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Mer infestée de pirates - modus operandi - cartes

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  • Mer infestée de pirates - modus operandi - cartes

    Piraterie moderne

    Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.


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    <!-- start content -->
    <SMALL>Contrôle d'un boutre indien par la marine américaine dans le cadre de la lutte contre la piraterie.</SMALL>


    Les définitions modernes de la piraterie comprennent les actions suivantes :<TABLE class=toc id=toc summary=Sommaire><TBODY><TR><TD>Sommaire

    [masquer]</TD></TR></TBODY></TABLE><SCRIPT type=text/javascript>//<![CDATA[ if (window.showTocToggle) { var tocShowText = "afficher"; var tocHideText = "masquer"; showTocToggle(); } //]]></SCRIPT>
    Régions sensibles [modifier]

    Les pirates d'aujourd'hui sévissent essentiellement dans les régions d'Asie du Sud et Asie du Sud-Est (en particulier dans la mer de Chine méridionale), le long des côtes de l'Amérique du Sud, du golfe d'Aden, de la mer Rouge, mais aussi celles de la Somalie, dans le golfe de Guinée et dans la mer des Caraïbes. Selon le Bureau maritime international, plus de 4 000 actes de piraterie ont été enregistrés durant les vingt dernières années, un rapport de la RAND Corporation estime le nombres d'attaques et de de tentatives d'attaques à 209 durant la période 1994-1999 et à 2 463 entre 2000 et fin 2006, soit une augmentation exponentielle de ces pratiques depuis le début du XXIe Siècle <SUP class=reference id=cite_ref-0>[1]</SUP>
    Ils utilisent des embarcations plutôt petites et rapides, et profitent du nombre restreint de membres d'équipage sur les navires cargos. Ils savent également transformer leurs embarcations en bateaux de pêche ou de transport, afin d'éviter et de déjouer les inspections.
    Dans la plupart des cas, les pirates ne s'intéressent pas à la marchandise transportée, mais plutôt aux affaires personnelles de l'équipage et au contenu du coffre-fort, qui peut contenir d'importantes quantités de monnaie destinée à payer le personnel et les taxes portuaires. Il arrive également que les pirates se débarrassent de l'équipage et conduisent le navire dans un port afin de vendre la cargaison et dans de très rares cas de transformer son identité et de le revendre.
    La piraterie moderne se développe pour plusieurs raisons :
    • une incapacité de certains pays à gérer la sûreté de leurs eaux territoriales ;
    • les équipages des navires cargos sont peu nombreux et non armés (une vingtaine d'hommes sur un navire de 150 mètres) ;
    • les navires marchands se déplacent à des vitesses faibles (entre 20 et 40 kilomètres par heure), sont peu manœuvrants et, chargés, ils peuvent être assez bas sur l'eau permettant ainsi un abordage aisé ;
    • les équipages, embarquant pour une durée de neuf mois en moyenne, proviennent en grande partie des pays en voie de développement (Asie - Afrique) et reçoivent la majeure partie de leur salaire en liquide à bord.
    Par extension, on parle également de piraterie lorsqu'il y a acte de braconnage, par exemple lors de pêches interdites d'espèces protégées (dans les zones d'exclusivité économique). Ceci concerne tout particulièrement la légine, poisson très recherché localisé dans les Z.E.E. des Terres Australes.

    Les attaques [modifier]

    Les attaques se produisent généralement de nuit, entre 01h00 et 03h00, dans des zones dites « à risque » (Asie du Sud-Est, détroit de Malacca, sud de la mer Rouge, golfe d'Aden, côtes de Somalie, golfe de Guinée…) en haute mer ou dans des zones de mouillage.
    Seule une veille attentive ainsi qu'une réaction rapide de l'officier de quart par une manœuvre ou par le déclenchement de l'alarme générale peuvent éventuellement dissuader les pirates de poursuivre leur action.
    Depuis 2006, les navires cargos possèdent tous un système « d'alarme silencieuse » par satellite en réponse au développement de la piraterie. Ce système d'alarme, activé manuellement à bord de deux endroits gardés secrets, n'a aucune manifestation physique sur le navire mais envoie des données par communication satellitaire.
    Il existe une hiérarchie des actes de piraterie :
    • Les petits malfrats de la mer agissent en groupes peu nombreux et leurs actions sont souvent improvisées s'apparentant plus à de la rapine. Un groupe d'entre eux est responsable de l'assassinat de Peter Blake dans l'estuaire de l'Amazone en 2001.
    • En haut de la hiérarchie on trouve quelques gangs internationaux dépendants des quelques puissantes mafias et triades asiatiques dirigées par des puissants hommes d'affaires.
    • Un autre type de pirates est constitué par des groupes terroristes, comme celui qui en octobre 2000 a attaqué le bâtiment USS Cole de la marine américaine au mouillage dans le port yéménite d'Aden en faisant sauter une embarcation bourrée d'explosifs, faisant 17 morts et 42 blessés.
    Années 1993 à 2005 [modifier]
    • 2001 : 252 attaques
    • 2002 : 341 attaques
    • 2003 : 445 attaques
    • 2004 : 329 attaques
    • 2005 : 276 attaques
    Le nombre d'attaques pirates a triplé entre 1993 et 2003. Le premier semestre 2003 a été le pire semestre jamais enregistré, avec 234 attaques pirates, 16 morts, 52 blessés et 193 membres d'équipage pris en otage dans le monde. 182 cas de piraterie ont été recensés par le Centre de surveillance de la piraterie du Bureau international maritime (IMB - International Maritime Bureau) pour le premier semestre 2004, dont 50 à proximité de l'Indonésie, la majorité dans le détroit de Malacca. L'IMB note également qu'en 2004, les tankers (transport de pétrole et de gaz) et les cargos transportant des matières premières sont les cibles les plus populaires avec 67 attaques sur des tankers et 52 sur les cargos.
    La piraterie a toujours utilisé les moyens technologiques les plus avancés disponibles : les pirates modernes ont recours aux armes à feu évidemment (tel que les fameux AK-47), à la téléphonie mobile, aux hors-bords, etc. On suppose même que certains pirates écoutent clandestinement les communications des satellites, afin d'obtenir des informations sur le mouvement des navires et de déterminer le risque qu'ils présentent en cas d'attaque.

    Années 2006 à 2008 [modifier]
    • 2006 : 239 attaques
    • 2007 : 263 attaques
      • 42 incidents ont été reportés au Nigéria dont 25 pour la seule zone de Lagos.
      • 31 incidents ont été reportés en Somalie.
    Une étude conduite par le Bureau international maritime montre que le nombre d'attaques de piraterie dans le monde est en augmentation en 2007 (263 cas) en comparaison de l'année 2006 (239 cas). Il est également rapporté que le nombre d'attaques à main armée est en augmentation, avec pour première conséquence une augmentation du nombre de blessés dans les équipages de navire (64 blessés en 2007 pour 17 en 2006).<SUP class=reference id=cite_ref-1>[2]</SUP> Cette évolution en 2007 est directement liée à des actes ayant pris place en Somalie et au Nigéria.
    Certaines attaques ont conduit à l'intervention des marines militaires luttant contre ce phénoméne comme ce combat au large de la Somalie en 2006 et l'acte de piraterie contre le Ponant en 2008 (voir Piraterie autour de la corne de l'Afrique); Lors de cette affaire, Jean-David Levitte, un diplomate français, a déclaré que dans les dix dernières années, 3 200 marins avaient étaient enlevés par des pirates, 500 blessés et 160 tués.
    Le détroit de Malacca n'est plus classé route maritime dangereuse par le Lloyd's Register depuis fin 2006<SUP class=reference id=cite_ref-2>[3]</SUP>.

    Les protections [modifier]

    Face à la montée en puissance des pirates professionnels, des sociétés privées proposent une offre de prestation de sécurité aux armateurs.
    Le premier service de protection anti-pirates a été offert dès la fin des années 1990 par la société britannique Marine Risk Management avec « à bord des balises satellites cachées permettant de pister le bateau à l'insu des pirates » et « un service d'intervention rapide » permettant de « retrouver le bateau et le récupérer avec des équipes spéciales ». Une « capacité à récupérer des bateaux en situation hostile d'abord par la négociation » et en dernier recours par « des méthodes plus intensives ».
    Au Nigeria, les plateformes pétrolières sont sous la garde de bateaux armés.
    Depuis, les attentats de septembre 2001, l'Organisation maritime internationale a mis en place une norme ISPS obligeant les bateaux à se doter de systèmes d'alerte satellitaires et à créer à l'intérieur du bateau des zones de refuges fermées, à respecter des procédures de discrétion et de veille.

    Notes [modifier]
    1. <LI id=cite_note-0> (en) The Maritime Dimension of International Security, RAND Corporation, 2008<SMALL class=cachelinks style="COLOR: #aaaaff"> [archive]</SMALL> <LI id=cite_note-1> (en)Rapport d'analyse<SMALL class=cachelinks style="COLOR: #aaaaff"> [archive]</SMALL>
    2. Londres, données du 31/10/2006<SMALL class=cachelinks style="COLOR: #aaaaff"> [archive]</SMALL>

    Voir aussi [modifier]


    Bibliographie [modifier]
    • Pirates des mers d'aujourd'hui, Jean-Michel Barrault, éd. Gallimard, 174 pages.
    • Pirate de Légines (Océan Indien austral), Jacques Nougier, éd. l'Harmattan, 2003, 201 pages; ISBN : 2-7475-4459-1
    Liens externes [modifier]
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Piraterie_moderne

  • #2
    Mer infestée de pirates - modus operandi - cartes

    Un article qui date de novembre dernier qui explique le modus operandi des pirates

    Les pirates mettent leur butin à l'abri

    Mise à jour le mardi 18 novembre 2008 à 23 h 32

    Le superpétrolier saisi en fin de semaine par des pirates à quelque 830 kilomètres des côtes du Kenya est maintenant ancré au port somalien de Harardere, au nord-est de Mogadiscio.

    En plus de détenir le navire d'une capacité de 2 millions de barils de pétrole brut, les pirates somaliens tiennent en otage les 25 membres d'équipage, soit 19 Philippins, 2 Britanniques, 2 Polonais, 1 Croate et 1 Saoudien.

    La filiale du géant pétrolier saoudien Aramco qui est propriétaire du superpétrolier, Vela International Marine, a publié un bref communiqué, mardi, depuis son siège social de Dubaï. Elle ne spécifie pas ce que demandent les pirates somaliens.

    <TABLE class=" contentImgTable imgGauche " cellSpacing=0><TBODY><TR><TD><!--test martin--> </TD></TR><TR><TD></TD></TR></TBODY></TABLE>
    Habituellement, les pirates réclament une somme qui ne représente qu'une fraction de la valeur de la cargaison détenue, de sorte que les entreprises qui sont victimes de ce chantage finissent le plus souvent par payer.
    Pour l'heure, Vela dit attendre « d'être contactée à nouveau par les pirates qui contrôlent le bateau » et spécifie qu'elle continue de suivre la situation de près, en coordination avec les « ambassades pertinentes ».

    Les 25 membres d'équipage, croit-elle, sont en sécurité. « Nous sommes en communication avec leur famille et travaillons de manière à assurer leur retour rapide et sécuritaire », indique le président et chef des opérations de la firme, Salah B. Ka'aki. Vela ajoute qu'étant donné « la nature sensible » de cette affaire et dans l'intérêt de la sécurité des otages, elle ne fera aucun autre commentaire à ce sujet jusqu'à nouvel ordre.

    Pas d'intervention

    De son côté, l'OTAN a fait savoir par l'entremise d'un porte-parole qu'elle n'entend pas intervenir. Le Star Sirius, a déclaré James Appathurai, ne se trouve pas dans la zone d'opération des bâtiments de guerre de l'organisation militaire.

    Le superpétrolier, qui est le plus gros bâtiment jamais détourné dans la région par des pirates, faisait route vers les États-Unis au moment de l'attaque. Le navire et sa cargaison pourraient valoir jusqu'à 250 millions de dollars.
    Nouvel acte de piraterie

    Un navire hongkongais qui transportait des milliers de tonnes de blé vers le port iranien de Bandar Abbas a été détourné, mardi, dans le golfe d'Aden. Le Delight, abordé au large des côtes du Yémen, ferait actuellement route vers la côte somalienne, avec à son bord 25 membres d'équipage.



    Une route dangereuse

    Les bandes de pirates, qui prolifèrent sur les côtes somaliennes, font régner la terreur dans le golfe d'Aden et au large des côtes de l'est de l'Afrique en dépit de la surveillance intensive de plusieurs navires de guerre européens et nord-américains déployés dans la région.

    En plus d'intensifier leurs attaques contre les navires marchands qui empruntent cette importante route maritime, les pirates étendent désormais leurs activités vers le sud, au large du Kenya.


    <TABLE class=imgDroite cellSpacing=0><TBODY><TR><TD><SCRIPT language=javascript type=text/javascript> showMediaPlayer( "http://www.radio-canada.ca/Medianet/2008/RDI2/TelejournalSurRdi200811180800_2.asx", "Olivier Halloui, spécialiste de la sécurité maritime, analyse le phénomène de la piraterie.", "http://img.src.ca/2008/10/30/240x135/AFP_081030somalie-pirates_4.jpg" );</SCRIPT>

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    faq // Mise à jour technique




    </TD></TR></TBODY></TABLE></P>
    Près de 85 bateaux ont été attaqués cette année dans l'océan Indien et le golfe d'Aden, soit plus du double du bilan des attaques répertoriées en 2007 dans ce secteur. Au 30 septembre dernier, au moins 12 bâtiments détournés étaient toujours aux mains des pirates et plus de 250 membres d'équipages, retenus en otage contre rançon.

    Un long détour

    La route qui relie la Méditerranée et l'océan Indien via le canal de Suez et le détroit d'Ormuz est devenue à ce point dangereuse au large de la Somalie que l'armateur norvégien Odfjell a annoncé lundi avoir renoncé à y faire naviguer ses bâtiments.

    L'armateur, qui détient 92 navires, a déclaré dans un communiqué qu'il préfère emprunter désormais la route qui passe par le cap de Bonne-Espérance, à la pointe de l'Afrique du Sud. Même si elle est plus longue et plus coûteuse, elle permet d'assurer la sécurité des équipages, des bâtiments et des cargaisons. Il s'agit d'une déviation qui représente plusieurs milliers de kilomètres.

    Deux autres grandes compagnies maritimes, dont Svitzer, le plus grand opérateur de remorquage, ont fait savoir qu'ils voulaient éviter le passage par Suez. Les armateurs de cargos qui transportent toutes sortes de marchandises sont eux aussi en train de réfléchir à la question.

    En seulement 12 jours, ce sont 7 navires qui ont été pris en otage au large de la Somalie.

    <TABLE class=" contentImgTable imgCentrer " cellSpacing=0><TBODY><TR><TD><!--test martin--> </TD></TR><TR><TD>Gouvernement français
    </TD></TR></TBODY></TABLE>
    Radio-Canada.ca avec Agence France Presse, Reuters, Associated Press et BBC

    audio-vidéo Superpétrolier détourné : Les pirates sont de plus en plus audacieux. Le reportage de Sophie Langois Piraterie : Un cargo chargé de 36 000 tonnes de blé destinées à l'Iran est aussi détourné. Piraterie : Les causes de ce fléau avec l'analyste Jean Bédard Le reportage de Gabriel Lomon

    <SCRIPT language=javascript type=text/javascript> oSrc.oPlusX.writeBarPartage('bottom'); </SCRIPT>

    http://www.radio-canada.ca/nouvelles...ie-mardi.shtml

    Comment


    • #3
      La lutte contre la piraterie au large des côtes de l’Afrique

      La lutte contre la piraterie au large des c&#244;tes de l’Afrique

      Assurer la s&#233;curit&#233; de la navigation demandera une meilleure coop&#233;ration

      06-01-2009


      <!--<vte:value select="La piraterie qui s&#233;vit aux alentours des eaux somaliennes inqui&#232;te de plus en plus les grands pays du monde d&#233;pendant fortement de leur commerce ext&#233;rieur. Le Conseil de s&#233;curit&#233; des Nations unies a autoris&#233; des actions anti-piraterie sur terre comme sur mer, mais le probl&#232;me n’est pas limit&#233; &#224; la Somalie et il exigera une coop&#233;ration r&#233;gionale et internationale renforc&#233;e qui prenne en compte les questions sous-jacentes expliquant le d&#233;veloppement de ce ph&#233;nom&#232;ne" />
      -->Par Mary Kimani

      Les actes de piraterie r&#233;p&#233;t&#233;s et spectaculaires vers les c&#244;tes de Somalie ont amen&#233; le Conseil de s&#233;curit&#233; &#224; se r&#233;unir quatre fois au cours du second trimestre de 2008, dans le but d’entreprendre le contr&#244;le de la menace qui p&#232;se sur le trafic commercial dans l’une des voies maritimes les plus importantes du monde. Mais comme l’a d&#233;clar&#233;, en octobre dernier, Dumisani Kumalo, repr&#233;sentant de l’Afrique du Sud &#224; l’ONU, en Somalie la piraterie &#171;fait partie du probl&#232;me plus global de l’absence de paix et de stabilit&#233;&#187;.

      La piraterie n’est pas limit&#233;e aux eaux somaliennes mais existe sur d’autres voies maritimes, particuli&#232;rement l&#224; o&#249; leur contr&#244;le n’est pas suffisant comme dans le golfe de Guin&#233;e qui a connu 40 actes de piraterie entre janvier et novembre 2008.

      Encore plus loin, toujours plus audacieux

      On a constat&#233; cette ann&#233;e une augmentation spectaculaire du nombre d’attaques au large de la Somalie. Sur plus de 440 actes de piraterie qui y ont &#233;t&#233; recens&#233;s par l’Organisation maritime internationale (OMI), depuis 1984, 120 ont eu lieu dans les dix premiers mois de 2008. Les pirates somaliens op&#232;rent aussi de plus en plus loin dans l’oc&#233;an Indien &#224; partir de leurs bases dans le nord de la Somalie. Le Sirius Star, un superp&#233;trolier transportant 2 millions de barils de p&#233;trole, a &#233;t&#233; saisi &#224; 450 miles nautiques (833 kilom&#232;tres) au sud-est de Mombasa, le port du Kenya, bien plus loin au sud qu’auparavant.

      Sans gouvernement effectif, mais dot&#233;e de longues plages isol&#233;es et habit&#233;es par une population d&#233;sesp&#233;r&#233;e et habitu&#233;e &#224; la guerre, &#171;la Somalie est l’environnement parfait pour permettre &#224; la piraterie de prosp&#233;rer&#187;, explique un rapport de Chatham House, un institut de recherche britannique.

      Au Puntland, la r&#233;gion de Somalie la plus associ&#233;e &#224; la piraterie, celle-ci est consid&#233;r&#233;e comme une importante source de revenus et d’emplois pour des centaines de personnes, entre autres celles qui fournissent le carburant et &#233;quipent les bateaux pirates. Un tel nombre de gens profite du fait que les autorit&#233;s locales sont peu port&#233;es &#224; intervenir. Combattre la piraterie avec succ&#232;s est possible ; jusqu’en 2004, le d&#233;troit de Malacca, l’&#233;troit passage qui s’ouvre entre la Malaisie, l’Indon&#233;sie et Singapour, &#233;tait la r&#233;gion du monde la plus sujette &#224; la piraterie. Les patrouilles a&#233;riennes et maritimes quotidiennes et conjointes des trois pays ont &#233;ventuellement r&#233;ussi &#224; r&#233;duire le nombre d’attaques d’environ deux tiers.

      En juin, le Conseil de s&#233;curit&#233; a autoris&#233; plusieurs pays &#224; conduire des patrouilles similaires au large de la Somalie ; depuis, des navires de guerre de l’OTAN, de l’Union europ&#233;enne ainsi que de la Russie et de l’Inde, se sont relay&#233;s pour assurer la surveillance de cette zone. Le nombre d’attaques r&#233;ussies est ainsi tomb&#233; entre ao&#251;t et octobre de 53 &#224; 31&#37;. Mais la zone concern&#233;e -estim&#233;e &#224; 6,5 millions de kilom&#232;tres carr&#233;s- est trop vaste pour &#234;tre contr&#244;l&#233;e efficacement.

      Des capacit&#233;s limit&#233;es
      Les pays africains n’ont pas &#171;l’argent pour le carburant, encore moins le mat&#233;riel pour assurer une surveillance ad&#233;quate en mer et la s&#233;curit&#233; des ports&#187;, affirme Chris Trelawny, directeur de la s&#233;curit&#233; maritime &#224; l’OMI. Les pays c&#244;tiers africains auraient besoin de &#171;syst&#232;mes d’alerte pr&#233;coce et de services de renseignement efficaces, de forces de dissuasion et d’intervention cr&#233;dibles dot&#233;es d’une haute mobilit&#233; et de la capacit&#233; de mener des op&#233;rations prolong&#233;es&#187;, explique Len le Roux de l’Institut sud-africain des &#233;tudes de s&#233;curit&#233;. Des moyens &#171;qui font douloureusement d&#233;faut en Afrique&#187;. Le Nigeria, riche pays p&#233;trolier dans les eaux o&#249; la piraterie prosp&#232;re, a la meilleure marine de guerre de l’ouest de l’Afrique. Mais, en 2005, son ancien commandant d&#233;clarait aux m&#233;dias locaux que &#171;dans son &#233;tat actuel&#187; elle &#233;tait incapable de prot&#233;ger les eaux territoriales du pays, car elle &#233;tait &#171;mal &#233;quip&#233;e et sous-financ&#233;e&#187;. Les eaux au large du Cameroun et de l’Angola sont &#233;galement expos&#233;es &#224; la piraterie, face &#224; des marines encore moins bien &#233;quip&#233;es.

      N&#233;cessit&#233; d’une approche r&#233;gionale

      La communaut&#233; internationale aide, aujourd’hui, les pays d’Afrique de l’Ouest &#224; mieux assurer la s&#233;curit&#233; maritime. Les Etats-Unis et les pays europ&#233;ens collaborent avec les marines de guerre locales pour renforcer leurs moyens et organisent le contr&#244;le de ces eaux territoriales conjointement avec les pays africains.

      Ces partenariats sont en partie motiv&#233;s par l’int&#233;r&#234;t strat&#233;gique d’une r&#233;gion exportatrice de p&#233;trole, mais aussi par les inqui&#233;tudes que suscite l’utilisation r&#233;cente des eaux d’Afrique de l’Ouest par les trafiquants de coca&#239;ne et les immigrants clandestins &#224; destination de l’Europe.Les Etats-Unis et l’Europe fournissent, aujourd’hui, &#233;quipement et entra&#238;nement au Nigeria, au Ghana et au Lib&#233;ria. L’ONU, par le biais du d&#233;partement s&#233;curit&#233; de l’OMI, aide, pour sa part, 24 pays d’Afrique de l’Ouest &#224; &#233;tablir des liens entre leurs garde-c&#244;tes, Interpol, les marines de guerre voisines et les assureurs qui ont subi des pertes, afin de pouvoir mettre en commun les renseignements recueillis.

      Mais ni l’entra&#238;nement et un meilleur &#233;quipement des forces navales ni une meilleure police de la mer ne seront suffisants, a affirm&#233; un rapport du Bureau des Nations unies sur les drogues et la criminalit&#233; (UNODC) ; renforcer la &#171;l&#233;gitimit&#233; des gouvernements&#187;, &#171;lutter contre la corruption&#187; et rem&#233;dier &#224; une pauvret&#233; end&#233;mique sont essentiels si l’on veut priver les &#233;l&#233;ments criminels d’un environnement favorable aux activit&#233;s ill&#233;gales. &#171;La coop&#233;ration r&#233;gionale est essentielle&#187;, a d&#233;clar&#233;, &#224; la mi-d&#233;cembre dernier, Antonio Maria Costa, directeur g&#233;n&#233;ral de l’UNODC. La r&#233;solution, vot&#233;e en d&#233;cembre dernier, par le Conseil de s&#233;curit&#233; appelle les pays africains &#224; coop&#233;rer pour placer des policiers &#224; bord des navires de guerre op&#233;rant dans les eaux somaliennes et &#224; faire juger les pirates captur&#233;s par leurs tribunaux nationaux, une m&#233;thode qui a fait ses preuves dans les Antilles.

      N&#233;anmoins, les repr&#233;sentants africains, qui sont intervenus &#224; la r&#233;union de d&#233;cembre du Conseil de s&#233;curit&#233;, ont exprim&#233; le souci que le combat contre la piraterie ne se fasse pas aux d&#233;pens de la r&#233;solution des probl&#232;mes de paix, de s&#233;curit&#233; et de crise humanitaire qui se posent en Somalie.
      M. K.
      In Afrique Renouveau, une publication de l’ONU.

      Comment


      • #4
        Somalie: La piraterie gagne du terrain

        Somalie: La piraterie gagne du terrain

        Par Bibiane Djayou - 06/01/2009

        La marine française a remis les huit pirates interceptés dans le golfe d’Aden aux autorités somaliennes


        © huntoftheseawolves.net

        Pirate somalien à bord d'un cargo

        Après avoir déjoué une attaque dans le golfe d'Aden, la marine française a remis huit pirates aux autorités somaliennes vendredi, tandis que des forces étrangères tenaient en échec d'autres actions menaçant les voies de navigation qui relient l'Europe à l'Asie. La recrudescence des actes de piraterie au large de la Somalie et dans le golfe d'Aden a fait de cette région la plus dangereuse du monde pour les navires commerciaux. La frégate française qui a intercepté les pirates jeudi agissait dans le cadre de l'opération européenne anti-piraterie Atalante, placée sous commandement britannique et mise en place le mois dernier."La marine française nous a remis huit pirates somaliens qu'elle avait capturés", a déclaré à Reuters Abdullahi Saïd Samastar, ministre de la Sécurité du Puntland. "Nous exhortons tous les autres pays à combattre les pirates et à les remettre ensuite au Puntland".

        Bien que le Puntland, région semi autonome, s'administre depuis quelques années avec une indépendance relative envers le sud de la Somalie livré au chaos, son territoire sert de base à des pirates, qui engrangent des millions de dollars de rançons. Certains analystes pensent que des responsables du Puntland sont complices des attaques. Mais les autorités de cette région pauvre et aride nient toute implication dans la piraterie et font savoir que 96 pirates sont désormais sous les verrous. Le capitaine de vaisseau Christophe Prazuck, porte-parole de l'état-major des armées françaises, fait état d'un accord diplomatique aux termes duquel les autorités somaliennes sont tenues de poursuivre et de sanctionner les pirates.


        © www.tlfq.ulaval.ca

        La Somalie, au large de l'océan Indien

        Ces embarcations transportant huit Somaliens ont été stoppées et les militaires français ont découvert à bord six fusils-mitrailleurs AK47, un lance-roquette RPG, des munitions, deux échelles d'abordage, un grappin et un GPS. Quelques jours plus tôt, La présidence française a précisé dans un communiqué que les "19 pirates somaliens qui ont tenté de s'emparer des deux cargos ont été interceptés" et "seront transférés aux autorités somaliennes".Les pirates "étaient en possession d'armes de guerre, de munitions et de matériels d'abordage", ajoute le communiqué. L'opération, menée par la frégate de lutte anti-sous-marine "Jean de Vienne", intervient trois jours après une autre intervention de la marine française ayant permis de déjouer une attaque contre un cargo panaméen. Au total, c'est la cinquième fois qu'un navire français intervient au large des côtes somaliennes depuis le mois d'avril.

        Jeudi, un navire de guerre français, participant à l'opération anti-piraterie européenne Atalante déclenchée le 15 décembre, avait déjoué une attaque de pirates somaliens présumés, contre un cargo battant pavillon du Panama. Huit suspects avaient été interceptés pour être remis aux autorités somaliennes. Selon le ministère de la Défense, il s'agit des cinquième et sixième interventions militaires françaises ayant permis "d'intercepter des pirates ou des suspects" dans cette zone à hauts risques. Avant les trois interventions de début janvier, 6 pirates avaient été interceptés le 7 avril 2008 après la libération des otages du voilier français Ponant. Le 2 septembre, 6 l'avaient été après la libération des otages du Carré d'As, autre voilier français. Le 23 octobre, 9 suspects avaient été interceptés en mer et remis aux autorités somaliennes du Puntland, région autonome autoproclamée du nord-est de la Somalie.

        http://www.journalducameroun.com/article.php?aid=387

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        • #5
          Quelques cartes pour situer l'action des pirates au large

          Lundi 26 janvier 2009

          Quelques cartes pour situer l'action des pirates au large


          Vous pouvez télécharger ici une carte réalisée par l'agence satellitaire de l'Onu (UNOSAT) qui a compilé sur une carte satellite fournie par l'Agence spatiale européenne les différentes données concernant les attaques des pirates issues de plusieurs sources, principalement du Centre anti-piraterie (PRC) du Bureau maritime international, ainsi que de l'Organisation maritime internationale, de Garowe (la capitale du Puntland), ONI, SMN. Elle est intéressante car elle permet de situer géographiquement l'étendue de la zone couverte, les différentes attaques de pirates, ainsi que les couloirs de navigation sécurisés. Des icônes de différentes couleurs permettent de distinguer les différents faits : attaques réussies, tentatives, bateaux suspects, pirates capturés, pirates libérés, bases terrestres... On ne peut que constater l'audace comme la capacité d'adaptation des pirates.

          A noter que les forces présentes sur place (américaines, russes et européennes) ont changé le corridor sécurisé, le déplaçant un peu plus de la cote arabe vers le large - ce qui pourrait rendre un peu plus difficile les attaques de pirates (peut-être...) et en créant deux couloirs - est et ouest - au lieu d'un.



          par Nicolas Gros-Verheyde publié dans : Afrique - Somalie pirates créer un trackback ajouter un commentaire
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          http://bruxelles2.over-blog.com/article-27123306.html

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          • #6
            Mer infestée de pirates - cartes

            Le golfe d’Aden, nouvel épicentre de la piraterie mondiale

            LEMONDE.FR | 08.04.09 | 17h59





            http://www.lemonde.fr/international/...ens_id=1177340

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            • #7
              Mer infestée de pirates - carte

              Article datant de septembre 2008 faisant mention d'une mission canadienne

              Mer infestée de pirates

              Mise à jour le jeudi 18 septembre 2008 à 9 h 21
              <SCRIPT language=javascript type=text/javascript> oSrc.oPlusX.writeBarPartage('top'); </SCRIPT>


              <TABLE class=" contentImgTable imgCentrer " cellSpacing=0><TBODY><TR><TD><!--test martin--> </TD></TR><TR><TD>Photo: AFP/Simon Maina
              La frégate canadienne Ville de Québec escorte un cargo dans le golfe d'Aden.

              </TD></TR></TBODY></TABLE>
              Les attaques de navire par des pirates au large de la Corne de l'Afrique se multiplient à un rythme alarmant. Mercredi et jeudi, deux autres cargos ont été attaqués et leurs équipages, capturés par des pirates, au large de la Somalie.

              La plus récente attaque a eu lieu jeudi, à l'aube, contre un navire marchand grec, le Centauri, qui faisait route vers le Kenya avec 25 marins philippins à son bord. Le bâtiment et son équipage étaient toujours sous l'emprise des pirates jeudi, en milieu de matinée, selon le gouvernement grec, qui ajoute que l'équipage se porte bien.

              Mercredi, c'était au tour du Great Creation, un cargo immatriculé à Hong Kong, d'être la proie des pirates. Les autorités sont toujours sans nouvelles des 25 membres de l'équipage composé de 24 Chinois et d'un commandant sri-lankais.

              Flibustiers des temps modernes

              Après avoir capturé le bâtiment et l'équipage, les pirates auraient mis le cap vers la ville d'Eyl, dans le nord de la Somalie, reconnue comme un des principaux repaires des pirates somaliens, selon le porte-parole kenyan d'un programme d'assistance aux marins, Andrew Mwangura.

              <TABLE class=" contentImgTable imgGauche " cellSpacing=0><TBODY><TR><TD><!--test martin--> </TD></TR><TR><TD>Photo: La Presse Canadienne /Corps des marines des États-Unis, Cpl. Kevin McCall
              Un bateau suspecté de piraterie photographié par l'armée américaine dans le golfe d'Aden.

              </TD></TR></TBODY></TABLE>
              Ces bandes armées qui sèment la terreur depuis plusieurs années sur les mers de la région se moquent des navires de guerre de la communauté internationale qui tentent de les coincer.

              Se déplaçant à bord de petites embarcations très rapides, les bandes de pirates pillent autant des navires marchands que des bateaux de plaisance ou de pêche, et cela, sur une grande étendue de territoire.

              Selon un officier de la frégate canadienne Ville de Québec, qui escorte un cargo d'aide humanitaire qui fait route vers Mogadiscio, les pirates ont attaqué le Centauri bien plus au sud que lors de leurs dernières actions dans le golfe d'Aden.

              Bien renseignées et aguerries aux techniques de la piraterie, ces bandes de pilleurs des mers évitent facilement les patrouilles navales internationales déployées dans le golfe d'Aden pour lutter contre le terrorisme. Plusieurs pays réclament maintenant que cette force internationale, à laquelle participe le Canada, soit plutôt lancée contre les bandes de pirates.

              Certains pays, comme la France et l'Espagne, ont décidé d'agir. Après la libération, mardi, par des commandos français, de deux de leurs compatriotes retenus en otage sur leur yacht par des pirates, le gouvernement espagnol a annoncé jeudi l'envoi, à Djibouti, de 90 militaires et d'un avion de détection avancée P-3 Orion. Ils joindront leurs efforts à une force européenne antipiraterie active dans la région de la Corne de l'Afrique.

              <TABLE class=" contentImgTable imgGauche " cellSpacing=0><TBODY><TR><TD><!--test martin--> </TD></TR><TR><TD>Gouvernement français
              </TD></TR></TBODY></TABLE>
              Radio-Canada.ca avec Agence France Presse et Reuters

              audio-vidéo

              http://www.radio-canada.ca/nouvelles...attaques.shtml

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