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Les goûters "varicelle" : une vraie mauvaise idée !

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    Les goûters "varicelle" : une vraie mauvaise idée !

    Le Point.fr - Publié le 14/11/2011 à 19:06 - Modifié le 14/11/2011 à 19:22

    Aux États-Unis, des parents s'organisent pour que leurs enfants "partagent" les virus de la varicelle, voire d'autres infections.

    La varicelle est une maladie très contagieuse. Aux États-Unis, des campagnes de vaccination de grande ampleur visent tous les jeunes enfants depuis 1995. Mais cela ne plaît pas toujours à leurs parents, notamment en raison des risques d'effets secondaires de la piqûre (poussées de fièvre, voire éruptions cutanées) et de leur rejet global de la vaccination. Selon une récente étude publiée dans la revue Pediatrics, près de 6 % d'entre eux refuseraient toute injection préventive et, parmi eux, certains opteraient pour une "contamination choisie", de leur progéniture. Les parents d'un enfant atteint organisent parfois des "goûters contaminants", pour refiler le virus aux gamins du quartier.

    Plus inquiétant encore, un trafic d'un nouveau genre serait en train de se développer, comme l'a récemment révélé L'Express : la vente de sucettes, mouchoirs ou vêtements provenant d'un jeune malade, pour en contaminer d'autres... De tels produits seraient proposés sur Internet, à des tarifs pouvant atteindre les 50 dollars (37 euros). Et un groupe sur Facebook intitulé "Find a pox party in your area" (trouvez un goûter varicelle près de chez vous), qui comptait plus de 1 000 membres, vient d'être fermé par les autorités américaines.

    "Franchement déraisonnable"
    ...
    "Proposer, sous prétexte que l'on refuse la vaccination, de faire contaminer ses enfants à un moment choisi avec des conséquences qu'on ne maîtrise pas totalement est franchement déraisonnable", s'insurge le professeur François Bricaire, chef du service des maladies infectieuses à l'hôpital Pitié-Salpêtrière (AP-HP Paris). Certes, autrefois dans les familles nombreuses, quand un enfant était malade, on le laissait avec ses frères et soeurs pour ensuite être débarrassé du problème. Il était difficile de faire autrement. "Mais là, c'est différent puisqu'il s'agit de provoquer la contamination. En gros c'est la maladie quand je veux. Mais on ne contrôle jamais une varicelle provoquée. Imaginez le drame pour les parents si leur enfant développe alors une encéphalite, un problème aussi exceptionnel que grave..."

    ...
    http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-d...1396144_57.php
    "Safety and security don't just happen, they are the result of collective consensus and public investment. We owe our children, the most vulnerable citizens in our society, a life free of violence and fear."
    -Nelson Mandela
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