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Fièvre jaune

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  • Fièvre jaune

    Fièvre jaune - Ouragahio et Korhogo contaminés
    Coulibaly Zié Oumar


    La sous-préfecture de Ouragahio au centre-ouest de la Côte d'Ivoire et la ville de korhogo à plus de 500 km au nord de la Côte d'Ivoire en zone assiégée sont touchées, selon un communiqué de presse du bureau Abidjan de l'organisation mondiale de la santé (OMS), par une épidémie de fièvre jaune.


    A Korhogo, c'est un agent d'une organisation humanitaire, un homme âgé de 30 ans, et à Ouragahio, c'est une jeune fille de 16 ans qui ont été infectés.


    A en croire le communiqué de presse de l'OMS, les prélèvements effectués sur les deux cas ont été déclarés positifs par l'Institut Pasteur d'Abidjan et confirmés par celui de Dakar qui est le laboratoire de référence de l'OMS de la région africaine. On ne déplore aucune perte en vie humaine.


    L'OMS, poursuit le communiqué, appuie actuellement le ministère de la Santé pour les investigations épidémiologique, biologique et entomologique autour des cas dans les deux localités. Les équipes d'investigations de l'OMS et du ministère de la Santé se sont rendues sur le terrain avec une certaine quantité de vaccins anti-amarils pour circonscrire le problème dans les environs immédiats des malades. Des actions ont été prises également pour renforcer la surveillance épidémiologique.


    Par ailleurs, le ministère de la Santé de Côte d'Ivoire a sollicité, révèle le communiqué, l'OMS pour un appui technique, matériel et financier en vue de vacciner une population plus large dans les deux localités contre cette maladie. C'est pour cela qu'un appel de fonds d'urgence d'une valeur de 420 millions de francs FCFA a été lancé par le bureau Abidjan de l'OMS.


    Cet argent servira non seulement à acheter des vaccins et matériel de vaccination mais aussi à mobiliser les populations, à former le personnel de santé impliqué dans la gestion de cette épidémie et à conduire une grande campagne de vaccination de masse dans les deux districts. Il s'agira de vacciner, affirme le communiqué, environ 650.000 personnes à Korhogo et à Ouragahio.
    <!-- end story layout piece here --> <table border="0" cellpadding="0" cellspacing="0" width="455"> <tbody><tr><td align="center"> <hr align="left" size="1" width="95%"> </td></tr> <tr><td class="copy" align="center"> Copyright © 2006 Notre Voie. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com).</td></tr></tbody> </table>

  • #2
    Fièvre jaune - Ouragahio et Korhogo contaminés

    Merci à Toubib pour cette information sur la fièvre jaune. 650 000 personnes à vacciner, cela fait beaucoup de monde.

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    • #3
      Fièvre jaune - En Afrique

      FIÈVRE JAUNE EN CÔTE D'IVOIRE
      Organisation mondiale de la santé
      19 octobre 2006

      Le 5 octobre 2006, le Ministère de la Santé a notifié deux cas de fièvre jaune, un homme de 30 ans dans la ville de Korhogo et une jeune fille de 16 ans dans celle d'Ouaragahio, confirmés (par Elisa IgM) à l'Institut Pasteur d'Abidjan et par le laboratoire de référence régional, l'Institut Pasteur de Dakar. On n'a signalé aucun décès jusqu'ici.

      Avec l'assistance de l'OMS, le Ministère de la Santé a envoyé une équipe pluridisciplinaire, composée d'un virologiste, d'un épidémiologiste et d'un entomologiste, enquêter dans les deux villes. En conséquence, la surveillance a été intensifiée et une campagne de vaccination est prévue dans les zones affectées. Le Ministère de la Santé a demandé à la communauté internationale des fonds pour lancer cette campagne, ainsi que des vaccins auprès du Groupe international de coordination (ICG) pour l'approvisionnement en vaccin antiamaril.

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      • #4
        Fièvre jaune - Maladie virale émergente

        Fièvre jaune

        L’insuffisance de la couverture vaccinale



        La fièvre jaune est une maladie très ancienne, probablement d’origine africaine et dont le virus et le vecteur ont été introduits sur le continent américain. Elle a en partie freiné l’expansion coloniale. Il peut apparaître surprenant de la retrouver dans ce chapitre relatif au défi posé par les maladies virales. Il n’en est rien, la fièvre jaune est en recrudescence et constitue l’une des principales menaces des années à venir.

        La découverte du rôle d’Aedes aegypti comme vecteur du virus amaril en 1900 avait permis d’envisager l’éradication de cette maladie. Mais la mise en évidence d’un cycle selvatique faisant intervenir les singes et les moustiques mit fin à cet espoir.

        La mise au point de deux vaccins, l’un par une équipe française dirigée par Constant Mathis et Jean Laigret, dénommé vaccin neurotropique français (FNV), et l’autre par Max Theiler (souche 17D), allait jouer un rôle déterminant dans la lutte contre cette virose. Le vaccin FNV a été utilisé jusqu’en 1981, puis abandonné en raison de ses effets secondaires, notamment des encéphalites post-vaccinales observées lors des campagnes de masse.

        Ce vaccin, très employé dans les années 1950 en Afrique francophone, avait abouti à une quasi-disparition de la maladie. De nos jours, seul le vaccin 17D est utilisé.

        Cette victoire, obtenue par une lutte permanente, devait hélas être de courte durée. Dès le relâchement des campagnes de vaccination, une première alerte fut rapportée au Sénégal en 1965 à Diourbel : près de 20 000 personnes furent touchées, en particulier les enfants non vaccinés en raison de l’arrêt des campagnes de vaccination pendant les quatre années qui précédèrent l’épidémie. On assista par la suite à une fulgurante augmentation des cas dans les années 1980

        L’expansion et l’urbanisation de la maladie

        La période actuelle correspond à la réémergence de la fièvre jaune sur le continent africain. Toutefois, on observe que ces épidémies touchent exclusivement le milieu rural. Aucune épidémie en milieu urbain n’a été rapportée depuis 1927. Cette localisation rurale explique que, à l’heure actuelle, aucun cas de fièvre jaune n’a été rapporté dans les aéroports internationaux, contrairement au paludisme.

        L’étape suivante de l’histoire moderne de la fièvre jaune pourrait bien être l’apparition d’épidémies dans les grandes agglomérations d’Afrique de l’Ouest ou d’Amérique du Sud, où la faible couverture vaccinale associée à la présence du vecteur A. aegypti pourraient aboutir à de dramatiques épidémies.

        Deux alertes récentes illustrent le risque « d’urbanisation » de la maladie. Entre les mois de décembre 1997 et juin 1998, 18 cas de fièvre jaune, dont 5 décès, ont été rapportés à Santa Cruz (Bolivie). La ville compte près de 900 000 habitants, et les enquêtes sérologiques réalisées en 1997 ont révélé une faible couverture vaccinale.

        Dans la population, 41 % des adultes et seulement 3 % des enfants possédaient des anticorps contre la fièvre jaune. Il s’agissait de la première réapparition de la maladie dans cette ville après quarante-quatre ans. La réponse des autorités de santé boliviennes a été insuffisante, faute de moyens financiers : seulement 150 000 doses de vaccin ont été administrées. La couverture vaccinale des enfants reste très faible. En 2001 à Abidjan, capitale de la Côte d’Ivoire, une épidémie de fièvre jaune s’est déclarée pendant la saison des pluies. Au total, 34 cas, dont 7 décès, ont été signalés.

        Ces deux épidémies urbaines, de faible ampleur, résultent de l’introduction du virus à partir des régions rurales, où des épidémies sont régulièrement rapportées. On ne s’explique pas la faible amplitude de ces deux épidémies : il est possible que la transmission du virus en milieu urbain soit moins efficace qu’en milieu rural, ou peut-être les conditions optimales de l’amplification du virus au moment de son introduction n’étaient-elles pas réunies.

        Au Brésil, la menace est similaire ; de nombreux cas de fièvre jaune selvatique ont été rapportés ces dernières années : 38 cas en 1998, 45 cas en 1999, et une épidémie a éclaté en 2000 dans la région de Brasilia. La présence d’Aedes aegypti dans la capitale la rend vulnérable à un risque d’émergence d’une épidémie de fièvre jaune.

        Une fois présent dans les grandes villes, aussi bien en Afrique qu’en Amérique du Sud, le virus pourrait diffuser par le biais du transport aérien dans les différents pays infestés par le vecteur Aedes aegypti. En particulier, l’introduction du virus de la fièvre jaune en Asie constituerait une véritable catastrophe.

        L’expansion de la fièvre jaune en Asie ?

        Ce risque potentiel est-il réel ? Les vecteurs asiatiques de la dengue, Aedes aegypti et Aedes albopictus, sont aptes à répliquer le virus de la fièvre jaune et à le transmettre. Leur compétence vectorielle est similaire à celle des vecteurs d'Afrique, notamment A. aegypti.

        La quasi-totalité de la population n’est pas vaccinée contre la fièvre jaune (seules sont vaccinées les personnes amenées à voyager dans des zones d'endémie du virus amaril, ce qui représente une frange très faible de la population).

        L’hypothèse d’une protection induite par d'autres Flavivirus (virus de l’encéphalite japonaise et, surtout, virus de la dengue), qui créeraient une barrière immunologique à la diffusion du virus amaril, pourrait expliquer l’absence du virus sur le continent asiatique. Mais il n'existe pas de démonstration à l’appui de cette affirmation, couramment énoncée.

        Lorsqu'un sujet est infecté par un Flavivirus, il développe des anticorps protecteurs contre ce virus (protection homologue). Cette protection peut être obtenue par des vaccins – le vaccin FJ 17D en particulier induit des anticorps neutralisants pouvant persister plus de trente ans. Lors d'un contact avec un Flavivirus différent, on observe une réponse sérologique complexe avec apparition d'anticorps hétérologues, c'est-à-dire qui réagissent avec la quasi-totalité des Flavivirus.

        Toutefois, la présence d'anticorps hétérologues ne correspond pas pour autant à une protection vis-à-vis de l'ensemble des Flavivirus. C'est ainsi qu'un sujet peut présenter une infection due au virus de l’encéphalite japonaise, puis à la dengue sérotype 1, associée à un large panel d’anticorps contre les Flavivirus, et par la suite présenter une infection due à un autre sérotype de la dengue.

        Des résultats difficiles à interpréter

        L'étude expérimentale des relations entre Flavivirus produit des résultats ambigus et souvent difficiles à interpréter. En Afrique, où circulent de nombreux Flavivirus, les adultes possèdent tous des anticorps antiflavivirus et continuent à être infectés par des virus de ce groupe.

        Qu’en est-il des relations entre les virus de la dengue et de la fièvre jaune ? Une étude menée pendant près de vingt ans au Sénégal oriental, dans la station de Kédougou, a tenté de répondre à cette question. Cette étude, réalisée par l'institut Pasteur de Dakar et l'IRD, a montré la circulation séquentielle des virus FJ et dengue 2 chez les singes et chez les vecteurs.

        C'est ainsi que le virus de la dengue 2 a été isolé en 1981 et en 1982 lors de poussées épizootiques ; puis, en 1983, le virus de la fièvre jaune a été détecté à son tour dans cette même région selon un mode de circulation similaire.

        Ces données virologiques, complétées par des observations sérologiques qui confirment l'intense circulation des deux virus, démontrent donc que la circulation du virus de la dengue 2 n'empêche pas, dans la nature, celle du virus amaril.

        Les scientifiques réduits à formuler des hypothèses

        La protection hétérologue semble donc constituer un argument insuffisant pour expliquer cette réalité : l'absence de fièvre jaune en Asie. Si l’on pouvait apporter une réponse définitive à cette question, cela aurait d'importantes conséquences pour la prévention de ces deux arboviroses. Pour l'instant, nous en sommes réduits à formuler des hypothèses : la plus simple consiste à affirmer que si le virus de la fièvre jaune n'a jamais été introduit en Asie, c’est parce que les communications entre l'Ouest africain et l'Asie sont longtemps demeurées très limitées.

        Si cette hypothèse permet d'expliquer la réalité épidémiologique, la situation peut-elle évoluer ? Les grandes épidémies de fièvre jaune se produisent en Afrique de l'Ouest (Nigeria, Sénégal, Burkina, etc., avec une notable exception en 1968 pour l'épidémie d'Éthiopie). Ces pays sont relativement éloignés du continent asiatique.

        Mais la fièvre jaune a récemment été observée au Kenya, en 1993. Or, les échanges entre l'Afrique de l'Est et l'Asie, notamment l'Inde, deviennent fréquents, ainsi que les mouvements de populations humaines. Même si le Règlement sanitaire international prévoit que les ports et aéroports doivent être maintenus exempts d’Aedes aegypti dans un périmètre de 400 mètres, des enquêtes récentes ont montré que ce n’était pas le cas.

        C’est ainsi qu’en Inde, l’indice larvaire établi dans les aéroports est passé de 0 % en 1978 à 26,9 % en 2000 à Calcutta, de 0 % en 1977 à 60,7 % en 2000 à Delhi. Cette situation nouvelle peut permettre l'introduction du virus amaril sur le continent asiatique, où les conditions d’établissement du virus semblent réunies.

        Comme lors de l’introduction du choléra en Amérique du Sud en 1991, la fièvre jaune, si elle apparaissait en Asie, serait perçue par les populations autochtones comme une maladie nouvelle. C’est en se fondant sur cette évolution possible de la fièvre jaune que l’on peut la classer parmi les maladies virales émergentes.

        http://www.mpl.ird.fr/suds-en-ligne/...ne03B.htm#suds
        Quand une porte se ferme, une autre s'ouvre. (Miguel de Cervantès)
        Pour moi, l'idée de nation se dissout dans l'idée d'humanité. (Victor Hugo)

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        • #5
          Fièvre jaune

          FIÈVRE JAUNE: VASTE CAMPAGNE DE VACCINATION
          Communiqué, République Togolaise
          29 janvier 2007

          Une campagne massive de vaccination contre la fièvre jaune sera lancée dans deux semaines au Togo dans les régions des Savanes et de Kara.



          Trois cas ont été détectés et confirmés par les laboratoires dans ce secteur récemment.

          La dernière campagne importante remonte 1987.

          Celle qui s’étalera sur 9 mois concerne 1. 550.000 vaccinations. Elle est organisée conjointement par le ministère de la Santé en coopération avec l’OMS (Organisation mondiale de la santé), l’Unicef et la Croix Rouge togolaise.

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          • #6
            Fièvre jaune

            KONDI AGBA LANCE LA CAMPAGNE DE VACCINATION
            Communiqu&#233;, R&#233;publique Togolaise
            13 f&#233;vrier 2007

            Une vaste campagne de vaccination contre la fi&#232;vre jaune a &#233;t&#233; lanc&#233;e lundi &#224; Niamtougou et devrait couvrir les r&#233;gions des Savanes et de la Kara. Ces deux r&#233;gions ont &#233;t&#233; choisies en raison des cas d&#233;tect&#233;s dans ces localit&#233;s. Trois personnes touch&#233;es ces derni&#232;res semaines.



            "C'est une campagne qui va couvrir tout le territoire national. Et nous comptons tout boucler avant la prochaine saison des pluies", a indiqu&#233; le ministre de la Sant&#233; Charles Kondi Agba.

            La derni&#232;re campagne importante remonte &#224; 1987. C'est une op&#233;ration men&#233;e conjointement par le minist&#232;re de la Sant&#233; en coop&#233;ration avec l’OMS (Organisation mondiale de la sant&#233, l’Unicef et la Croix Rouge togolaise.

            La fi&#232;vre jaune est une maladie virale &#224; l'origine de vastes &#233;pid&#233;mies en Afrique et dans les Am&#233;riques.

            Les manifestations cliniques de l'infection peuvent aller de sympt&#244;mes b&#233;nins &#224; une maladie grave potentiellement mortelle.

            La maladie est due au virus de la fi&#232;vre jaune, ou virus amaril, qui appartient au groupe des flavivirus. En Afrique, il existe deux types g&#233;n&#233;tiques distincts (topotypes) en Afrique de l'Est et en Afrique de l'Ouest.

            Le virus est pr&#233;sent en permanence avec de faibles taux d'infection (situation d'end&#233;mie) dans certaines r&#233;gions tropicales d'Afrique.

            L'Afrique compte 33 pays &#224; risque totalisant 508 millions d'habitants, dans une zone s'&#233;tendant de 15&#176; de latitude Nord &#224; 10&#176; de latitude Sud.

            Source
            Last edited by Lyro; February 26th, 2007, 11:03 PM. Reason: Ajout de gras sur le titre.

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            • #7
              Fièvre jaune

              TOGO: UNE RIPOSTE CONTRE LA FIÈVRE JAUNE PAR LA VACCINATION
              Par Noël Kokou Tadégnon (Inter Press Service, Johannesburg)
              26 février 2007

              Lomé -- Le Togo mène depuis la semaine dernière une vaste campagne de vaccination de masse de quinze jours contre la fièvre jaune dont cinq cas ont été signalés dans la région septentrionale de ce pays d'Afrique de l'ouest, de cinq millions d'habitants.

              Cette opération est une riposte contre l'épidémie de la fièvre jaune et vise à vacciner gratuitement 1,5 million de personnes -- hommes, femmes et enfants âgés de neuf mois et plus. Mais les enfants de moins de neuf mois et les femmes enceintes ne sont pas concernées. L'apparition des cas de fièvre jaune dans le nord du Togo a inquiété les autorités médicales du pays, la maladie étant mortelle.

              "Depuis 1985 que j'exerce au Togo en qualité de médecin, jamais je n'ai vu de tels cas", a affirmé aux journalistes, Potchoziou Karabou, directeur régional de la santé de la Kara, une région située dans le nord, à 400 kilomètres de Lomé, la capitale togolaise. "La présence d'un seul cas d'infection constitue une menace", selon lui.

              Kodjo Bafdjo, neuf ans, élève dans le village de Nawaré situé dans le nord, a été sauvé de justesse par les médecins grâce à l'intervention du directeur de son école qui ne le voyait plus à l'école. Le directeur s'est rendu compte de l'absence prolongée de trois semaines de l'enfant à l'école et il a cherché à en savoir les raisons en allant voir ses parents, a raconté Bafdjo à IPS.

              Le directeur de l'école s'est alors rendu compte de la dégradation de l'état de santé de l'enfant, et a alerté les médecins de la localité qui ont diagnostiqué, après des analyses, que Bafdjo avait contracté la fièvre jaune.

              "Quand j'étais malade, je n'avais pas d'appétit, j'avais mal au ventre et j'avais le corps chaud, mais maintenant, je ne sens rien", a expliqué Bafdjo.

              "Il va mieux maintenant, mais il faut qu'il s'alimente normalement en glucide et protéine", a indiqué Dr Naba Adoukarou, un des médecins de la localité qui ont traité l'enfant. "Dès que ce cas a été détecté, nous avons installé des unités d'alerte dans la zone, et nos agents n'ont pas arrêté d'expliquer les manifestations de la maladie aux habitants des localités avant que la vaccination ne commence", a-t-il dit à IPS.

              La fièvre jaune est une maladie hémorragique, virale grave transmise à l'homme par la piqûre de moustiques porteurs du virus amaril appelé 'acedes aegypti', selon les spécialistes.

              "Elle n'est dépistée qu'après des analyses appropriées, mais les signes cliniques qui permettent de soupçonner la maladie chez une personne sont, entre autres, une fièvre forte, l'ictère, la jaunisse, les céphalées, la grippe et une hémorragie interne provoquant des vomissements de sang rouge, parfois teinté de noir", a expliqué à IPS, Dr Ibrahim Nassouri, responsable de la division épidémiologie au ministère de Santé du Togo.

              Selon Nassouri, la fièvre jaune entraîne la mort des victimes dans 50 pour cent des cas. "En raison de la gravité de cette maladie d'origine virale pour laquelle nous n'avons pas de médicaments mais pour laquelle nous avons un vaccin très efficace qui protège à 95 pour cent des cas pendant 10 ans, nous irons dans tous les hameaux reculés pour l'opération de vaccination".

              Charles Kondi Agba, ministre de la Santé du Togo, indique que la fièvre jaune réapparaît au Togo après plus de 20 ans. "Cette résurgence de la maladie est due au fait que les résistances immunitaires de la population se sont amoindries", a-t-il déclaré à IPS.

              La dernière campagne de vaccination de masse contre la fièvre jaune a été menée en 1987 et la proportion de personnes immunisées est de plus en plus faible, d'où un risque de contamination plus accentuée au niveau de la couche jeune de la population, explique le ministre.

              La vaccination constitue seul moyen de prévention et de protection contre cette maladie, et le vaccin contre la fièvre jaune a une durée de 10 ans, ajoute Agba. "Nous utilisons un matériel très particulier : les seringues autobloquantes".

              La campagne est un succès en raison de l'affluence autour des postes de vaccination. "Les gens ont compris le message et sortent massivement pour se faire vacciner", témoigne Naba Adoukarou, une femme ménagère du village de Nawaré.

              La campagne de vaccination a coûté environ 1,5 million de dollars, selon le gouvernement togolais qui déclare avoir reçu le soutien de différents partenaires dont le 'Global Alliance for Vaccination and Immunisation' (Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination), et l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

              L'OMS a dépêché une équipe médicale, en plus d'un important lot de vaccins et de seringues envoyés au Togo.

              Selon Dr Tankari Kadri, le représentant-résident de l'OMS au Togo, 200.000 cas de fièvre jaune ont été enregistrés dans le monde en 2006, avec plus 30.000 décès dont la majorité en Afrique.

              Les autorités sanitaires du Togo demandent, par voie de presse, à la population de se référer rapidement aux centres de santé en cas de fièvre, jaunisse ou de courbature.

              Par ailleurs, le ministère de la Santé estime qu'en plus de cette campagne de vaccination, la population devra désormais utiliser des moustiquaires imprégnées pour se préserver des piqûres de moustiques.

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              • #8
                Fièvre jaune

                .
                TOTO: POURSUITE DE LA CAMPAGNE DE VACCINATION

                27 février 2007 - Lome (XINHUA)
                La campagne de vaccination contre la fièvre jaune lancée dans les régions de la Kara et des Savanes du Togo se poursuit dans les préfectures du Haho et de Yoto, où un cas a été détecté, a-t-on appris lundi du site internet de la République togolaise.

                Rappelons qu'environ 1,3 million de personnes ont été vaccinés dans les régions de la Kara et des Savanes où trois cas avaient été décelés.

                Le ministre de la santé Charles Kondi Agba, ainsi que le représentant de l'OMS au Togo Kadri Tankari ont participé à cette nouvelle séance de vaccination.

                La dernière campagne importante remonte à 1987. C'est une opération menée conjointement par le ministère de la Santé en coopération avec l'OMS (Organisation mondiale de la santé), l'Unicef et la Croix Rouge togolaise.

                La fièvre jaune est une maladie virale à l'origine de vastes épidémies en Afrique et dans les Amériques.

                http://www.french.xinhuanet.com/fren...ent_394191.htm
                Quand une porte se ferme, une autre s'ouvre. (Miguel de Cervantès)
                Pour moi, l'idée de nation se dissout dans l'idée d'humanité. (Victor Hugo)

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                • #9
                  Mobilisation mondiale contre la fièvre jaune

                  Mobilisation mondiale contre la fièvre jaune
                  http://www.reliefweb.int/rw/RWB.NSF/...D?OpenDocument

                  GAVI a versé $58 millions pour prévenir cette maladie extrêmement contagieuse dans 12 pays d'Afrique de l'Ouest

                  16 MAI 2007 | GENÈVE -- Le lancement aujourd'hui de l'Initiative contre la fièvre jaune, pour laquelle l'Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination (GAVI) a versé $58 millions, réactive les efforts déployés pour endiguer cette maladie mortelle. Cette nouvelle initiative, présentée à l'Assemblée mondiale de la Santé, qui se tient actuellement à Genève, permettra de soutenir des campagnes de vaccination ciblées dans douze pays d'Afrique de l'Ouest menacés par une épidémie de fièvre jaune.

                  Des années 40 aux années 60, les campagnes de vaccination de masse organisées dans certains pays africains avaient permis de faire pratiquement disparaître la fièvre jaune. Cependant, alors que les campagnes de vaccination se sont faites plus rares, une génération de gens non immunisés contre la maladie est apparue et, dans les années 90, on avait atteint quelque 200 000 cas par an, dont 30 000 mortels, et des flambées commençaient à se produire en milieu urbain.

                  La fièvre jaune était redevenue un fléau et l'urbanisation croissante de l'Afrique laissait présager la menace d'une épidémie encore plus importante. L'OMS estime, par exemple, qu'à Lagos (Nigéria), un tiers environ de la population urbaine, soit jusqu'à 4,5 millions de personnes, pourrait contracter cette maladie extrêmement contagieuse.

                  Aujourd'hui, les $58 millions apportés par l'Alliance GAVI permettront de relancer la vaccination contre la fièvre jaune. Ces quatre prochaines années, les 12 pays les plus touchés par la maladie, qui se trouvent tous en Afrique de l'Ouest, pourront organiser des campagnes ciblées pour vacciner plus de 48 millions de personnes.

                  « Cette initiative marque un tournant à bien des égards. Aujourd'hui, les programmes de vaccination systématiques sont réservés aux enfants. Si on ne vaccine que les enfants, il faudra des décennies pour réduire le risque d'épidémie de fièvre jaune ou de propagation internationale de la maladie » a déclaré le Dr David Heymann, Sous-Directeur général de l'OMS chargé des maladies transmissibles.

                  « Mais aujourd'hui, grâce à la générosité de GAVI, l'initiative contre la fièvre jaune permettra de vacciner les populations à risque et donc de contrer rapidement la menace de flambées dévastatrices en Afrique et ailleurs dans le monde. Dans le cadre de cette initiative, nous renforcerons à court et à long termes les systèmes de soins de santé primaires en Afrique, la région la plus vulnérable », a ajouté le Dr Mike Ryan, Directeur du Département Alerte et action en cas d'épidémie et de pandémie (EPR) de l'OMS à Genève.

                  Michel Zaffran, secrétaire exécutif adjoint de l'Alliance GAVI, qui a annoncé la contribution de l'Alliance, a déclaré : « La fièvre jaune est une maladie particulièrement dangereuse qui, sous sa forme grave, peut être mortelle dans un cas sur deux. Toutes les tranches d'âge y sont exposées et la vaccination est notre principale arme contre l'apparition de cas et d'épidémies. La contribution de l'Alliance offre aux pays touchés des perspectives exceptionnelles et les oblige à protéger leurs populations. GAVI souhaite collaborer avec tous ses partenaires, au niveau mondial et sur le terrain pour assurer le succès de l'initiative contre la fièvre jaune en Afrique. »

                  Le vaccin antiamaril est souvent encore trop onéreux pour des pays confrontés à une multitude de problèmes de santé complexes pour chacun desquels il faut trouver une solution et, dans certains pays d'Afrique de l'Ouest, la couverture vaccinale est extrêmement faible. Ainsi, au Nigéria, elle était estimée à 36 % en 2005 alors qu'elle devrait atteindre au moins 60 % à 80 % pour éviter les infections et les épidémies.

                  L'intensification des mouvements de population en Afrique rend plus indispensable que jamais la vaccination contre la fièvre jaune. Maintenant que davantage de gens s'établissent en ville pour y travailler mais retournent de temps en temps dans leurs villages, les risques d'épidémie de fièvre jaune se multiplient », dit le Dr Sylvie Briand, responsable de projet dans le cadre de l'initiative contre la fièvre jaune au Département EPR de l'OMS.

                  Une campagne de vaccination menée récemment au Togo dans le cadre de l'initiative contre la fièvre jaune a montré qu'il était possible d'atteindre rapidement et efficacement même les populations les plus reculées et donc d'éviter que des cas isolés ne provoquent une épidémie. En décembre 2006, trois cas de fièvre jaune survenus au nord du Togo ont été notifiés à l'OMS. Comme la dernière campagne de vaccination de masse dans ce pays avait eu lieu en 1987, la population était considérée comme très exposée. En février 2007, le Ministère togolais de la Santé et l'OMS avaient vacciné plus d'1,5 million de personnes, avec le soutien financier de l'Alliance GAVI et de la Direction générale de l'aide humanitaire de la Commission européenne (ECHO) et le soutien technique de l'UNICEF et de plusieurs ONG. Une campagne similaire a ensuite été organisée dans deux districts du sud du Togo après la notification de deux cas de fièvre jaune fin janvier.

                  La contribution de l'Alliance couvrira les 12 pays les plus exposés à la fièvre jaune – le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, la Côte d'Ivoire, le Ghana, la Guinée, le Libéria, le Mali, le Nigéria, le Sénégal, la Sierra Leone et la Togo – et permettra de constituer un stock de 11 millions de doses de vaccins. Dans le cadre de cette initiative, les 12 États Membres concernés et l'OMS définiront les populations à vacciner afin à la fois de prévenir les flambées et d'endiguer les épidémies, ce qui permettra d'augmenter la couverture vaccinale.

                  À propos de la fièvre jaune

                  La fièvre jaune est une virose aiguë hémorragique transmise à l'homme par des moustiques vecteurs de l'agent infectieux. L'infection, parfois asymptomatique, peut être très grave. En cas de forme grave, la maladie est mortelle dans 20 % à 50 % des cas. Il n'existe pas de traitement antiviral spécifique mais il est possible de prévenir la fièvre jaune en administrant le vaccin « 17D », qui permet d'obtenir une immunité pendant au moins 10 ans.

                  La fièvre jaune est endémique dans les régions tropicales d'Afrique et d'Amérique du Sud, où 44 pays (33 en Afrique et 11 en Amérique du Sud) sont considérés à risque. On estime actuellement à 610 millions le nombre de personnes exposées à la fièvre jaune en Afrique.

                  Note à l'intention des journalistes

                  Les 12 pays participant à l'Initiative contre la fièvre jaune sont le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, la Côte d'Ivoire, le Ghana, la Guinée, le Libéria, le Mali, le Nigéria, le Sénégal, la Sierra Leone et le Togo.

                  Les ministères de la santé de ces 12 pays bénéficient du soutien financier et technique du Partenariat contre la fièvre jaune, créé en février 2006 et dont font maintenant partie l'OMS, l'UNICEF, l'Alliance GAVI, Médecins Sans Frontières, la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, l'Association pour la médecine préventive (AMP), le Programme de technologie appropriée pour la santé (PATH),la Direction générale de l'aide humanitaire de la Commission européenne (ECHO), les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) des États-Unis d'Amérique, le Réseau mondial OMS d'alerte et d'action en cas d'épidémie (GOARN) et l'Institut Pasteur. Il est encore possible de rejoindre le partenariat.

                  Les ministres de la santé des 12 pays concernés assisteront à une réunion technique consacrée à la fièvre jaune, qui se tiendra en marge de l'Assemblée mondiale de la Santé, le 16 mai 2007 à 18 h 00 à la Salle 22 du Palais des Nations à Genève. Des représentants de l'OMS, de l'UNICEF et de l'Alliance GAVI seront également présents. Les journalistes peuvent assister à la réunion et sont invités à la réception qui suivra. Après la réunion, ils pourront solliciter des interviews en tête-à-tête avec les ministres et les représentants d'autres organisations.

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                  • #10
                    Re: Mobilisation mondiale contre la fièvre jaune

                    Fièvre jaune : mobilisation mondiale

                    le 16-05-2007 17:45 | émis par : OMS Organisation Mondiale de la Santé

                    http://www.tv5.org/TV5Site/info/comm...?NPID=FR187752

                    Le lancement aujourd'hui de l'Initiative contre la fièvre jaune, pour laquelle l'Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination (GAVI) a versé $58 millions, réactive les efforts déployés pour endiguer cette maladie mortelle.
                    Cette nouvelle initiative, présentée à l'Assemblée mondiale de la Santé, qui se tient actuellement à Genève, permettra de soutenir des campagnes de vaccination ciblées dans douze pays d'Afrique de l'Ouest menacés par une épidémie de fièvre jaune.

                    Des années 40 aux années 60, les campagnes de vaccination de masse organisées dans certains pays africains avaient permis de faire pratiquement disparaître la fièvre jaune. Cependant, alors que les campagnes de vaccination se sont faites plus rares, une génération de gens non immunisés contre la maladie est apparue et, dans les années 90, on avait atteint quelque 200 000 cas par an, dont 30 000 mortels, et des flambées commençaient à se produire en milieu urbain.

                    La fièvre jaune était redevenue un fléau et l'urbanisation croissante de l'Afrique laissait présager la menace d'une épidémie encore plus importante.
                    L'OMS estime, par exemple, qu'à Lagos (Nigéria), un tiers environ de la population urbaine, soit jusqu'à 4,5 millions de personnes, pourrait contracter cette maladie extrêmement contagieuse.

                    Aujourd'hui, les $58 millions apportés par l'Alliance GAVI permettront de relancer la vaccination contre la fièvre jaune. Ces quatre prochaines années, les 12 pays les plus touchés par la maladie, qui se trouvent tous en Afrique de l'Ouest, pourront organiser des campagnes ciblées pour vacciner plus de 48 millions de personnes.

                    « Cette initiative marque un tournant à bien des égards. Aujourd'hui, les programmes de vaccination systématiques sont réservés aux enfants. Si on ne vaccine que les enfants, il faudra des décennies pour réduire le risque d'épidémie de fièvre jaune ou de propagation internationale de la maladie » a déclaré le Dr David Heymann, Sous-Directeur général de l'OMS chargé des maladies transmissibles.

                    « Mais aujourd'hui, grâce à la générosité de GAVI, l'initiative contre la fièvre jaune permettra de vacciner les populations à risque et donc de contrer rapidement la menace de flambées dévastatrices en Afrique et ailleurs dans le monde. Dans le cadre de cette initiative, nous renforcerons à court et à long termes les systèmes de soins de santé primaires en Afrique, la région la plus vulnérable », a ajouté le Dr Mike Ryan, Directeur du Département Alerte et action en cas d'épidémie et de pandémie (EPR) de l'OMS à Genève.

                    Michel Zaffran, secrétaire exécutif adjoint de l'Alliance GAVI, qui a annoncé la contribution de l'Alliance, a déclaré : « La fièvre jaune est une maladie particulièrement dangereuse qui, sous sa forme grave, peut être mortelle dans un cas sur deux. Toutes les tranches d'âge y sont exposées et la vaccination est notre principale arme contre l'apparition de cas et d'épidémies. La contribution de l'Alliance offre aux pays touchés des perspectives exceptionnelles et les oblige à protéger leurs populations. GAVI souhaite collaborer avec tous ses partenaires, au niveau mondial et sur le terrain pour assurer le succès de l'initiative contre la fièvre jaune en Afrique. »

                    Le vaccin antiamaril est souvent encore trop onéreux pour des pays confrontés à une multitude de problèmes de santé complexes pour chacun desquels il faut trouver une solution et, dans certains pays d'Afrique de l'Ouest, la couverture vaccinale est extrêmement faible. Ainsi, au Nigéria, elle était estimée à 36 % en 2005 alors qu'elle devrait atteindre au moins 60 % à 80 % pour éviter les infections et les épidémies.

                    L'intensification des mouvements de population en Afrique rend plus indispensable que jamais la vaccination contre la fièvre jaune. Maintenant que davantage de gens s'établissent en ville pour y travailler mais retournent de temps en temps dans leurs villages, les risques d'épidémie de fièvre jaune se multiplient », dit le Dr Sylvie Briand, responsable de projet dans le cadre de l'initiative contre la fièvre jaune au Département EPR de l'OMS.

                    Une campagne de vaccination menée récemment au Togo dans le cadre de l'initiative contre la fièvre jaune a montré qu'il était possible d'atteindre rapidement et efficacement même les populations les plus reculées et donc d'éviter que des cas isolés ne provoquent une épidémie. En décembre 2006, trois cas de fièvre jaune survenus au nord du Togo ont été notifiés à l'OMS. Comme la dernière campagne de vaccination de masse dans ce pays avait eu lieu en 1987, la population était considérée comme très exposée.
                    En février 2007, le Ministère togolais de la Santé et l'OMS avaient vacciné plus d'1,5 million de personnes, avec le soutien financier de l'Alliance GAVI et de la Direction générale de l'aide humanitaire de la Commission européenne (ECHO) et le soutien technique de l'UNICEF et de plusieurs ONG. Une campagne similaire a ensuite été organisée dans deux districts du sud du Togo après la notification de deux cas de fièvre jaune fin janvier.

                    La contribution de l'Alliance couvrira les 12 pays les plus exposés à la fièvre jaune - le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, la Côte d'Ivoire, le Ghana, la Guinée, le Libéria, le Mali, le Nigéria, le Sénégal, la Sierra Leone et la Togo - et permettra de constituer un stock de 11 millions de doses de vaccins. Dans le cadre de cette initiative, les 12 États Membres concernés et l'OMS définiront les populations à vacciner afin à la fois de prévenir les flambées et d'endiguer les épidémies, ce qui permettra d'augmenter la couverture vaccinale.

                    À propos de la fièvre jaune

                    La fièvre jaune est une virose aiguë hémorragique transmise à l'homme par des moustiques vecteurs de l'agent infectieux.
                    L'infection, parfois asymptomatique, peut être très grave. En cas de forme grave, la maladie est mortelle dans 20 % à 50 % des cas. Il n'existe pas de traitement antiviral spécifique mais il est possible de prévenir la fièvre jaune en administrant le vaccin « 17D », qui permet d'obtenir une immunité pendant au moins 10 ans.

                    La fièvre jaune est endémique dans les régions tropicales d'Afrique et d'Amérique du Sud, où 44 pays (33 en Afrique et 11 en Amérique du Sud) sont considérés à risque. On estime actuellement à 610 millions le nombre de personnes exposées à la fièvre jaune en Afrique.

                    Note à l'intention des journalistes

                    Les 12 pays participant à l'Initiative contre la fièvre jaune sont le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, la Côte d'Ivoire, le Ghana, la Guinée, le Libéria, le Mali, le Nigéria, le Sénégal, la Sierra Leone et le Togo.

                    Les ministères de la santé de ces 12 pays bénéficient du soutien financier et technique du Partenariat contre la fièvre jaune, créé en février 2006 et dont font maintenant partie l'OMS, l'UNICEF, l'Alliance GAVI, Médecins Sans Frontières, la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, l'Association pour la médecine préventive (AMP), le Programme de technologie appropriée pour la santé (PATH),la Direction générale de l'aide humanitaire de la Commission européenne (ECHO), les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) des États-Unis d'Amérique, le Réseau mondial OMS d'alerte et d'action en cas d'épidémie (GOARN) et l'Institut Pasteur. Il est encore possible de rejoindre le partenariat.

                    Les ministres de la santé des 12 pays concernés assisteront à une réunion technique consacrée à la fièvre jaune, qui se tiendra en marge de l'Assemblée mondiale de la Santé, le 16 mai 2007 à 18 h 00 à la Salle 22 du Palais des Nations à Genève.
                    Des représentants de l'OMS, de l'UNICEF et de l'Alliance GAVI seront également présents. Les journalistes peuvent assister à la réunion et sont invités à la réception qui suivra. Après la réunion, ils pourront solliciter des interviews en tête-à-tête avec les ministres et les représentants d'autres organisations.

                    © News Press 2007

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                    • #11
                      Séquençage du génome du moustique vecteur de la fièvre jaune

                      Séquençage du génome du moustique vecteur de la fièvre jaune
                      http://www.cyberpresse.ca/article/20...020/CPSCIENCES

                      Agence France-Presse
                      <TABLE style="BORDER-RIGHT: rgb(204,204,204) 1px solid; BORDER-TOP: rgb(204,204,204) 1px solid; FONT-SIZE: 10px; MARGIN: 10px; BORDER-LEFT: rgb(204,204,204) 1px solid; BORDER-BOTTOM: rgb(204,204,204) 1px solid" cellSpacing=0 cellPadding=0 align=right border=0><TBODY><TR><TD></TD><TD style="PADDING-RIGHT: 4px; PADDING-LEFT: 4px; PADDING-BOTTOM: 4px; PADDING-TOP: 4px"></TD></TR><TR><TD></TD><TD style="PADDING-RIGHT: 4px; PADDING-LEFT: 4px; PADDING-BOTTOM: 4px; PADDING-TOP: 4px"></TD></TR><TR><TD></TD><TD style="PADDING-RIGHT: 4px; PADDING-LEFT: 4px; PADDING-BOTTOM: 4px; PADDING-TOP: 4px"></TD></TR></TBODY></TABLE>
                      Une équipe internationale de chercheurs a séquencé le génome du moustique responsable de la transmission du virus de la fièvre jaune et de la dengue, selon une étude publiée jeudi dans la revue américaine Science.

                      Le séquençage du génome de l'Aedes aegypti devrait conduire au développement de nouvelles approches pour contrôler la propagation de ces maladies qui frappent surtout les régions intertropicales d'Amérique et d'Afrique.

                      Ces travaux devraient aussi permettre de faire des comparaisons avec le génome de l'Anopheles gambiae qui transmet le paludisme ainsi qu'avec celui de la mouche Drosophila melanogaster, ou mouche du vinaigre, l'un des plus anciens modèles de recherche génétique et cousine éloignée des deux moustiques.

                      Basés sur les résultats bruts du séquençage génétique de l'Aedes aegypti, ces chercheurs ont constaté un très grand nombre de similitudes avec le génome du moustique transmettant le paludisme. Les deux insectes diffèrent surtout par leur taille, leur densité génétique et la composition des familles de gènes.

                      Ces deux insectes représentent les deux principaux sous-groupes de moustiques et leurs différences devraient refléter des propriétés biologiques inhérentes telles que leurs capacités à transmettre certains pathogènes, relèvent ces généticiens.

                      La fièvre jaune contre laquelle il existe un vaccin depuis longtemps, frappe surtout l'Afrique avec 95% des 200 000 cas et 30 000 décès recensés annuellement dans le monde.

                      Les épidémies et les cas isolés s'y sont régulièrement accrus au cours des dernières années comme surtout au Mali et au Soudan en 2005.

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                      • #12
                        Re: Mobilisation mondiale contre la fièvre jaune

                        Fièvre jaune : vaste initiative lancée à Genève


                        Vacciner 48 millions de personnes contre la fièvre jaune. C’est l’objectif fixé par une initiative public-privé lancée à Genève et mobilisant près de 58 millions de dollars. Cette lutte vaccinale, présentée mercredi à Genève à l'assemblée annuelle de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), devrait concerner 12 pays d’Afrique : Le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, la Côte d'Ivoire, le Ghana, la Guinée, le Libéria, le Mali, le Nigeria, le Sénégal, la Sierra Leone et le Togo.


                        Cette campagne de vaccination contre la fièvre jaune sera officiellement financée par l'Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination (GAVI), un partenariat public-privé auquel participent notamment l'OMS, la fondation Bill et Melinda Gates, la Banque mondiale et des entreprises pharmaceutiques, expliquent nos confrères de 7sur7.be [1].


                        Selon la définition de l’OMS, la fièvre jaune est une maladie virale à l'origine de vastes épidémies en Afrique et dans les Amériques. Les manifestations cliniques de l'infection peuvent aller de symptômes bénins à une maladie grave potentiellement mortelle. Le qualificatif "jaune" s'explique par l'ictère ("jaunisse") qui s'observe chez certains malades. La maladie est due au virus de la fièvre jaune, ou virus amaril, qui appartient au groupe des flavivirus. En Afrique, il existe deux types génétiques distincts (topotypes) en Afrique de l'Est et en Afrique de l'Ouest.


                        « L'intensification des mouvements de population en Afrique rend plus indispensable que jamais la vaccination. Maintenant que davantage de gens s'établissent en ville pour y travailler mais retournent de temps en temps dans leurs villages, les risques d'épidémie se multiplient » estime le Dr Sylvie Briand, responsable de projet dans le cadre de l'initiative contre la fièvre jaune à l'OMS, cité par nos confrères du Figaro.fr [2]. Selon l’OMS, l'Afrique compte 33 pays à risque totalisant 508 millions d'habitants, dans une zone s'étendant de 15° de latitude Nord à 10° de latitude Sud [3].

                        La vaccination est à elle seule le moyen le plus important de prévention de la fièvre jaune. L'effet protecteur (immunité) est obtenu en une semaine chez 95% des sujets vaccinés. Une seule dose de vaccin protège pendant 10 ans et probablement pendant toute la vie. Plus de 300 millions de doses ont été administrées et les effets secondaires graves sont extrêmement rares. « Aujourd'hui, grâce à la générosité de Gavi, l'initiative contre la fièvre jaune permettra de vacciner les populations à risque et donc de contrer rapidement la menace de flambées dévastatrices en Afrique et ailleurs dans le monde », a précisé le Dr Mike Ryan, directeur du département Alerte et action en cas d'épidémie de l'OMS.

                        [1] Lancement d'une campagne de vaccination contre la fièvre jaune en Afrique.
                        [2] Relance de la lutte contre la fièvre jaune en Afrique.
                        [3] Organisation Mondiale de la Santé. Centre des Médias. Fièvre Jaune.

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                        • #13
                          Re: Fièvre jaune

                          Un nouveau, mais aussi très ancien, produit anti-moustiques


                          jeudi 21 juin

                          Pour repousser les moustiques, le produit le plus utilisé est le diéthyl-toluamide (DEET), sous-produit de l’industrie pétrochimique. Cependant, il existe une demande significative pour des substances naturelles motivée par des considérations environnementales.

                          Les populations locales utilisent traditionnellement une plante indigène, Lippia javanica, dont les branches fraîchement coupées peuvent être passées sur la peau, placées à l’entrée des zones habitées ou brûlées. Le Council of Scientific and Industrial Research (CSIR) a cherché à identifier les composés volatils répulsifs et à proposer une formulation pour leur utilisation.

                          L’huile essentielle de Lippia javanica, obtenue par distillation à la vapeur, a été soumise à diverses techniques analytiques : composés volatils en tête, chromatographie en phase gazeuse/spectrométrie de masse et essais biologiques. Ces essais mettent en évidence une grande variabilité des profils chimiques en fonction des aires géographiques de collecte. De plus, des plantes provenant de la même zone peuvent présenter des concentrations en espèces chimiques très différentes.

                          Les principaux chimiotypes présents dans Lippia javanica sont au nombre de trois : 1) Le type A contenant en proportions variables : cinéole-1,8, camphre, octénol-1, bornéol, camphène, limonène ; 2) Le type B contenant en proportions variables : a-phellandrène, e-ociménone ; et 3) Le type C contenant en proportions variables : b-caryophyllène, z-ociménone.

                          Des échantillons très différents de l’huile essentielle ont été soumis à des tests d’efficacité par le South African Bureau of Standards (SABS), en suivant un protocole rigoureux impliquant 30 moustiques Aedes aegypti, vecteurs de la fièvre jaune. Malgré les différences de composition, les résultats montrent une activité significativement supérieure par rapport aux produits répulsifs du marché. D’autre part, l’huile essentielle a été incluse dans des bougies comparées aux bougies à la citronnelle. La proportion de moustiques repoussés atteint 98% dans le cas de l’huile de Lippia javanica contre 40% pour la citronnelle.

                          Le produit a été enregistré pour exploitation au Ministère de l’Agriculture et sa commercialisation confiée à une filiale du CSIR, Ulwazi Botanicals Ltd. De plus, un accord de partage des bénéfices a été signé avec les porteurs du savoir traditionnel.

                          Lire ici.

                          Origine de l’article : BE Afrique du Sud numéro 15 (8/06/2007) - Ambassade de France en Afrique du Sud / ADIT.


                          http://www.biodiversite2007.org/breve.php3?id_breve=206

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