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Crise immobilière aux Pays-Bas

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    Gare à la gueule de bois hollandaise

    Publié le 12 novembre 2012 à 06h23 | Mis à jour le 12 novembre 2012 à 06h23

    Photo archives La Presse
    Aux Pays-Bas, les prix de l'immobilier se sont effondrés de 20% depuis le pic enregistré en 2007.

    RICHARD DUPAUL
    La Presse

    C'est un cauchemar qui réveille les banquiers la nuit: un marché immobilier gonflé au crédit facile, des prix qui chutent, des familles incapables de rembourser leurs dettes.

    Vous avez reconnu les États-Unis avant la crise financière 2008-2009? Ou l'Espagne aujourd'hui?

    Non. Bienvenue aux Pays-Bas, l'une des économies les plus prospères d'Europe... pourtant aux prises avec un énorme problème financier. C'est aussi un dérapage qui devrait faire réfléchir beaucoup de Canadiens.

    Le «pot» a beau être consommé en toute légalité dans certains cafés d'Amsterdam, les propriétaires de maisons aux Pays-Bas ne planent pas très haut ces jours-ci: les prix de l'immobilier se sont effondrés de 20% depuis le pic enregistré en 2007.

    L'éclatement de la bulle immobilière a un effet dévastateur, ayant plongé plus de 10% des propriétaires dans une situation financière précaire. Pire, cette glissade devrait se poursuivre, selon un rapport de la banque UBS.

    Hypothéqués jusqu'au cou

    Quelque 500 000 ménages se trouvent aujourd'hui en situation de faillite technique, selon la Banque centrale des Pays-Bas, car la valeur marchande de leur maison est maintenant inférieure à leur prêt hypothécaire. Les Américains appellent ça être «under water»: autrement dit, des pauvres proprios ayant littéralement la tête sous l'eau au plan financier.

    Qu'est-ce qui a créé la bulle immobilière aux Pays-Bas, l'un des trois derniers pays ayant toujours la cote AAA en Europe?

    D'abord, un accès facile au crédit. Le marché a été gonflé par des taux d'intérêt avantageux et très peu de limites imposées par les banques quant au montant des prêts hypothécaires consentis. Comme aux États-Unis, et même au Canada, jusqu'à récemment.

    Au plus fort du boom immobilier en 2008, il n'était pas rare de voir les banques néerlandaises prêter à des clients plus de 100% de la valeur marchande de leur nouvelle maison, racontaient des médias européens l'été dernier.

    De plus, les acheteurs ont bénéficié des généreuses politiques de l'État pour favoriser l'accès à la propriété, dont la déduction fiscale des intérêts hypothécaires (un joli cadeau qui n'est pas offert au Canada). Une mesure que les économistes d'UBS qualifient aujourd'hui de «mauvaises incitations» ayant contribué au dérapage immobilier.

    Résultat de cette foire du crédit: les Néerlandais portent sur leurs épaules le plus gros fardeau hypothécaire d'Europe, avec un solde cumulatif équivalant à 110% de la taille de leur économie. C'est plus de deux fois la moyenne européenne (environ 50%).

    Au Canada, par comparaison, les dettes hypothécaires des ménages représentent au total environ 80% du PIB (produit intérieur brut).

    Les agences de crédit ont sonné l'alarme fin juillet. Avec des consommateurs aussi endettés, la faiblesse de l'économie et la crise de la zone euro, la firme Moody's a placé la dette souveraine des Pays-Bas sous perspective négative.

    Si cela a une résonance familière de notre côté de l'Atlantique, c'est que Moody's a justement servi un avertissement similaire aux banques canadiennes... il y a deux semaines!

    /.../

    http://affaires.lapresse.ca/economie...ollandaise.php
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