jobs a eu le privilège immense de dessiner un coin de nos modes de vie et de tisser une ligne, un style, sur les objets charnières de l'évolution des sociétés modernes.

    "Malheureusement, ce jour est venu"

    Sa lettre d'adieu au board et à la communauté d'Apple, en août dernier, était aussi sobre et élégante que le sont ses produits, ou plutôt l'esprit qui souffle à travers la lettre de ses produits. Vous pouvez la lire ici, j'en retiens ces mots :

    "J'ai toujours dit que s'il venait un jour où je ne ne serais plus en mesure de répondre à mes devoirs et aux attentes en temps que président d'Apple, je serais le premier à vous le faire savoir. Malheureusement, ce jour est venu." (Lettre de Steve - 2011)

    Des mots que je ne peux m'empêcher de connecter avec cette autre citation, tirée de sa célèbre leçon de Stanford, en 1985. Steve venait juste de sortir d'un premier cancer :

    "Me rappeler que je serai bientôt mort a été la chose la plus importante qui me soit arrivée pour m'aider à faire des grands choix dans ma vie. Parce que presque tout, tout ce que vous disent les autres, toute la fierté, toute la peur de l'embarras ou de l'échec - ces choses s'effondrent devant le visage de la mort, ne vous laissant que ce qui est vraiment important.
    Vous rappeler que vous allez mourir est le meilleur moyen d'éviter le piège de penser que vous avez quelque chose à perdre. Vous êtes déjà nu. Il n'y a pas de raison de ne pas suivre votre cœur. Restez affamés, restez fous." (Stanford University - 1985)

    Sur la mort, il y a aussi cette phrase toute simple :

    "Être l'homme le plus riche du cimetière ne m'intéresse pas. Aller coucher le soir en me disant que j'ai fait des choses extraordinaires aujourd'hui, voilà ce qui compte" (Wall Street Journal - 1993)

    "Les bons artistes copient, les grands artistes volent"

    /.../

    http://leplus.nouvelobs.com/contribu...teve-jobs.html

  • #2
    Re: Comment la mort a changé Steve Jobs

    Portfolio

    Steve Jobs, trente-cinq ans d'un patron au génie déroutant

    LEMONDE.FR | 25.08.11 | 13h56 • Mis à jour le 06.10.11 | 09h33

    Voir la galerie de photos commentées en suivant le lien

    http://www.lemonde.fr/technologies/p...ens_id=1581777

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    • #3
      Re: Comment la mort a changé Steve Jobs

      Apple Store à Ginza, Tokyo
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      • #4
        Re: Comment la mort a changé Steve Jobs

        Publié le 07 octobre 2011 à 05h00 | Mis à jour à 05h00

        Annie Morin
        Le Soleil

        (Québec) «L'outil le plus important que j'aie trouvé pour m'aider à prendre de grandes décisions, c'est de me souvenir que je serai bientôt mort.»

        Steve Jobs a livré en 2005 un discours culte qui faisait fureur, hier, dans Internet. Invité à prendre la parole lors la collation des grades de l'Université Stanford, en Californie, le cofondateur d'Apple parle aux étudiants de sa vie et de la vie en général sur un ton éminemment personnel.

        Il y raconte trois histoires. La première fait le lien entre son adoption alors qu'il était bébé et sa qualité de décrocheur à l'âge universitaire. Un rôle qui, dit-il, l'a préparé à sa fulgurante carrière.

        /.../

        La troisième histoire est plus «mélodramatique», de son propre aveu, mais en même temps porteuse de tous les espoirs. C'est là qu'il parle du cancer du pancréas - qui finira par le tuer - et de sa qualité de mortel dont il a toujours été conscient, allant même jusqu'à dire que «la mort est probablement la meilleure invention de la vie».

        «Votre temps est limité, alors ne le perdez pas à vivre la vie de quelqu'un d'autre. Évitez d'être piégé par le dogme, c'est-à-dire vivre sur les résultats des pensées des autres. Ne laissez pas votre voix interne être noyée par le bruit des opinions des autres. Et plus important que tout, ayez le courage de suivre votre coeur et votre intuition. Eux savent déjà ce que vous voulez réellement devenir. Tout le reste est secondaire», dit-il aux jeunes gens rassemblés devant lui.

        /.../

        http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/...-vie-aussi.php

        Comment


        • #5
          Re: Comment la mort a changé Steve Jobs


          Un admirateur de Steve Jobs a laissé ce message, où la croquée de la pomme est remplacé par le profil du visionnaire, sur la fenêtre d'un Apple Store de Seattle. AP
          http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/...-vie-aussi.php


          Photo Reuters

          http://lapresseaffaires.cyberpresse....6_article_POS1

          Comment


          • #6
            Re: Comment la mort a changé Steve Jobs

            Steve Jobs, mon ami...
            Point de vue | | 07.10.11 | 13h39 • Mis à jour le 07.10.11 | 15h39

            par Steve Wozniak, cofondateur d'Apple

            C'est grâce au Cream Soda Computer (première sorte d'ordinateur) que j'ai rencontré Steve Jobs au début des années 1970. J'avais quatre ans de plus que lui, si bien qu'on ne se fréquentait pas au lycée. Steve était plus de l'âge de mon ami Bill Fernandez. Un jour, celui-ci m'a dit : "Hé, je connais un type que tu devrais rencontrer. Il s'appelle Steve aussi. Il adore les blagues et l'électronique, comme toi."

            Il l'a donc invité chez lui. On est simplement restés pendant des heures, assis sur le trottoir devant la maison de Bill à échanger des récits de guerre, les farces qu'on avait faites, mais aussi les expériences électroniques qu'on avait menées. On avait tellement de choses en commun. En général, j'avais du mal à expliquer les petits dessins d'ordinateurs que je faisais, mais Steve a compris le truc tout de suite. Je l'aimais bien. Il était du genre maigrichon, mais plein d'énergie.

            Steve est venu dans le garage pour examiner l'ordinateur pendant qu'on lui expliquait son fonctionnement. Je voyais bien qu'il était impressionné. En construisant un ordinateur de A à Z, on avait prouvé qu'il serait bientôt possible de posséder un ordinateur dans un petit espace. Steve et moi sommes vite devenus très proches, même s'il était encore au lycée et vivait un peu plus loin, à Los Altos, à quelques kilomètres de Sunnyvale. Bill avait raison : Steve et moi avions plein de choses en commun. On discutait d'électronique, de musique et aussi des blagues que nous avions faites. On a même fini par en faire quelques-unes ensemble. Ni Steve ni moi n'avons jamais oublié notre première rencontre. Par la suite, on devait devenir vraiment liés l'un à l'autre. Liés pour toujours. Mon but depuis le lycée était d'avoir un ordinateur à moi, programmable, dans un langage que j'avais imaginé être le FORTRAN.

            Pour moi, le début de la révolution informatique, celle qui a changé nos vies à tous, se situe à une date précise : celle de la toute première réunion d'un petit groupe de types bizarres, le Homebrew Computer Club, en mars 1975. Ses membres étaient fascinés par la technologie et ses applications. On se réunissait dans le garage d'un collègue au chômage, Gordon French. Cette réunion a été une telle source d'inspiration que j'ai aussitôt commencé à dessiner les plans d'un ordinateur qui serait plus tard connu sous le nom d'Apple I. J'ai montré mon petit projet à Steve Jobs, qui était venu une ou deux fois avec moi au Homebrew Computer Club. Il n'arrêtait pas de me demander si je pouvais assembler un ordinateur utilisable en partage de temps, comme les mini-ordinateurs qu'utilisait une entreprise locale appelée Call Computer. L'année précédente, Steve et moi avions vendu mon terminal Arpanet (l'ancêtre d'Internet) à cette entreprise, en lui donnant le droit d'en construire d'autres et de les commercialiser. "Bien sûr, ai-je dit à Steve. Je pense que c'est possible, mais ce n'est pas pour tout de suite."

            /.../

            http://www.lemonde.fr/idees/article/...ens_id=1581777

            Comment


            • #7
              Re: Comment la mort a changé Steve Jobs

              Un texte de Jacques Attali signé après le départ de Steve Jobs d'Apple. Ce texte fait le pont avec Une brève histoire de l'avenir et aussi «Demain, qui gouvernera le monde ?»

              *************

              Le monde, selon Jobs
              Paru dans L'Express | Publié dans Nouvelle Economie - 28 août 2011


              Le départ de Steve Jobs, quittant la direction opérationnelle d’Apple après une récidive d’un cancer surgi il y a plus de sept ans, est l’occasion de réfléchir au rôle des innovations dans l’Histoire.

              De tous temps, ce sont elles qui ont fait et défait les empires, depuis la roue, le joug, la métallurgie, le gouvernail d’étambot, l’imprimerie, la machine à vapeur et tant d’autres.

              Depuis que les Etats-Unis sont apparus sur la scène de l’Histoire, l’innovateur s’est très souvent confondu avec l’industriel qui met en oeuvre son innovation. Rockefeller, Edison, Ford, parmi d’autres, ont compris qu’une innovation devait d’abord servir un marché : celui des hommes d’abord avec l’automobile. Celui des femmes ensuite en envahissant la maison (réfrigérateur, machine à laver, télévision).

              Steve Jobs, figure tragique, surgie de nulle part, sans soutien d’aucune sorte, a, lui, compris avant tout le monde que le marché suivant, nécessairement mondial, serait celui des jeunes : distraire, communiquer, apprendre. Et qu’on ne pourrait les toucher que par des objets beaux, simples ; et en commençant par les aider à obtenir ce qu’ils aiment le plus au monde: la musique.

              D’autres ont développé pour cela des logiciels ; Jobs a, lui, compris qu’ils ne seraient rien sans les machines pour les utiliser. Il a compris aussi que l’avenir n’est pas, comme on l’a trop dit, à des sociétés post-industrielles, où domineraient les services, mais à des sociétés hyper-industrielles, où des services seraient transformés en objets industriels, créant le besoin de nouveaux services. Et il a produit ces machines nouvelles, c’est-à-dire les objets nomades dont les jeunes ont besoin. Et tous ceux qui, moins jeunes, veulent rajeunir en les utilisant.

              /.../

              Ainsi, Apple ne peut pas être une source d’innovation suffisante pour relancer la croissance, aussi longtemps que n’a pas lieu une révolution institutionnelle majeure, qui assurerait aux plus jeunes un revenu stable, comme le fut la fixation des salaires pour l’automobile ou les allocations familiales pour les biens d’équipement ménager. On en est loin, très loin, dans un monde où les jeunes sont, mondialement, les premières victimes du chômage. Et personne n’assurera à tous les jeunes du monde l’argent de poche nécessaire à l’achat de ces biens.

              /.../

              À lire dans son intégralité:

              http://www.attali.com/actualite/blog...nde-selon-jobs

              Steve Jobs, un homme qui pensait différemment

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