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Hébergement d'urgence : "Il faut pérenniser les places ouvertes l'hiver"

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    Hébergement d'urgence : "Il faut pérenniser les places ouvertes l'hiver"

    Arnaud Richard, député, corapporteur d'un rapport parlementaire sur l'hébergement d'urgence | LEMONDE.FR | 30.01.12 | 16h59 • Mis à jour le 30.01.12 | 18h47

    Le plan grand froid a été déclenché dans de nombreuses préfectures. Un rapport parlementaire critique cette gestion saisonnière de l'hébergement d'urgence et souligne le déficit de 70 000 places. DIANE GRIMONET POUR "LE MONDE"

    Le mercure doit tomber en dessous de zéro cette semaine dans l'Hexagone, poussant plusieurs préfectures – en particulier dans le Nord – à déclencher le "plan grand froid". Ce dispositif, lancé lorsque les températures sont négatives le jour et comprises entre - 5 °C et - 10 °C la nuit permet l'ouverture de places d'hébergement supplémentaires pour les sans domicile fixe. Les effectifs du Samu social sont aussi renforcés. Pour le député Arnaud Richard, cette gestion saisonnière de l'hébergement d'urgence est contre-productive. Corapporteur d'un rapport parlementaire sur ce sujet, il souligne le déficit d'environ 70 000 places d'hébergement et préconise le maintien des places ouvertes l'hiver pendant le reste de l'année.
    Pourquoi, selon votre rapport, la gestion de l'hébergement "au thermomètre" pose-t-il problème ?

    Il est tout aussi compliqué d'être à la rue l'été que l'hiver. Seulement, il y a davantage d'acteurs mobilisés au moment du grand froid parce que dans l'inconscient collectif, il y a plus de morts en hiver que l'été [les chiffres sont pourtant de même grandeur]. Et les collectivités gèrent la question de l'hébergement d'urgence à l'aune des cas d'hypothermie. On compte 82 600 places d'hébergement d'urgence, l'Etat ouvre 9 300 places complémentaires l'hiver. Nous demandons que ces places soient pérennisées pendant le reste de l'année.

    Dans votre rapport, vous mettez l'accent sur la nécessité d'"une action publique préventive". Comment la mettre en place ?

    On se rend compte qu'il est assez rapide pour quelqu'un qui est dans une situation normale d'avoir un accident de la vie – un divorce ou un impayé de loyer par exemple – et de tomber dans la rue. Il existe beaucoup plus de personnes qu'on ne le pense qui vivent dans leur voiture et qui font comme si de rien n'était au travail. Le système social existe mais il est ensuite difficile de ramener ces personnes vers l'emploi et le logement. Il est donc totalement insatisfaisant de ne pas pouvoir prendre en charge ces personnes tout de suite.

    /.../

    http://www.lemonde.fr/societe/articl...ens_id=1636330
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