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RDC - Epidémie d'Ebola dans les provinces du Nord Kivu, de l'Ituri et Sud-Kivu

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  • Ituri : 17 cas positifs d’Ebola enregistrés en une semaine dans la zone de santé de Mangina

    Publié le mer, 23/10/2019 - 14:17 | Modifié le mer, 23/10/2019 - 14:17

    Dix-sept cas positifs d’Ebola ont été enregistrés depuis plus d’une semaine dans la zone de santé de Mandima en territoire de Mambasa (Ituri). Ces chiffres sont publiés ce mercredi par la coordination de riposte.

    Cependant, l’équipe de riposte déplore la persistance de la résistance dans certaines localités en territoire de Mambasa où les activités tournent au ralenti.
    ...
    Selon L’administrateur du territoire, certains jeunes ont saccagé mardi la maison d’un imam accusé de soutenir l’équipe de lutte contre Ebola. La police a tiré des coups de feu de sommations pour disperser la foule qui voulait s’attaquer aux agents de riposte. Cette manifestation était organisée après la mort, le même mardi, d’une femme au centre de traitement d’Ebola de Mambasa-centre.

    https://www.radiookapi.net/2019/10/2...ans-la-zone-de
    "Safety and security don't just happen, they are the result of collective consensus and public investment. We owe our children, the most vulnerable citizens in our society, a life free of violence and fear."
    -Nelson Mandela

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    • SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE
      EVOLUTION DE L’ÉPIDÉMIE DANS LES PROVINCES DU NORD-KIVU ET DE L’ITURI AU 23 OCTOBRE 2019

      Jeudi, le 24 octobre 2019
      • Depuis le début de l’épidémie, le cumul des cas est de 3.256, dont 3.139 confirmés et 117 probables. Au total, il y a eu 2.177 décès (2060 confirmés et 117 probables) et 1045 personnes guéries.
      • 486 cas suspects en cours d’investigation ;
      • 6 nouveaux cas confirmés, dont :
      • 2 cas au Nord-Kivu 1 à butembo et 1 à Kalunguta ;
      • 4 cas en Ituri à Mandima ;
      • 3 nouveaux décès confirmés, dont :
      • 1 décès communautaire en Ituri à Mandima ;
      • 2 décès des cas confirmés dans les CTE au Nord-Kivu, dont 1 à Butembo et 1 à Mabalako ;
      • Aucune personne guérie n’est sortie de CTE ;
      • Aucun agent de santé ne figure parmi les nouveaux cas confirmés. Le cumul des cas confirmés/probables parmi les agents de santé est de 161 (5 % de l’ensemble des cas confirmés/probables), dont 41 décès.



      ...
      ACTUALITÉS
      Organisation des obsèques à la coordination générale de la riposte à l’épidémie à la MVE à Goma
      • - La coordination générale de la riposte à l’épidémie à la Maladie à virus #Ebola a organisé ce jeudi 24 octobre 2019 à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu les obsèques de l’une des agents de la commission Vaccination, le Dr Munze Manke Julienne Judith, décédée mardi 22 octobre à 7h15 aux cliniques universitaires de Graben de Butembo suite à une courte maladie ;
      • - Une messe d’action de grâce a été organisée en mémoire de l’illustre disparue. Dans la suite des activités, il y a eu un témoignage ;
      • - Sa biographie a été lue par le coordonnateur général de la riposte à l’épidémie à la Maldie à virus #Ebola, le Prof. Steve Ahuka : Née à Kinshasa, le 10 octobre 1983, diplômée en médecine chirurgie et accouchement à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry en Guinée. Elle retourne à Kinshasa en mars 2011, où elle exerce comme médecin dans plusieurs formations de la ville. En 2014, elle rejoint le Programme national des urgences et actions humanitaires du ministère de la Santé, où elle exerce comme urgentiste. A ce titre, le Dr Judith a pris part à des nombreuses actions humanitaires pour les populations de la RDC et dans plusieurs pays voisins. Elle fut recrutée dans la prise en charge médicale des refoulés de Brazzaville en 2014. Elle fut également impliquée dans l’évaluation sanitaire sur la Trypanosomiase humaine africaine dans la province de l’Equateur
      • - Son corps a été rapatrié à Kinshasa à la fin de cette cérémonie. La dépouille mortelle de l’illustre disparue est arrivée mercredi à l’Hôpital provincial général de référence de Goma en provenance de Butembo.
      ...
      SURVEILLANCE AUX POINTS D’ENTRÉE
      • - Début de construction des dispositifs de screening de Point de contrôle (PoC) Biakato Mine dans la zone de santé de Mandina en Ituri ;
      • - Une équipe conjointe composée du Programme national de l’Hygiène aux frontières (PNHF), de l’Organisation internationale de migration (OIM) et Police des Nations-Unies (UNPOL) est descendue à Komanda en Ituri pour évaluer la situation sécuritaire des PoC stratégiques ;
      • - Par ailleurs, une autre mission conjointe a été organisée par la PNHF en collaboration avec l’OIM et OCHA sur l’axe Mbau-Mandina-MANGINA-Mandumbi et Biakato pour faire un état des lieux de ces PoC ;
      • - Quelques agents des services commis à la surveillance aux PoE/PoC ont été briefés afin de solliciter leur implication dans les activités de PoE/PoC (SC BUNIA).
      ...

      https://us3.campaign-archive.com/?u=...&id=145de3018d
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      • RDC : un animateur radio impliqué dans la lutte contre l'Ebola assassiné

        Depuis septembre, plusieurs radios de Mambasa ont décidé d'interrompre la diffusion des émissions sur la lutte contre la maladie à virus Ebola en raison de l'hostilité d'une frange importante de la population, affirme l'Observatoire de la liberté de la presse en Afrique.

        Agence France-Presse
        Publié hier à 14 h 56

        Un animateur de radio locale, impliqué dans la lutte contre la maladie à virus Ebola, a été assassiné dans le nord-est de la République démocratique du Congo, à la veille de l'introduction par les autorités d'un nouveau vaccin contre l'épidémie dans des zones où le virus ne s'est pas signalé.

        Vers 19 h samedi, des bandits non encore identifiés ont fait incursion chez un agent de la riposte contre Ebola à Lwemba, ils l'ont tué, blessé sa femme et incendié sa maison, a déclaré à l'AFP le général Robert Yav, commandant des Forces armées congolaises à Mambasa, dans la province de l'Ituri (Nord-Est).

        Le professeur Steve Ahuka, coordonnateur national de la riposte contre l'Ebola a également confirmé qu'un agent communautaire impliqué dans la lutte à Lwemba a été tué.

        La victime, Papy Mumbere Mahamba (35 ans), animait une émission au sujet d'Ebola sur la radio communautaire de Lwemba. En RDC, les radios locales restent l'un des meilleurs moyens d'informer les populations.

        Notre collègue Papy Mumbere Mahamba a été assassiné à son domicile par des inconnus munis d'armes blanches [...] Il revenait de la radio où il animait une émission sur la lutte contre Ebola, a déclaré à l'AFP Jacques Kamwina, un journaliste de la radio Lwemba.
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        https://ici.radio-canada.ca/nouvelle...tte-anti-ebola
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        • Le Gouvernement de la RDC et les Nations Unies condamnent le meurtre d’un agent de santé de la riposte à la Maladie à virus Ebola en République Démocratique du Congo

          Goma, 03 novembre 2019 - Le Secrétariat technique du Comité multisectoriel de la riposte à l’épidémie à la Maladie à virus Ebola, le Ministère de la Santé et leurs partenaires des Nations-Unies (OMS, UNICEF et UNEERO) condamnent avec la plus grande fermeté les violences qui ont eu lieu la nuit dernière à Lwemba, dans la province de l’Ituri, au Nord-Est de la République Démocratique du Congo.

          Ces violences ont occasionné la mort d'un agent de santé communautaire commis à la riposte, laissant également sa compagne dans un état critique avec de multiples blessures.

          La victime était également un reporter à une radio communautaire locale de Lwemba engagé dans la sensibilisation de sa communauté, face à cette dixième épidémie qui touche depuis août 2018 les provinces de l'Ituri, du Nord Kivu et du Sud Kivu.

          A l'heure actuelle, les motivations des assaillants n'étaient toujours pas clairement établies.

          Les autorités ont annoncé l'ouverture d'une enquête pour élucider les circonstances de ce meurtre et son éventuel lien avec la riposte à la maladie à virus Ebola. D’ores et déjà, deux suspects ont été appréhendés, selon des sources policières.

          Tout acte de violence à l'encontre des personnes impliquées dans la riposte à l'épidémie d'Ebola est inacceptable et compromet la capacité des agents de santé et des équipes de la riposte à fournir une assistance aux communautés touchées par les effets dévastateurs du virus Ebola.

          Nous continuerons à collaborer avec toutes les autorités compétentes, y compris la Police nationale congolaise (PNC), l’Agence nationale de renseignement (ANR) et les Forces armées de la RDC (FARDC) pour veiller à ce que les auteurs de cet acte odieux soient traduits en justice aussi rapidement que possible.

          Le Secrétariat technique du Comité multisectoriel de la riposte à l’épidémie à la Maladie à virus Ebola, le Ministère de la Santé et leurs partenaires des Nations-Unies présentent leurs condoléances les plus sincères aux familles des personnes touchées par cette tragédie et à la communauté dans laquelle ces actes de violence ont eu lieu.

          Depuis le 1er janvier 2019, il a été documenté plus de trois cents (300) attaques contre les personnels de la santé ayant causé six (6) décès et soixante-dix (70) blessés, particulièrement des agents de la santé luttant au front contre Ebola ainsi que des patients pris en charge.

          Chaque attaque retarde la riposte à l'épidémie de la maladie à virus Ebola qui ne peut fonctionner que dans un environnement favorable, permettant aux équipes d'intervention d'accéder à la population et de leur apporter assistance.

          https://www.afro.who.int/fr/news/le-...-de-sante-de-0
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          • RDC : activités toujours paralysées après le meurtre d’un journaliste à Lwemba

            Publié le mar, 05/11/2019 - 19:20 | Modifié le mar, 05/11/2019 - 19:20

            Toutes les structures sanitaires sont fermées depuis dimanche dans la localité de Lwemba en territoire de Mambasa après le meurtre d’un journaliste par des hommes armés « qui résistent aux mesures de riposte contre Ebola », a indiqué mardi 5 novembre l’Organisation de défense des droits de l’homme Convention pour le développement des peuples forestiers (CODEPEF). Les malades parcourent 18 kilomètres à pied ou sur des vélos pour se faire soigner dans la localité voisine de Biakato. Cette ONG redoute également la propagation de l’épidémie à virus Ebola dans cette zone, où les activités de riposte sont suspendues.

            Les activités économiques et scolaires tournent au ralenti à Lwemba après l’attaque dimanche des hommes armes qui ont tué le journaliste Papy Mahamba. Les conséquences sont plus graves dans le domaine sanitaire.

            Des sources locales précisent les postes de santé, les centres de santé et les pharmacies sont également fermés. Tous les agents sanitaires et même de l’équipe de riposte ont fui pour s’installer à Biakato, à 18 kilomètres.
            ...
            https://www.radiookapi.net/2019/11/0...un-journaliste
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            • Beni: des motos et médicaments incendiés par les Maï-Maï au centre de santé Ngoyo en cité de Mangina

              7 novembre 2019

              Les hommes présumés rebelles Maï-Maï ont fait incursion la soirée de ce mercredi 06 novembre, à Mangina, une cité située à plus ou moins 27 Kilomètres à l’ouest de la ville de Beni dans le territoire portant ce même nom, en province du Nord-Kivu.
              ...
              À la même source d’ajouter que ces bandits porteurs d’armes à feu qui sont venus de l’agglomération de Mabuku, seraient à la recherche de l’infirmier titulaire (I.T) de ce centre de santé, et agent de la riposte contre Ebola mais qu’il n’ont pas trouvé.

              À signaler que peu avant ce forfait, ces bandits ont menacé un autre agent de la riposte contre la maladie à virus Ebola qu’ils ont tabassé puis relâché un peu plus tard.
              ...
              Christopher Mulakirwa

              https://linterview.cd/beni-des-motos...te-de-mangina/
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              • Ebola en RDC : l’OMS constate une fluctuation quotidienne notable des cas


                UN Photo/Martine Perret
                Une survivante d'Ebola à Beni, dans la province du Nord-Kivu, en République démocratique du Congo. (août 2019)


                8 novembre 2019

                Quinze cas confirmés d’Ebola ont été signalés au cours de la semaine du 30 octobre au 5 novembre dans les provinces du Nord-Kivu et d’Ituri, a indiqué l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

                « Bien que le nombre de nouveaux cas corresponde à la moyenne hebdomadaire de 19 cas confirmés au cours des 21 derniers jours, il y a une fluctuation quotidienne notable des cas », précise néanmoins l’OMS dans son dernier bulletin sanitaire daté du jeudi 7 novembre.

                Ces signaux encourageants confirment une tendance à la baisse observée au cours des trois dernières semaines (16 octobre - 5 novembre) quand 54 cas confirmés ont été signalés dans sept zones sanitaires actives des provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri.

                Selon l’OMS, la majorité des cas a été signalée dans quatre zones sanitaires, notamment à Mandima qui a enregistré plus du tiers avec 21 cas, mais aussi à Mabalako (31% avec 17 cas), Beni et Mambasa, avec 6 cas pour chaque localité.

                La grande majorité de ces cas (83%) étaient liés à l’aire de santé des mines de Biakato dans la zone de santé de Mandima. Les 10 autres cas sont liés aux chaînes de transmission connues dans les aires de santé de Binase, Katwa et Lwemba. L’épidémie d’Ebola en cours en RDC a fait 2191 morts


                Bien que l’incidence relativement faible des cas observés soit encourageante, elle doit être interprétée avec prudence, car la situation demeure fortement tributaire du niveau d’accès et de sécurité dans les collectivités touchées.

                Parallèlement à la baisse de l’incidence des cas, l’agence onusienne a observé « un déplacement des points chauds des milieux urbains vers des collectivités plus rurales et difficiles à joindre, dans une région géographique plus concentrée ».

                Dans ce contexte, les organismes humanitaires qui sont en première ligne dans ce combat, disent s’attendre à une réintroduction dans des zones voisines précédemment défrichées ou non touchées, et à une éventuelle dissémination géographique qui devrait être évaluée et suivie de près.

                D’ailleurs, près de la moitié des cas signalés au cours des 21 derniers jours se trouvaient à l’extérieur de la zone de santé où ils avaient été infectés, la majorité de ces mouvements allant à la zone de santé de Mandima ou en y provenant.

                Une analyse des mouvements de population faite par l’OMS montre que les déplacements à l’intérieur de la région sont dirigés vers l’est de Mambasa à Komanda et vers Bunia, vers le sud entre Mambasa et Mangina, et plus au sud et au sud-est par Beni à Butembo, et jusqu’à Kasindi et en Ouganda.

                Déclarée le 1er août 2018 à Mangina, l’épidémie d’Ebola en cours en RDC a fait quelque 2191 morts. À la date du 5 novembre, un total de 3285 cas d’Ebola ont été signalés, dont 3167 cas confirmés et 118 probables. Sur le total des cas confirmés et probables, plus de la moitié étaient des femmes avec 1 852 cas alors le tiers étaient des enfants de moins de 18 ans (930) et 5% étaient des agents de santé (163). Les défis de l’accès et de l’insécurité


                Si la tendance à la baisse est encourageante, l’OMS insiste également sur les défis supplémentaires à l’intervention, notamment en raison d’une « situation sécuritaire extrêmement instable », comme en témoigne le meurtre cette semaine dans l’aire de santé de Lwemba, d’un agent de santé communautaire et animateur de radio. Des actes de violence « inacceptables » contre les personnes impliquées dans la riposte qui compromettent la capacité des agents de santé à aider les communautés affectées par les effets dévastateurs d’Ebola.

                L’autre difficulté relevée par l’OMS concerne l’accès à certaines régions éloignées, les retards dans les échanges avec la collectivité, entraînant ainsi de la méfiance et des malentendus, et la possibilité que les cas ne soient pas signalés à temps. Pour l’agence onusienne, dans de tels environnements, « les risques de résurgence restent très élevés », de même que les risques de redistribution de l’épidémie, les cas se déplaçant hors des zones sensibles pour se faire soigner ou pour d’autres raisons.

                Face à de tels défis, les autorités sanitaires congolaises misent sur meilleur contrôle des points d’entrée et des points de contrôle qui continuent d’être renforcés par des équipes d’intervention basées sur le mouvement des cas et des populations.

                Par exemple « cette semaine, un cas a été détecté lors d’un voyage dans un point de contrôle nouvellement ouvert, ce qui renforce l’importance d’améliorer le contrôle le long de ces principaux passages, voies de transit et points frontaliers ».

                Un exemple des activités de renforcement en cours est l’introduction depuis la semaine dernière d’un laboratoire dans l’aire de santé de Kasindi, près de la frontière avec l’Ouganda. Selon l’OMS, cela facilitera l’identification rapide des cas et le lancement plus rapide des activités d’intervention.

                https://news.un.org/fr/story/2019/11/1055681
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                • Ebola en RDC: une radio cesse d'émettre par crainte de représailles

                  Par RFI Publié le 12-11-2019 Modifié le 12-11-2019 à 02:36

                  Une radio locale engagée dans la lutte contre l'épidémie d'Ebola dans l'est de la République démocratique du Congo a annoncé ce lundi qu'elle cessait d'émettre par peur de représailles ayant déjà coûté la vie à l'un de ses journalistes.

                  La radio communautaire Lwemba, sur le territoire de Mambasa, a annoncé ce lundi qu'elle allait cesser d'émettre. En cause : les menaces qui planent sur les journalistes engagés dans la lutte contre la maladie Ebola. Le 2 novembre dernier, l'un des animateurs de la radio, Papy Mahamba, était assassiné chez lui par un groupe assimilé à la milice des Maï Maï. Son épouse était blessée et sa maison incendiée par les mêmes agresseurs. Le directeur de la radio indique également avoir échappé à deux tentatives d'enlèvement.
                  ...

                  http://www.rfi.fr/afrique/20191112-e...e-represailles
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                  • Lutte contre Ebola : 22 000 doses de vaccins disponibles à Goma

                    Publié le mer, 13/11/2019 - 16:37 | Modifié le mer, 13/11/2019 - 16:37

                    La campagne de vaccination contre la maladie à virus Ebola avec le vaccin de la firme Johnson and Johnson sera lancé incessamment. La nouvelle a été annoncée mardi 12 novembre à Goma par l’équipe de riposte à cette maladie, précisant qu’au moins vingt-deux mille doses de vaccins sont déjà disponibles au chef-lieu du Nord-Kivu..

                    Les aires de santé de Majengo et Kahembe sont ciblées pour cette vaccination, selon le coordonnateur général de la riposte à Ebola, Steve Ahuka Mundeke.

                    « Le lancement officiel sera sans doute fait la semaine prochaine par les autorités. Mais, le début des activités techniques débutera ce jeudi 14 novembre », a-t-il indiqué.
                    ...
                    https://www.radiookapi.net/2019/11/1...sponibles-goma
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                    • RDC : le regain de violence risque d’entraver la lutte contre Ebola (OMS)


                      Photo ONU/Martine Perret
                      Une patiente dans un centre de santé à Butembo, dans l'est de la RDC, se fait prendre la température dans le cadre des efforts pour éviter la propagation d'Ebola. 22 novembre 2019
                      Santé
                      Alors que le virus Ebola semblait marquer le pas ces derniers jours, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) s’est inquiétée des incidents de sécurité notés cette semaine en République démocratique du Congo (RDC). Des incidents qui sont attribués aux groupes armés, dans plusieurs zones incluses dans la réponse, notamment à Beni, Oicha et Kyondo.

                      L’OMS entend ainsi mettre en garde sur les conséquences d’un tel regain d’insécurité qui pourrait empêcher les équipes de riposte de mettre un terme à l’épidémie d’Ebola.

                      « Nous voulons simplement exprimer à quel point nous sommes alarmés par le fait que le manque d’accès et de sécurité nous empêche maintenant de mettre un terme à cette épidémie », a déclaré le Dr Michael Ryan, Directeur des programmes d’urgence de l’OMS, lors d’un point de presse à Genève.

                      « Ces résultats s’expliquent principalement par la poursuite des opérations militaires contre les groupes armés non étatiques et les attaques de représailles contre la population locale », a indiqué l’OMS dans son dernier bulletin daté du jeudi 21 novembre.

                      Et pour le Dr Ryan, il s’agit « d’une évolution très dangereuse et alarmante » dans les efforts pour mettre fin à l’épidémie d’Ebola dans l’est de la RDC ». Sept nouveaux cas d’Ebola la semaine dernière mais plus d’incidents sécuritaires


                      Dr Mike Ryan, qui dirige aux côtés du Dr. Socé Fall la réponse d’Ebola de l’agence onusienne basée à Genève, a déclaré qu’il n’y a eu que sept nouveaux cas la semaine dernière.

                      « La diminution progressive des cas est une bonne nouvelle. Mais la mauvaise nouvelle, c’est que dans certaines zones clés, l’épidémie d’Ebola est actuellement corrélée avec la violence qui y sévit car l’insécurité empêche de suivre les contacts des personnes malades », a-t-il dit aux médias.
                      Malheureusement, au cours des deux dernières semaines, le nombre d’incidents de sécurité a presque doublé dans bon nombre des zones clés, y compris à Oïcha et Beni

                      Une façon de rappeler que le quasi-doublement des « incidents de sécurité » met en péril les tentatives visant à mettre fin à la deuxième pire épidémie d’Ebola de l’histoire après la crise du virus en Afrique de l’Ouest.

                      « Malheureusement, au cours des deux dernières semaines, le nombre d’incidents de sécurité a presque doublé dans bon nombre de ces zones, y compris à Oïcha et Beni », a-t-il dit,

                      Bien qu’il n’y ait pas eu de rapports faisant état de violence à l’encontre des équipes de riposte, l’insécurité et les protestations connexes des communautés ont entraîné la suspension des activités d’intervention dans certaines zones sanitaires de Beni, Butembo et Oicha.

                      Selon l’OMS, cette violence et les perturbations de la riposte menacent d’inverser les progrès récents. « Comme on l’a vu précédemment au cours de cette éclosion, de telles perturbations limitent les efforts de recherche et de surveillance des contacts et entraînent souvent une augmentation de la transmission », a fait valoir l’OMS.

                      Les événements récents en matière de sécurité et la perturbation des activités d’intervention soulignent le fait que le risque de résurgence demeure très élevé, tout comme les risques de redispersion de l’épidémie, les cas se déplaçant hors des points chauds pour se faire soigner ou pour d’autres raisons.

                      Or sur le terrain, les organismes humanitaires ont fait des progrès ces derniers mois. Mais « si la sécurité se détériore dans la région, nous pourrions nous diriger vers une très mauvaise situation », a averti le Dr. Ryan.

                      De nombreux groupes rebelles sont actifs dans la région. Plus de 40 civils ont été tués au cours des deux dernières semaines, a-t-il dit. Et ce dernier regain de violence n’est pas étranger aux affrontements entre l’armée congolaise et les milices ADF, un groupe armé ougandais installé depuis 1995 dans l’est de la RDC.
                      Photo ONU/Martine Perret
                      Des victimes de la maladie d'Ebola ont été enterrées au cimetière de Kitatumba, à Butembo, dans l'est de la République démocratique du Congo. Plus de 100 équipes d'inhumation en toute sécurité sont encore en activité. La lutte compliquée contre Ebola


                      Depuis la déclaration de l’épidémie d’Ebola en août 2018, la réponse a été entravée à plusieurs reprises par des attaques contre des agents de santé et des cliniques d’Ebola.

                      Lorsque la violence a forcé la suspension des efforts d’intervention d’Ebola dans des régions comme Beni et Butembo, les responsables de la santé ont constaté un pic dans l’épidémie, a dit M. Ryan.
                      Lorsque la violence avait forcé la suspension des efforts d’intervention d’Ebola dans des régions comme Beni et Butembo, auparavant, les responsables de la santé ont constaté un pic dans l’épidémie.

                      Dans ces conditions, les équipes d’intervention ont souvent eu recours à des escortes policières ou à des gardiens dans les cliniques, justifiant ces « choix difficiles » pour des organismes humanitaires opérant dans un environnement peu sûr.

                      De plus, l’OMS souligne que ces risques sont parfois atténués par les importantes activités d’intervention et de préparation menées en République démocratique du Congo et dans les pays voisins, avec l’appui d’un consortium de partenaires internationaux.

                      Selon l’agence onusienne, sept nouveaux cas confirmés d’Ebola ont été signalés la semaine dernière (du 13 au 19 novembre) au Nord-Kivu et en Ituri. Au cours des 21 derniers jours (du 30 octobre au 19 novembre), 28 cas confirmés ont été signalés dans quatre zones sanitaires actives des provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri. Mais la majorité se trouve dans trois zones sanitaires dont la moitié à Mabalako avec 14 cas, Beni (29%, avec 8 cas) et Mandima (5 cas). La majorité des cas (26) sont liés à des chaînes de transmission connues.

                      La plus importante des deux chaînes actives de transmission comprend deux cas qui ont été « symptomatiques dans la communauté pendant une longue période, ce qui a entraîné une transmission secondaire et tertiaire ». Le virus a déjà fait plus de 2.197 morts en RDC


                      Par ailleurs, les zones sanitaires de Mambasa et Butembo ont passé 21 jours sans qu’aucun nouveau cas confirmé ne soit signalé.

                      Dans le même temps, la zone de santé d’Oicha a signalé un nouveau cas confirmé d’Ebola après pourtant plus de 30 jours sans nouveaux cas. Selon l’OMS, il s’agit d’un décès communautaire et cette affaire avait des liens avec les zones sanitaires de Kalunguta, Mandima, Mabalako et Oicha. Ce motocycliste s’est rendu dans trois centres de santé avant d’être identifié comme un cas possible d’Ebola. Il a été transporté dans la zone sanitaire de Beni après sa mort dans la communauté. Environ 260 personnes auraient été exposées à lui alors qu’il était très contagieux. Seulement un tiers environ a été jusque-là suivi.

                      Face à un tel risque, une équipe multidisciplinaire a commencé à étudier cette chaîne de transmission.

                      « La source d’exposition n’a pas encore été identifiée ; des échantillons ont été envoyés au laboratoire de la zone sanitaire de Katwa pour séquençage afin d’appuyer l’identification du cas source », a fait valoir l’OMS dans son bulletin épidémiologique.

                      Tous les autres cas signalés dans les zones sanitaires de Beni et de Mabalako au cours de la semaine dernière ont été liés à des chaînes de transmission connues. « À ce stade de l’épidémie, un seul cas compte », a dit M. Ryan, ajoutant qu’un seul cas inquiétant suffit à déclencher de nouvelles chaînes de transmission. « Ça veut dire que le virus nous devancera à nouveau ».

                      Déclarée depuis le mois d’août 2018, l’épidémie d’Ebola a fait plus de 2.197 morts dans la partie nord de la province du Nord-Kivu et dans celle de l’Ituri. A la date du 19 novembre, 3.298 cas ont été signalés, dont 3.180 cas confirmés et 118 probables.

                      https://news.un.org/fr/story/2019/11/1056741
                      "Safety and security don't just happen, they are the result of collective consensus and public investment. We owe our children, the most vulnerable citizens in our society, a life free of violence and fear."
                      -Nelson Mandela

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                      • SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE
                        EVOLUTION DE L’ÉPIDÉMIE DANS LES PROVINCES DU NORD-KIVU ET DE L’ITURI AU 27 NOVEMBRE 2019

                        Jeudi, le 28 novembre 2019


                        • Depuis le début de l’épidémie, le cumul des cas est de 3.309, dont 3.191 confirmés et 118 probables. Au total, il y a eu 2.201 décès (2083 confirmés et 118 probables) et 1077 personnes guéries.
                        • 443 cas suspects en cours d’investigation ;
                        • 5 nouveaux cas confirmés, dont :
                        o 4 en Ituri à Mandima ;
                        o 1 au Nord-Kivu à Mabalako ;
                        • 2 nouveaux décès des cas confirmés, dont :
                        o 2 nouveaux décès communautaires en Ituri à Mandima ;
                        o Aucun décès parmi les cas confirmés dans les CTE ;
                        • Aucune personne guérie n’est sortie des CTE ;
                        • Aucun agent de santé ne figure parmi les nouveaux cas confirmés. Le cumul des cas confirmés/probables parmi les agents de santé est de 163 (5 % de l’ensemble des cas confirmés/probables), dont 41 décès ;

                        /!\ Les données présentées dans ce tableau sont susceptibles de changer ultérieurement, après investigations approfondies et après redistribution des cas et décès dans leurs zones de santé respectives.
                        --------------------------------
                        LEXIQUE
                        • Un décès communautaire est tout décès survenu en dehors d'un Centre de Traitement #Ebola.
                        • Un cas probable est un décès pour lequel il n'a pas été possible d'obtenir des échantillons biologiques pour confirmation au laboratoire mais où les investigations ont révélé un lien épidémiologique avec un cas confirmé ou probable.
                        Distribution des cas de Maladie à Virus Ebola (MVE) par zone de santé dans les provinces de l'Ituri et du Nord-Kivu
                        au 27 novembre 2019



                        Courbe épidémique
                        ACTUALITÉS
                        Trois membres de la riposte à l’épidémie à la Maladie à virus Ebola tués lors d’une attaque à Biakato en Ituri
                        • Suite à l'attaque de la sous-coordination de la riposte à Biakato en Ituri dans la nuit du mercredi 27 au jeudi 28 novembre 2019, 3 membres des équipes de la riposte à la Maladie à virus Ebola dans ce secteur ont perdu la vie ;
                        • Il s’agit d’un prestataire et d’un chauffeur de la commission vaccination et d’un autre chauffeur ;
                        • Outre ces trois décès, on dénombre 7 blessés et 6 autres personnes accusant des troubles psychologiques et d'importants dégâts matériels.
                        • Une bonne partie de ces équipes, venues de Biakato, a été évacuée en trois vague vers Goma. Aussitôt arrivées, elles ont été accueillies par une équipe de la coordination conduite par le Prof. Steve Ahuka, coordonnateur général, qui par ailleurs, a visité les blessés avant d'aller s'enquérir des conditions sécuritaires et d'hébergement des personnes évacuées. Il n’a pas manqué à les réconforter.
                        VACCINATION
                        • La commission vaccination est en deuil. Un prestataire et un chauffeur de son équipe ont été tués la nuit du mercredi 27 novembre 2019 à la suite des attaques intervenues à la base de vie de Biakato en Ituri ;
                        • 2ème jour sans activité vaccinale avec le 2e vaccin J&J suite aux troubles initiées par les jeunes en rapport avec la situation sécuritaire à Beni;
                        • 724 personnes ont été vaccinées, jusqu’au mardi 26 novembre 2019, avec le 2nd vaccin Ad26.ZEBOV/MVA-BN-Filo (Johnson&Johnson) dans les deux Aires de santé de Karisimbi à Goma ;
                        • Depuis le début de la vaccination le 8 août 2018 avec le vaccin rVSV-ZEBOV, 255.373 personnes ont été vaccinées ;
                        • Approuvé le 22 octobre 2019 par le Comité d’Éthique de l’école de santé publique de l’université de Kinshasa et le 23 octobre 2019 par le comité d’Éthique national, le deuxième vaccin, dénommé Ad26.ZEBOV/MVA-BN-Filo, est produit par la firme Janssen Pharmaceuticals pour la société Johnson & Johnson ;
                        • Ce nouveau vaccin vient en complément du premier, le rVSV-ZEBOV, vaccin utilisé jusque-là (depuis le 08 août 2018) dans cette épidémie fabriqué par le groupe pharmaceutique Merck, après approbation du Comité d’Éthique le 20 mai 2018. Il a été récemment pré-qualifié pour homologation.
                        SURVEILLANCE AUX POINTS D’ENTRÉE
                        • Les activités de contrôle sanitaire sont perturbées dans les villes de Beni et Butembo dans la province du Nord-Kivu suite aux manifestations de la population qui décrie les tueries des civils ;
                        • Depuis le début de l’épidémie, le cumul des voyageurs contrôlés (prise de température) aux points de contrôle sanitaire est de 121.159.810 ;
                        • A ce jour, un total de 109 points d'entrée (PoE) et de points de contrôle sanitaire (PoC) a été́ mis en place dans les provinces du Nord-Kivu et de l'Ituri afin de protéger les grandes villes du pays et éviter la propagation de l’épidémie dans les pays voisins.

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                        "Safety and security don't just happen, they are the result of collective consensus and public investment. We owe our children, the most vulnerable citizens in our society, a life free of violence and fear."
                        -Nelson Mandela

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                        • RDC : les violences perturbent la riposte à Ebola et risquent de relancer la transmission du virus (OMS)


                          Banque mondiale//Vincent Tremeau
                          A Beni, en République démocratique du Congo, des agents de santé soignent un enfant de 15 ans qui pourrait être infecté par le virus Ebola (2019)29 novembre 2019
                          Santé
                          L’insécurité et les manifestations dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) compromettent la lutte contre Ebola, alerte l’Organisation mondiale de la santé (OMS) après la mort de quatre membres du personnel participant à la riposte au virus.

                          « Au cours de la semaine dernière, la violence, les troubles civils généralisés et les attaques ciblées ont gravement perturbé la riposte à Ebola et restreint l’accès aux communautés touchées dans plusieurs endroits », a indiqué l’OMS dans son dernier bulletin épidémiologique daté du jeudi 28 novembre.

                          Selon l’agence onusienne, de telles perturbations entraînent souvent une augmentation de la transmission du virus et une augmentation subséquente du nombre de cas en raison « des répercussions sur les efforts de surveillance et de contrôle comme la recherche active des cas, la recherche des contacts et la vaccination ».

                          Dans la nuit de mercredi à jeudi, deux attaques visant des agents participant à la riposte à Ebola ont fait quatre morts et six blessés dans l’est de la RDC. De telles attaques risquent de redonner au virus de la vigueur « et, en conséquence, plus de gens vont mourir », a prévenu l’OMS. LIRE AUSSI | Ebola : 4 membres du personnel de santé tués par des groupes armés dans l’est de la RDC (OMS)

                          Selon l’OMS, les violences et troubles civils ont limité les activités d’intervention sanitaires à Beni et à Oicha depuis le 20 novembre. Dans ces conditions, environ un tiers du personnel d’intervention Ebola de l’OMS à Beni a été temporairement transféré à Goma mardi dernier.

                          Les perturbations de l’intervention et le manque d’accès aux collectivités touchées par le virus Ebola menacent d’annuler les progrès récents, a alerté l’agence onusienne. « Ebola était en retrait. Il sera tragique d’être à nouveau le témoin de souffrances inutiles au sein de communautés qui ont déjà tant souffert. Nous appelons tous ceux qui ont un rôle à jouer à mettre fin à ce cycle de violence », a déclaré jeudi le Directeur général de l’OMS, le Dr Tedros Adhanom Gebreyesus.

                          Six nouveaux cas d’Ebola ont été enregistrés la semaine dernière, contre 120 au pic de l’épidémie en avril dernier. Dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, la moitié des cas confirmés entre le 20 et le 26 novembre provenaient de la zone de santé de Mabalako (trois cas), alors que chacune des zones sanitaires de Mandima, Oicha et Beni n’a enregistré qu’un seul cas. Mais ces chiffres qui semblent encourageants sont remis en cause par la paralysie notée dans les activités anti-Ebola à Beni et dans sa région.

                          « À la suite de l’insécurité, le volume d’alertes quotidiennes signalées par les établissements de soins de santé et la communauté a diminué à Beni », relève l’OMS. Du samedi 23 au mardi 26 novembre, les alertes sont ainsi passés d’environ 400 par jour à 120-150 par jour. Des réductions proportionnellement similaires du nombre d’alertes ont également été observées à Butembo, après deux jours de manifestations, selon l’agence onusienne. Les violences compromettent la surveillance des contacts de cas d'Ebola

                          Les violences dans l’est de la RDC ont également eu un impact sur les activités de surveillance des personnes en contact avec des cas d’Ebola et de recherche de signes d’infection, en particulier à Oicha où seulement 15% des contacts étaient sous surveillance en date du 26 novembre.

                          Le pourcentage moyen global de contacts sous surveillance au cours des sept derniers jours est de 86%, mais il est tombé à 59% lundi. Or l’OMS rappelle que cette surveillance fait partie « des fonctions essentielles » de la réponse pour réduire le risque de propagation du virus. « Et les fluctuations de performance à la suite de l’insécurité peuvent permettre de nouvelles chaînes de transmission », a mis en garde l’agence onusienne.

                          Les attaques perpétrées cette semaine à Biakato et à Mangina sont « de loin les plus meurtrières » de toutes celles commises contre des équipes anti-Ebola depuis le début de l’épidémie, a déclaré jeudi le Directeur des opérations d’urgence de l’OMS, Michael Ryan, lors d’un point de presse téléphonique.

                          Un médecin épidémiologiste camerounais de l’agence onusienne avait été tué en avril dernier à Butembo, dans la province du Nord-Kivu. Début novembre, un journaliste radio, qui animait des programmes anti-Ebola, avait été tué près de la ville de Mambasa, dans la province de l’Ituri.

                          L’actuelle épidémie d’Ebola en RDC est la plus grave, après celle qui a tué 11.000 personnes en Afrique de l’Ouest en 2014. Depuis le début de l’épidémie dans l’est du pays en août 2019, le virus a tué 2.199 personnes.

                          https://news.un.org/fr/story/2019/11/1057161
                          "Safety and security don't just happen, they are the result of collective consensus and public investment. We owe our children, the most vulnerable citizens in our society, a life free of violence and fear."
                          -Nelson Mandela

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