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PALUDISME : La RÉSISTANCE du parasite vient en dormant

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    PALUDISME : La RÉSISTANCE du parasite vient en dormant
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    Actualité publiée il y a 0h10mn <!-- RSPEAK_START --> Antimicrobial Agents and Chemotherapy
    Depuis des décennies, la lutte contre le paludisme le plus grave se résume à un combat entre pharmacologues et son vecteur, le parasite Plasmodium falciparum, des générations de médicaments ayant progressivement rencontré des résistances aux molécules qui lui étaient opposées. Parallèlement, d’ailleurs, les moustiques vecteurs aussi, se révèlent peu à peu résistants aux insecticides. Une coalition de chercheurs du CNRS, de l’INSERM et du CHU de Toulouse explique, dans la revue Antimicrobial Agents and Chemotherapy de quelle façon P. falciparum contourne l'activité de l’artémisinine et de ses dérivés. Car la résistance du parasite à l’arsenal pharmacologique est le sujet de préoccupation majeure. <o:p></o:p>
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    Le paludisme à P. falciparum est la forme la plus pathogène, responsable des cas mortels, représentant 80 % des paludismes humains dans les zones tropicales d’Afrique, d’Amérique latine et d’Asie. Depuis une dizaine d’années, l’artémisinine (ART), substance d’extraction végétale (Artemisia), en est le traitement majeur, compte tenu des résistances rencontrées par les produits classiques, grâce à son activité sur toutes les espèces de P. falciparum, et a peu d'effets secondaires. L’associer à un autre antipaludique réduit considérablement le risque de résistance. Pour l’OMS, les associations médicamenteuses comportant de l'artémisinine ou ACT (Artemisinin based Combination Therapies) constituent le traitement le plus efficace contre le paludisme, avec un taux de guérison de 95 % :1.160 millions de doses d'ACT ont été utilisées en 2009.<o:p></o:p>
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    Les premiers cas de résistance à l’artésunate, le dérivé de l'ART le plus utilisé, ont été observés en juillet 2009 en Asie du Sud-Est. D’où l’intérêt de comprendre ce phénomène, auquel s’est attachée l’équipe de Françoise Benoit-Vical, chargée de recherche INSERM au Laboratoire de chimie de coordination du CNRS (une équipe abritée dans le Service parasitologie-mycologie du CHU de Toulouse), en tentant d’isoler de manière expérimentale des P. falciparum résistante à l’ART.<o:p></o:p>
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    Travail de précision, accompli fin 2009 : les scientifiques ont réussi à isoler une souche de P. falciparum résistante, la première qu’on ait pu cultiver in vitro. Poussant leurs investigations, ils ont montré que cette souche ART-résistante peut survivre en présence d’ART à une dose 7.000 fois plus élevée que la dose moyenne efficace sur les souches sensibles! De plus, cette souche, bien qu’obtenue en laboratoire, partage des caractéristiques avec les souches résistantes sur le terrain. <o:p></o:p>
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    L’état de “dormance”, un nouveau mode de résistance du parasite: pour déjouer l’action de l’ART, P. falciparum se met en un état de dormance, dit aussi quiescence, comme en hibernation : il survit au ralenti jusqu’à l’élimination du médicament, qu’il ne capte pas. Mais cet état végétatif ne s’observe qu’au tout premier stade du cycle de vie du parasite dans les globules rouges (stade ring 4)... En parallèle, une analyse menée avec une équipe des National Institutes of Health suggère que l’expression de certaines protéines impliquées dans le cycle du parasite serait modifiée au sein des souches résistantes. Des études complémentaires pourraient identifier les gènes codant l'acquisition de résistance à l’ART.<o:p></o:p>
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    Cette recherche a donc pu montrer un mécanisme de résistance original permettant de mieux comprendre le mécanisme de résistance aux antipaludiques, pour tester différentes solutions thérapeutiques : nouvelles molécules, nouvelles associations thérapeutiques, nouvelles cibles du parasite...<o:p></o:p>
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    Source : CNRS Communication. Françoise Benoit-Vical et coll., “Increased tolerance to artemisinin in Plasmodium falciparum is mediated by a quiescence mechanism”. Antimicrobial Agents and Chemotherapy, mai 2010, mise en ligne Yann-Mikael Dadot, Santé log, le 18 mai 2010 <o:p></o:p>
    (vignette GSK, visuel Institut Pasteur parasites du genre Plasmodium)
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