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sdf et pandémie

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  • sdf et pandémie

    Les services aux itinérants face à une éventuelle pandémie.

    La préparation à une éventuelle pandémie d'influenza n'est pas une mince affaire. La planète entière affronte un virus hautement pathogène qui circule actuellement parmi la volaille et les oiseaux sauvages en Asie, en Afrique et en Europe. Ce même virus de la grippe aviaire a passé la barrière des espèces en infectant d'autres espèces animales (par exemple les chats et les porcs) et même les humains. Le fameux H5N1 a infecté 272 personnes depuis 2003 et tué 166 d'entre elles. Les experts craignent qu'en mutant ou en se recombinant avec une autre souche, le virus devienne plus facilement transmissible entre humains et déclenche une pandémie qui ferait des millions de morts dans le monde surtout dans les pays pauvres.

    En fait, les pauvres seront les plus touchés ici et ailleurs. Face à la maladie, ils partent désavantagés. Parce qu'ils seront plus touchés, ils deviendront des vecteurs de transmission et seront considérés comme tels. Ils seront vus avec méfiance et peut-être même avec hostilité.

    Au cours du mois de novembre 2006, une rencontre avec un fonctionnaire et le grand silence médiatique sur le risque d'une pandémie m'a incité à investiguer la question. Étant responsable d'un organisme qui vient en aide à des personnes itinérantes, je sais pertinemment que cette population est particulièrement vulnérable aux maladies infectieuses. J'ai senti la nécessité de m'informer sur la situation dans le monde, le niveau de risque, sur les mesures prévention, sur les plans d'action de nos gouvernements québécois et canadiens. Et il ne m'a pas fallu beaucoup de temps pour saisir qu'il est impérieux d'ouvrir la discussion sur la dispensation des services aux personnes itinérantes dès maintenant en prévision d'une pandémie.

    Pour bien comprendre les difficultés qui s'annoncent il faut savoir ce que préconisent nos deux paliers de gouvernements en matière prévention, de soins et de préparation pour les organisations.

    La stratégie de prévention préconisée

    Les Canadiens sont appelés à se préparer dès maintenant en adoptant l'étiquette respiration, en se lavant les mains, en constituant une réserve d'urgence leur permettant de survivre 72 heures et en se tenant informés. (Voir www.influenza.gc.ca.) Le moins qu'on puisse dire c'est que la stratégie de prévention préconisée me laisse sur mon appétit. La stratégie n'est pas adaptée aux itinérants. Les organismes en itinérance devront déployer énormément d'énergie pour peu de résultats au niveau du changement des comportements relatifs à l'hygiène. Pour ce qui est de la constitution de réserves pour 72 heures, il faut oublier ça pour les itinérants. Ces précautions incomberont par défaut aux organismes en itinérance comme la question de relayer l'information d'ailleurs.


    Une stratégie basée sur l'auto-soin à domicile

    "La stratégie générale fera donc appel à la capacité des gens de se soigner par eux-mêmes, avec l'aide des familles, des amis, des groupes locaux et des ressources de la collectivité, sans oublier le soutien du réseau de la santé et des services sociaux et de ses partenaires. Dans ce contexte, le premier lieu de soins sera le domicile, ce qui contribuera à réduire la propagation de la maladie ainsi que la pression exercée sur le réseau" (Ministère de la Santé et des Services sociaux. Plan québécois de lutte à une pandémie d'influenza - Mission santé, 9 mars 2006, p. 63. Disponible sur le site http://www.pandemiequebec.ca/fr/cons...ectoriels.aspx ) Je ne sais pas quoi dire autrement que la dispensation des soins aux itinérants retomberont inévitablement dans la cour des organismes communautaires. La voie est toute tracée dans le plan.

    Voici la réaction d'une québécoise à ce plan qui ne me semble pas particulièrement démunie. Elle travaille en communication et est devenue un modérateur sénior (sous le pseudonyme de Lyro) sur un site internet (www.flutrackers.com) consacré à la grippe aviaire. "Ce qui m'a poussée à m'enrôler dans le FluTrackers, c'est quand j'ai lu dans le Plan d'urgence qu'on allait nous poster une "trousse d'urgence" à domicile (c'est-à-dire, une belle brochure qui explique comment se laver les mains et compter sur nos "aidants naturels" pour nous soigner). J'ai compris qu'en cas de pandémie, nous serions laissés à nous-mêmes, nous serions seuls et totalement démunis." Cette réflexion m'a beaucoup trottée dans la tête.

    Comment se préparer adéquatement?

    Les organismes en itinérance seront-ils en mesure d'assumer la continuité de leurs services réguliers si une pandémie se déclare? Je ne crois pas. Prenez par exemple le cas des soupes populaires et des refuges. Ceux-ci pourront-ils opérés ou si des restrictions seront-elles décrétées pour des raisons de santé publique? (Plan Québécois p. 55)

    Comment entend-t-on assurer la cohésion des services selon les phases d'alerte dans un secteur précis comme celui des services aux itinérants? Quels sont les services essentiels qu'il faut absolument préserver?

    L'organisme dont j'assume la direction doit-il préparer un plan de continuité des services? Si oui, sur quelles données dois-je me baser pour le faire? Est-ce que le Guide de la planification de la continuité pour les entreprises canadiennes (référé sur le site du gouvernement canadien http://www.cme-mec.ca/pdf/CME_Pandemic_GuideFR.pdf) est adapté à la réalité d'un organisme communautaire?

    Doit-on stocker du matériel de protection pour nos travailleurs qui font du suivi communautaire? Doit-on plutôt prévoir un montant dans le prochain budget de l'organisme pour l'achat de matériel de protection. Ce matériel nous sera-t-il fourni par le réseau de la santé et des services sociaux? Sera-t-il gratuit?

    Comment fait-on pour planifier le remplacement du tiers de nos effectifs quand ceux-ci sont composés de sept salariés, de bénévoles, de participants à des programmes d'insertion, de stagiaires.

    Les organismes en itinérance devront-ils assumer d'autres responsabilités que celles qui leur incombent aujourd'hui? La lecture du Plan québécois laisse planer peu de doutes là-dessus.

    Pourquoi au fond je me préoccupe de la grippe aviaire?

    Je peux bien vous le dire. Je me préoccupe activement de la grippe aviaire depuis que j'ai été en contact avec un fonctionnaire qui me faisait part de ses préoccupations par rapport à une éventuelle pandémie d'influenza H5N1. Je n'y connaissais pas grand chose moi des phases d'alerte de l'Organisation Mondiale de la Santé, du plan québécois, du plan canadien, des mesures de prévention, du Tamiflu qui sera rare comme de la m…. de pape, des vaccins qu'on aura peut-être pas eu le temps de développer ou de produire en quantité suffisante, des 220 millions de poulets, oies, canards etc. asiatiques, africains et européens qui sont abattus à cause de l'épizootie, des routes migratoires, de la panique qu'il faut surtout éviter et des solidarités qu'il faudrait absolument développer si on veut s'en sortir. Je n'ai quasiment pas parlé lors de cette rencontre sauf pour avouer ma quasi ignorance. Pourtant j'avais bien vu passer la question de la grippe aviaire dans l'actualité à l'hiver 2006 sans plus. C'est bien loin tout ça. Les photos de poulets et les gros titres avaient l'air ridicules. En tout cas je n'ai tellement pas paniqué que l'information est passée tout droit. Mais cette fois-ci je ne pouvais pas y échapper. Pendant que j'écoutais ce que me disait le fonctionnaire, j'ai fait quelques liens. J'ai pensé bien sûr à la nécessité de me protéger moi et ma famille. Bon! Pas de panique mais il faudrait vraiment que je sois plus vigilante et surtout mieux informée. Et puis m'est venu LA QUESTION à savoir qui pense aux sans-abri dans tout ça? Cette question-là je sais qu'elle n'est jamais évidente et il n'en fallait pas plus pour me mobiliser.

    La communication du risque et les questions éthiques

    Si je vous raconte tout ça c'est que je crois qu'il y a un problème au niveau de la communication. Bien sûr les autorités ne veulent pas causer de panique. Mais il ne faudrait pas verser dans l'excès contraire. "Les individus ont besoin d'être informé à l'avance, car une fois qu'une pandémie s'est déclarée, ils seront limités dans leur capacité d'absorber de nouvelles informations et de réagir en conséquence. Par ailleurs, selon des études internationales en communication des risques et en prise de décision, le public est plus porté à prendre des mesures appropriées durant une crise s'il a été mis à contribution dans la prise de décision." (Rôle de la communication des risques dans la planification entourant une pandémie, Octobre 2005 dans http://www.hc-sc.gc.ca/ahc-asc/intac...ionsbk5_f.html.) "Précisément parce qu'elle met à l'épreuve le vivre ensemble, la gestion du risque relève autant du débat social que du débat scientifique. Autrement, réduire la gestion du risque à l'avis du scientifique reviendrait à lui conférer la responsabilité des décisions qui concernent l'ensemble de la société, privant de fait, les intervenants impliqués dans les décisions retenues, aussi bien que les citoyens, de leur légitimité." (Volet santé publique du Plan québécois de lutte à une pandémie d'influenza - Mission santé. Avis du comité d'éthique de santé publique, juillet 2006, p. 31. Disponible sur le site du Comité d'éthique de santé publique http://msssa4.msss.gouv.qc.ca/fr/suj...amp;Expand=1#1 )

    Ouvrir un débat

    Ouvrir le débat sur le risque d'une pandémie et sur les mesures pour y faire face dans la population serait utile et sain. Pour ma part, je souhaite intéresser mes collègues du réseau de l'itinérance sur ces questions et y associer des personnes itinérantes autant que possible. Il y a beaucoup de pain sur la planche pour relever le défi d'une préparation à une pandémie d'influenza dans ce secteur d'activité. Pour les autres, j'ai parsemé cet article de références à des sites internet qui sont conçus pour le public en général. Mon préféré est un forum www.influenzah5n1.fr et j'y interviens à l'occasion sous le pseudonyme de Muscade. Si vous voulez réagir à cet article, n'hésitez pas et écrivez-moi à l'adresse suivante : info.archipel@bellnet.ca.

    *****

    Une version de cet article a été publié à Québec dans La Quête, mars 2007, pp.10-12 sous le titre "Mais qu'adviendra-t-il des démunis?"
    La Quête est un magazine vendu mensuellement sur la rue depuis treize ans par des camelots issus du réseau de l'itinérance à Québec.
    Last edited by Diane Morin; May 5th, 2008, 07:07 AM.

  • #2
    Re: sdf et pandémie

    Je vous présente dans ce post une enquête de laquelle je vais tirer des données qui illustreront les difficultés que pose la clientèle sans domicile fixe (ou fréquentant les ressources pour sdf) pour la planification de la lutte à une éventuelle pandémie d'influenza. L'enquête en question a été précédée d'un dénombrement qui n'a pas été publié comme tel par les chercheurs mais qui a tout même été rendu public. Voici les chiffres du dénombrement.

    "Le 24 novembre 1998, Santé Québec rendait publics les faits saillants du recensement des sans-abri de Montréal et Québec pour l'année 1996 dans les locaux de la Direction de santé publique à Beauport en banlieue de Québec.. L'événement a fait la manchette des médias et pour cause. En effet, 3589 personnes sans domicile fixe au cours des 12 derniers mois ont été recensés à Québec comparativement à 12666 à Montréal. Le nombre total de personnes fréquentant les centres d'hébergement, les centres de jour et les soupes populaires a été calculé de façon à élimer les doublons, Certaines de ces personnes sont sans-abri, d'autres l'ont été ou sont à risque. À Montréal, le nombre de personnes fréquentant les centres d'hébergement, les centres de jours de jour et les soupes populaires s'élève à 28214 et constitue 2,8% de la population de la ville Montréal. À Québec, la clientèle du réseau de l'itinérance est de 11295, ou 6,8% de la population de Québec soit trois fois plus toute proportion gardée qu'à Montréal."

    "L'itinérance à Québec", Article publié dans Canadian Housing/Habitation canadienne, Vol. 15, no. 3 (hiver 1999), pp. 17-19


    Enquête auprès de la clientèle des ressources pour personnes itinérantes des régions de Montréal-Centre et de Québec, 1998-1999

    Cette enquête fait suite à l'opération de dénombrement de la clientèle des ressouces pour personnes itinérantes réalisée en 1996-1997 dans les deux plus importantes régions urbaines du Québec, soit Montréal-Centre et la Communauté-Urbaine-de-Québec. La population visée dans l'enquête demeure la même, c'est-à-dire celle qui fréquente les centres d'hébergement, les soupes populaires et les centres de jour desservant les personnes itinérantes. Au total, 757 personnes ont été interviewées au cours d'une période qui s'est échelonnée du 4 décembre 1998 au 31 août 1999. Les résultats de cette enquête feront l'objet de plusieurs publications. Dans celle-ci, la méthodologie de l'enquête est présentée de manière détaillée. Vient ensuite une description de la clientèle selon certaines caractéristiques démographiques, sociales, culturelles et économiques. Enfin, la clientèle est décrite selon trois thématiques sanitaires, soit la santé physique, la santé buccodentaire et la santé mentale; sont abordés l'état de santé et l'utilisation des services. Les résultats sont présentés pour l'ensemble de la clientèle des deux régions et pour chacune d'entre elles. Ils permettent également de dresser un portrait de cette population selon le statut domiciliaire, le sexe et l'âge.

    * ISBN : 2-551-20491-7
    * Périodicité : --
    * Nombre de pages : 142
    * Prix : 25,95 $ plus taxes, si applicables
    * Date de parution : 2001-03-09

    http://www.stat.gouv.qc.ca/publicati...ant-v1_pdf.htm

    Enquête auprès de la clientèle des ressources pour personnes itinérantes des régions de
    Montréal-Centre et de Québec, 1998-1999 (Volume 2)

    Cette enquête fait suite à l’opération de dénombrement de la clientèle des ressources pour personnes itinérantes réalisée en 1996-1997 dans les deux plus importantes régions urbaines du Québec, soit Montréal-Centre et la Communauté-Urbaine-de-Québec. La population visée dans l’enquête demeure la même, c’est-à-dire celle qui fréquente les centres d’hébergement, les soupes populaires et les centres de jour desservant les personnes itinérantes. Au total, 757 personnes ont été interviewées au cours d’une période qui s’est échelonnée du 4 décembre 1998 au 31 août 1999. Les résultats de cette enquête ont déjà fait l’objet d’un premier rapport (volume 1). Dans ce deuxième rapport (volume 2), après un bref rappel de la méthodologie, le portrait de cette clientèle se poursuit en abordant les autres dimensions couvertes par cette enquête : instabilité résidentielle, habitudes de vie, besoins de services, vie familiale et placements avant l’âge adulte, événements stressants récents, soutien social, comportements criminels et traitement en toxicomanie. Les résultats sont présentés pour l’ensemble de la clientèle des deux régions et pour chacune d’entre elles. Ils permettent également de dresser un portrait de cette population selon le statut domiciliaire, le sexe et l’âge.

    * ISBN : 2-551-21876-4
    * Périodicité : --
    * Nombre de pages : 131
    * Prix : 25,95 $ plus taxes, si applicables
    * Date de parution : 2003-10-30

    http://www.stat.gouv.qc.ca/publicati...ant-v2_pdf.htm

    Comment


    • #3
      Re: sdf et pandémie

      La situation sanitaire de la clientèle fréquentant les ressources pour personnes itinérantes apparaît particulièrement précaire.

      La population journalière type des ressources pour personnes itinérantes s'estime en moins bonne santé que la population en général. Les indicateurs que nous avons retenus leur donnent amplement raison. Une proportion de 73 % de la clientèle de ces ressources déclare avoir au moins un problème chronique de santé et 61 % affiche un problème confirmé par un médecin.

      Les problèmes aigus de santé physique sont aussi fort usuels: plus de la moitié (58 %) de la population à l'étude déclare avoir eu de tels problèmes au cours d'une période de six mois.


      Maladies infectieuses (p. 72)

      L'ordre de grandeur de la prévalence de l'hépatite B et C est aux environs de 100 fois supérieurs dans la clientèle des ressources pour personnes itinérantes comparativement à la population en général.

      13% de la population à l'étude déclare avoir une des six maladies infectieuses: hépatite A (1%), hépatite B (4.8%), hépatite C (8.5%), autre hépatite (0.5%), tuberculose (1.3%), VIH/Sida (3.6%)

      La présence de maladies infectieuses ne varie que selon le statut domiciliaire: les sdf actuels (17 %) et les personnes que ne le sont pas mais qui l'ont déjà été (15 %) sont plus nombreux que les personnes qui ne l'ont jamais été (5 %) mais qui fréquentent les ressources pour personnes itinérantes.

      Référence Pages 67-83
      http://www.stat.gouv.qc.ca/publicati...tinerant-2.pdf

      Comment


      • #4
        Re: sdf et pandémie

        Instabilité résidentielle (pages 23-39)

        Seulement 42.9 % de la clientèle des ressources pour personnes itinérantes n'a eu qu'une seul adresse dans la dernière année

        7,9 % aucune adresse
        42.9 % une adresse
        40.1 % 2 à 3 adresses
        9,2 % 4 adresses et plus

        Habitudes de vie et besoins de services (pages 47-52)

        Les 2/3 de la clientèle des ressources pour personnes itinérantes ne mange pas 3 repas par jour.

        Les sources de nourriture au cours des 7 jours précédant l'enquête (pour l'ensemble de la population à l'étude)
        Marché d'alimentation 48.5 %
        Sac de provision d'un organisme communautaire 32,2 %
        Repas dans un café ou restaurant 45 %
        Mission ou soupe communautaire 90.8 %
        Ami ou famille 39.5 %
        Restes de restaurant ou nourriture trouvée dans la rue 6.6 %
        Autres (foyer, hôpital, centre de désintoxication) 1.2 %

        Endroit habituel pour laver ses vêtements (pour l'ensemble de la population à l'étude)
        Appartement 29.9 %
        Laveries 40.0%
        Organismes cmmunautaires 15.9 %
        Lave pas, remplace 7.8 %
        Amis, famille 6.3 %

        Endroit habituel pour se laver (pour l'ensemble de la population à l'étude)
        Appartement 67.6 %
        Organismes communautaires 30.6%
        Amis, famille 8.2 %
        Autres 4.4 %

        75 % des SDF actuels se lavent dans un organisme communautaire

        Endroit habituel pour passer le temps de la journée (pour l'ensemble de la population à l'étude)
        Organismes communautaires 40.0 %
        Endroits publics intérieurs 33.0 %
        Endroits publics extérieurs 53.6 %
        Logement 38,9 %
        Amis/famille/connaissances 12.2 %
        Travail/activité 6.9 %
        Autres 1.2 %

        http://www.stat.gouv.qc.ca/publicati...rantV2_1-4.pdf

        Comment


        • #5
          Re: sdf et pandémie

          Prévalence des troubles de l'axe 1 non liés à l'usage d'une substance

          Schizophrénie 11 % (au cours de la vie) et 9,6 % (au cours d'une période de 12 mois)
          Schizophrénie et autres troubles psychotiques 13.8 % (au cours de la vie) et 12,5 % (au cours d'une période de 12 mois)
          Troubles affectifs (comprenant dépression majeure, trouble bipolaire et dysthymie) 46,7 % (au cours de la vie) et 27,8 % (au cours d'une période de 12 mois)
          Ensemble des troubles mesurés de l'axe 1 non liés à l'usage d'une substance: 61.0 % (au cours de la vie) et 43,3 % (au cours d'une période de 12 mois)

          Référence p. 110

          "Chez les clients des ressources pour personnes itinérantes, le morbidité sur le plan des troubles mentaux est sans contexte extrêmement élevée par rapport à ce qui est observé dans la population en général. /.../ Sur le cours de la vie, très peu de clients ne présentent aucun des troubles mesurés. Sur une période de 12 mois, on compte encore environ 70 % de la clientèle journalière présentant au moins une des formes de troubles mesurés." p. 119

          http://www.stat.gouv.qc.ca/publicati...tinerant-3.pdf

          Comment


          • #6
            Re: sdf et pandémie

            Cette info concerne le plan français. Je l'ai collé là à cause de la préparation des service d'intervention de rue. C'est si rare que l'on en parle dans la presse. Je ne veux pas le perdre et pouvoir y référer.

            "Des dispositions sont également prévues /.../ pour les organismes assurant des interventions de rue auprès des personnes en situation de précarité et pour ceux assurant des fonctions d'aide ou d'accompagnement à domicile."

            ************************************************** *******

            Santé
            Le secteur social se prépare à l'éventualité d'une épidémie de grippe aviaire

            publié le 10 avril 07

            Dans le cadre du plan national de prévention et de lutte contre une pandémie grippale, le ministère de la Santé et des Solidarités publie un ensemble de recommandations sur la préparation du secteur médico-social et social à une telle hypothèse, et plus spécialement à une épidémie de grippe aviaire. Dans le cas d'une pandémie de grande ampleur, ce secteur se trouverait en effet particulièrement exposé. Le document diffusé par le ministère de la Santé aborde successivement les différentes catégories d'établissements et de services. Dans les établissements pour personnes âgées, par exemple, l'activité devra être maintenue, tout en sachant "qu'il existera de nombreux facteurs qui pourraient la perturber" (augmentation du nombre de malades et de décès chez les résidents, diminution des effectifs présents sur le lieu de travail, possible indisponibilité du ou des responsables, ainsi que des professionnels ou des bénévoles intervenant habituellement dans l'établissement...). Face à ce risque, un certain nombre de recommandations d'ordre général doivent être mises en oeuvre dès à présent, comme la vaccination contre la grippe saisonnière (bien qu'elle "ne protégerait pas contre le virus pandémique"), la sensibilisation et la formation du personnel à la prise en compte du risque infectieux ou la généralisation des conventions avec les établissements de santé. Les recommandations portent aussi sur la mise en place d'actions spécifiques. Les plus importantes concernent la désignation d'un référent grippe aviaire au sein de l'établissement et, surtout, l'élaboration d'un plan de continuation de l'activité (PCA). Celui-ci "répond à un double objectif : maintenir l'activité au niveau le plus élevé possible, tout en protégeant les personnels exposés". Le PCA, qui sera activé en période de pandémie, doit prévoir plusieurs scénarios : taux moyen d'absentéisme de 25% tout au long de la vague épidémique (8 à 12 semaines), taux d'absentéisme de 40% sur les deux semaines de pointe de la vague pandémique... A partir de ces scénarios, il doit procéder à une analyse des missions et à une réflexion sur l'organisation du travail. Tous les aspects doivent être pris en compte : organisation des soins, fonction logistique, fonction communication, gestion des déchets infectieux, gestion des corps des victimes, impact économique de la pandémie...
            Ces recommandations sont déclinées et adaptées aux différentes catégories d'établissement, avec toujours la désignation d'un référent et l'élaboration d'un PCA. Des dispositions sont également prévues, sur les mêmes principes généraux, pour les organismes assurant des interventions de rue auprès des personnes en situation de précarité et pour ceux assurant des fonctions d'aide ou d'accompagnement à domicile.

            Jean-Noël Escudié / PCA

            Aller plus loin sur le web
            Le site interministériel de préparation à un risque de pandémie grippale. http://www.grippeaviaire.gouv.fr
            Les fiches de recommandations pour le secteur médico-social (mars 2007). http://www.sante.gouv.fr/htm/dossier...hes_social.pdf
            Le dossier consacré à la grippe aviaire et au plan de préparation à une pandémie, sur le site du ministère de la Santé. http://www.sante.gouv.fr/htm/dossier...e/sommaire.htm

            Référence:
            http://www.localtis.info/servlet/Con...=1176181628247

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            • #7
              Re: sdf et pandémie

              Références:

              Pour le Québec: Le curateur publique et la pandémie d'influenza (sur la façon dont le curateur entend protéder les populations vulnérables qu'il a sous sa responsabilité dont ceux qui sont sans-abri)

              http://www.curateur.gouv.qc.ca/cura/...o-vol6-no2.pdf

              Sur la stratégie de diffusion des mesures de prophylaxie adaptée aux sans-abri dans le plan suisse (voir la page 6)

              http://www.bag.admin.ch/influenza/01...DZz8mMps2go6fo

              Comment


              • #8
                Re: sdf et pandémie

                Article envoyé par Anne. Merci!

                La plupart des plans de projectile de grippe n'adressent pas comment vacciner dur-à-atteignent des populations.

                Cette imperfection posera des risques sanitaires sérieux dans l'événement de la grippe de pandémie.


                NEW YORK CITY, 15 août - la plupart des plans d'immunisation de grippe aux Etats-Unis n'adressent pas comment vacciner dur-à-atteignent des populations (RÉACTEUR À HAUTES TEMPÉRATURES)--immigrés non documentés, utilisateurs de substance, le sans-abri, à la maison personnes âgées, et minorités--et cette omission potentiellement dangereuse peut mener les masses des personnes pour devenir malades pendant une manifestation de grippe de pandémie ou de toute autre maladie contagieuse, selon une nouvelle étude par l'académie de New York de la médecine dans la question actuelle du journal de la santé urbaine.

                « ilatteint les populations sont importants vacciner non seulement parce qu'elles sont personnellement vulnérables, mais parce qu'elles pourraient largement transmettre la maladie à d'autres, » ledit auteur de fil David Vlahov, PhD, directeur du centre de l'académie pour des études épidémiologiques urbaines (SÉLECTIONS) et vice-président aîné pour la recherche. « L'importance de réaliser des taux élevés d'immunisation de grippe est magnifiée par souci au-dessus de la grippe de pandémie. »

                La vaccination de grippe commencera à être offerte par les quelques États-Unis les fournisseurs de soins de santé dès le mois prochain en vue de la grippe assaisonnent, qui s'étend habituellement de novembre par avril de tous les ans. Une attention considérable sera consacrée de nouveau à réaliser les niveaux élevés de la vaccination, puisque le vaccin est la meilleure manière de réduire la chance à un d'obtenir la grippe, selon les États-Unis Centres pour la commande et l'empêchement de maladie. Influenza is a serious disease, causing 36,000 deaths (mostly among those aged 65 years or older) and striking 10 to 20 percent of the American population each year.

                La plupart des départements de santé' grippe-ont tiré l'adresse de recommandations comment atteindre les groupes à haut risque de ce type les personnes âgées et avec la maladie chronique, mais donnent moins d'attention aux populations À HAUTES TEMPÉRATURES de RÉACTEUR de bâche. La grippe de pandémie écartera plus rapidement si ces grands segments de la population sont laissés non vaccinés, a dit Vlahov, qui avait travaillé sous les instituts des $3 millions nationaux de la concession de santé pour concevoir un plan pour rapidement trouver et immuniser les groupes À HAUTES TEMPÉRATURES de RÉACTEUR. Les populations À HAUTES TEMPÉRATURES de RÉACTEUR aux Etats-Unis sont substantielles, y compris l'autant d'en tant que 12 millions d'immigrés non documentés, 1.5 million d'utilisateurs de drogue d'injection, et 744.000 personnes sans foyer, note de chercheurs.

                La santé des populations À HAUTES TEMPÉRATURES de RÉACTEUR a de larges implications pour la santé du grand public, Vlahov dit. Quelques immigrés non documentés, par exemple, travaillent dans le traitement de volaille, l'industrie de service de traiteur, et dans le domaine à la maison de soins de santé, et les individus sans foyer montent souvent sur des souterrains et des autobus, contactant un grand nombre de personnes.

                Les auteurs suggèrent plusieurs stratégies réalisables pour l'assurance croissante d'immunisation parmi les populations À HAUTES TEMPÉRATURES de RÉACTEUR, y compris les vaccins de distribution dans les emplacements peu usuels, comme aiguille-échangez les programmes et sur les coins de rue qui sont des endroits familiers aux personnes À HAUTES TEMPÉRATURES de RÉACTEUR. Les SÉLECTIONS de l'académie dans 2004 ont développé le projet VIVA, ou les vaccins Lieu de rendez-vous-Intensifs pour des adultes, une approche de petite taille de rapide-vaccination. Projet VIVA impliqué en vaccinant des personnes sur les trottoirs occupés dans Harlem et en allant porte-à-porte dans des projets de logement dans le Bronx du sud. Bilingue dépassez les ouvriers de l'académie travaillant avec les infirmières autorisées a donné le vaccin de grippe à plus de 1.000 sans foyer, à la maison des personnes âgées, des immigrés, des minorités, et des utilisateurs de drogue d'injection dans une période de dix jours pendant la saison 2005-06 de grippe.

                Même dans les emplacements conventionnels pour des immunisations, les auteurs suggèrent plusieurs stratégies réalisables pour l'assurance croissante d'immunisation parmi les populations À HAUTES TEMPÉRATURES de RÉACTEUR. Les rappels patients, sous forme d'envois ordinateur-automatisés et de messages téléphoniques autodial, utilisés pour de vieux patients à New York hors de la ville ont eu comme conséquence des augmentations dramatiques des taux de vaccination dans les groupes à haut risque. En outre, plus de membres du personnel soignant devraient être vaccinés contre la grippe. Seulement environ un tiers à un demi- de membres du personnel soignant sont actuellement immunisés, note de chercheurs. « Fournisseurs qui ne croient pas que le vaccin est protecteur sont moins pour les recommander aux patients, » Vlahov dit.

                « Les recommandations fédérales courantes pour l'annuaire et le vaccin de pandémie ne donnent pas la priorité à la question des populations À HAUTES TEMPÉRATURES de RÉACTEUR, » Vlahov dit. « Ce problème est une question épidémiologique, clinique, et morale. »

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                L'étude, intitulée des « stratégies pour améliorer l'immunisation de grippe évalue parmi Dur-à-Atteignent des populations, » a été basé en partie sur rencontrer toute la journée l'académie accueillie en septembre 2006 sur des stratégies de linéarisation pour vacciner les populations À HAUTES TEMPÉRATURES de RÉACTEUR et sur les résultats du projet VIVA. Les co-auteurs d'académie de l'étude sont Danielle C. Ompad, PhD, et Galea de Sandro, MD, DrPH. L'autre co-auteur est Micaela H. Coady, MME., du département de ville de la santé et de l'hygiène mentale.

                Au sujet du journal de la santé urbaine

                le journal de la santé urbaine est une publication pair-passée en revue bimensuelle de l'académie de New York de la médecine et des foyers sur les champs naissants de la santé et de l'épidémiologie urbaines. Édité depuis 1847, le journal adresse des questions de santé telles que l'abus de substance, la grossesse d'adolescent, l'HIV, la tuberculose, et la violence des perspectives cliniques et de politique, remplissant place négligée en littérature médicale et de santé.

                Au sujet de l'académie de New York de la médecine

                fondée en 1847, l'académie de New York de la médecine est un établissement indépendant, indépendant, sans but lucratif dont la mission est d'augmenter la santé du public. Notre recherche, éducation, enclenchement de la communauté, et recherche évidence-basée de recommandation pour améliorer de santé des personnes vivant dans les populations de villes, particulièrement désavantagé et vulnérables. L'impact de ces initiatives atteint dans des voisinages à New York City, à travers le pays, et autour du monde. Nous travaillons avec des organismes basés par communauté, des établissements d'universitaire, des sociétés, les médias, et le gouvernement pour catalyser et contribuer aux changements qui favorisent la santé. Rendez- visitenous en ligne chez www.nyam.org.


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                Public release date: 15-Aug-2007
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                Contact: Kathryn Cervino
                kcervino@nyam.org
                212-822-7285
                New York Academy of Medicine

                Most flu shot plans do not address how to vaccinate hard-to-reach populations
                This shortcoming could pose serious health risks in event of pandemic flu
                NEW YORK CITY, August 15 – Most flu immunization plans in the United States do not address how to vaccinate hard-to-reach populations (HTR)--undocumented immigrants, substance users, the homeless, homebound elderly, and minorities--and this potentially dangerous omission can lead masses of people to become ill during an outbreak of pandemic flu or other contagious disease, according to a new study by The New York Academy of Medicine in the current issue of the Journal of Urban Health.

                “Hard-to-reach populations are important to vaccinate not only because they’re personally vulnerable, but because they could be widely transmitting disease to others,” said lead author David Vlahov, PhD, Director of the Academy’s Center for Urban Epidemiologic Studies (CUES) and Senior Vice President for Research. “The importance of achieving high flu immunization rates is magnified by concern over pandemic influenza.”

                Influenza vaccination will begin to be offered by some U.S. healthcare providers as early as next month in preparation for flu season, which usually extends from November through April of each year. Considerable attention will be devoted once again to achieving high levels of vaccination, since the vaccine is the best way to reduce one’s chance of getting the flu, according to the U.S. Centers for Disease Control and Prevention. Influenza is a serious disease, causing 36,000 deaths (mostly among those aged 65 years or older) and striking 10 to 20 percent of the American population each year.

                Most health departments’ flu-shot recommendations address how to reach high-risk groups such as the elderly and those with chronic disease, but give less attention to covering HTR populations. Pandemic flu will spread faster if these large segments of the population are left unvaccinated, said Vlahov, who has been working under a $3 million National Institutes of Health grant to devise a plan for quickly finding and immunizing HTR groups. HTR populations in the United States are substantial, including as many as 12 million undocumented immigrants, 1.5 million injection drug users, and 744,000 homeless people, researchers note.

                The health of HTR populations has broad implications for the health of the general public, Vlahov said. Some undocumented immigrants, for example, work in poultry processing, the food service industry, and in the home healthcare field, and homeless individuals often ride on subways and buses, coming in contact with large numbers of people.

                The authors suggest several achievable strategies for increasing immunization coverage among HTR populations, including distributing vaccines in unconventional sites, such as needle-exchange programs and on street corners that are familiar locations to HTR people. The Academy’s CUES in 2004 developed Project VIVA, or Venue-Intensive Vaccines for Adults, a small-scale rapid-vaccination approach. Project VIVA involved vaccinating people on busy sidewalks in Harlem and by going door-to-door in housing projects in the South Bronx. Bilingual outreach workers from the Academy working with licensed nurses gave the flu vaccine to over 1,000 homeless, homebound elderly, immigrants, minorities, and injection drug users in a 10-day period during the 2005-06 flu season.

                Even within conventional sites for immunizations, the authors suggest several achievable strategies for increasing immunization coverage among HTR populations. Patient reminders, in the form of computer-automated mailings and autodial telephone messages, used for elderly patients in upstate New York have resulted in dramatic increases in vaccination rates in high-risk groups. In addition, more healthcare workers should be vaccinated against the flu. Only about one-third to one-half of healthcare workers are currently immunized, researchers note. “Providers who do not believe the vaccine is protective are less likely to recommend it to patients,” Vlahov said.

                “The current federal recommendations for annual and pandemic vaccine do not prioritize the issue of HTR populations,” Vlahov said. “This problem is an epidemiologic, clinical, and ethical issue.”


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                The study, entitled “Strategies for Improving Influenza Immunization Rates among Hard-to-Reach Populations,” was based in part on a day-long meeting the Academy hosted in September 2006 on optimizing strategies to vaccinate HTR populations and on the findings of Project VIVA. Academy co-authors of the study are Danielle C. Ompad, PhD, and Sandro Galea, MD, DrPH. The other co-author is Micaela H. Coady, MS, of the city Department of Health and Mental Hygiene.

                About the Journal of Urban Health

                The Journal of Urban Health is a bimonthly peer-reviewed publication of The New York Academy of Medicine and focuses on the emerging fields of urban health and epidemiology. Published since 1847, the Journal addresses health issues such as substance abuse, teenage pregnancy, HIV, tuberculosis, and violence from both clinical and policy perspectives, filling a neglected niche in medical and health literature.

                About The New York Academy of Medicine

                Founded in 1847, The New York Academy of Medicine is an independent, non-partisan, non-profit institution whose mission is to enhance the health of the public. Our research, education, community engagement, and evidence-based advocacy seek to improve the health of people living in cities, especially disadvantaged and vulnerable populations. The impact of these initiatives reaches into neighborhoods in New York City, across the country, and around the world. We work with community based organizations, academic institutions, corporations, the media, and government to catalyze and contribute to changes that promote health. Visit us online at www.nyam.org.

                http://www.eurekalert.org/pub_releas...-mfs081507.php

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                http://scienceblogs.com/effectmeasur...ill_contag.php

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