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La crise et le continent africain

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  • Diane Morin
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    Re: La crise et le continent africain

    Le Japon annonce une aide de 300 millions de dollars pour l'Afrique

    Il y a 41 minutes

    <TABLE style="WIDTH: 1px"><TBODY><TR><TD colSpan=2>
    </TD></TR><TR><TD colSpan=2>Le ministre japonais des Affaires étrangères Hirofumi Nakasone, le 1er mars 2009 à Pékin

    </TD></TR></TBODY></TABLE>

    GABORONE (AFP) — Le ministre japonais des Affaires étrangères Hirofumi Nakasone a annoncé samedi une aide de 300 millions de dollars pour l'Afrique, en ouvrant au Botswana une conférence sur le développement.

    "La crise économique et financière mondiale qui est survenue à l'automne dernier pourrait avoir un impact sur les pays d'Afrique pendant au moins les deux ans à venir", a-t-il déclaré devant des ministres d'une trentaine de pays africains.

    Pour limiter ses conséquences, il a annoncé une nouvelle aide de 300 millions de dollars (220 millions d'euros) pour le continent, qui vise surtout "à fournir une assistance alimentaire pour renforcer les filets de sécurité sociale et améliorer la productivité agricole".

    De plus, "le 24 mars, le gouvernement japonais donnera 194 millions de dollars au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme (...) qui joue un rôle essentiel pour la santé dans le monde", a-t-il indiqué.

    M. Nakasone a également réaffirmé que son pays attirerait l'attention du G20, qui se réunit en sommet à Londres le 2 avril, sur les problèmes de l'Afrique.

    La conférence, samedi et dimanche à Gaborone, est destinée à faire le point des progrès accomplis depuis la conférence internationale de Tokyo sur le développement de l'Afrique (Ticad) de mai 2008 à Yokohama (sud de Tokyo).

    Le Japon avait alors promis de doubler son aide à l'Afrique, pour la porter à 1,8 milliard de dollars par an, contre 900 millions de dollars actuellement. L'aide annoncée samedi s'ajoute à cette augmentation.

    L'enjeu pour le Japon est de répondre à la concurrence croissante de nouveaux acteurs, notamment chinois, sur le continent africain.

    http://www.google.com/hostednews/afp...aBt-ZGEgg2JTwg

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  • Diane Morin
    replied
    Re: La crise et le continent africain

    Crise mondiale: le Nigeria pétrolier admet enfin la dure réalité

    LAGOS - Pendant des mois le Nigeria a clamé que la crise mondiale ne l'atteindrait pas, mais aujourd'hui, plombé par la chute du prix du pétrole, une demande réduite et une monnaie très dépréciée, le géant africain de 140 millions d'habitants est obligé d'admettre la dure réalité.

    En signant le 10 mars "avec réserves" un budget 2009 en fort déficit, le président Umaru Yar'Adua a mis fin à la langue de bois: la nation fait désormais face à de "graves défis".

    Son ministre des Finances Mansur Muhtar a voulu se montrer plus optimiste en affirmant que jusqu'à présent le pays avait réussi à gérer la tempête, "mais ce qui est devant nous, ce sont de fortes turbulences", a-t-il concédé récemment.

    Jusque-là le huitième exportateur mondial de pétrole roulait sur l'or... noir, et pesait à lui seul 60% du PIB de l'Afrique de l'ouest.

    L'insouciance, confortée il y a peu encore par un baril à plus de 100 USD (jusqu'à un pic de 147 USD), n'est plus de mise.

    "Les voyants sont au rouge", juge un économiste européen à Lagos.
    "L'économie est devenue très vulnérable à cause de l'assèchement des liquidités et de l'effondrement du prix du brut, deux facteurs qui ont mis la monnaie nationale (le naira) sous forte pression", estime de son côté Veronica Kalema, une analyste de la société londonienne Fitch Ratings.

    Le naira a perdu en trois mois 25% de sa valeur par rapport au dollar.
    Tirant quasiment 90% de ses rentrées du pétrole et du gaz, la chute des cours "a évidemment été un grand choc", poursuit-elle.

    Elle estime toutefois que le pays, qui a basé son budget 2009 sur un prix de référence du baril de 45 dollars, "a encore la capacité d'absorber le choc". "Le Nigeria a pu mettre de l'argent de côté du temps des prix élevés et peut puiser dedans", juge-t-elle.

    Mais le trésor de guerre fond à vue d'oeil.

    Les réserves en devises de la banque centrale sont passées de 62 milliards de dollars il y a sept mois (quand le baril était à 147 USD) à environ 48 milliards (35 milliards d'euros) en février.

    La bourse de Lagos a, elle, perdu plus de 60% de sa capitalisation.
    Signe de la dégradation de la situation, le gouvernement a puisé 1,5 milliard de dollars dans le fonds bancaire des excédents pétroliers afin de payer ce qu'il doit à un tiers des 36 Etats de la fédération qui peinaient à verser les salaires.

    L'ancienne ministre des Finances devenue directrice Afrique de la Banque Mondiale, Ngozi Okonjo-Iweala, est venue la semaine dernière exhorter ses ex-collègues à investir cet argent dans des projets productifs.

    Et elle pense que le Nigeria devra "très probablement" encore "taper" dans ce fonds l'année prochaine s'il veut passer ce cap difficile.

    "Cerise noire" sur le gâteau: selon le président Yar'adua, le Nigeria ne produit parfois que 1,6 million de baril par jour, contre 2,6 mbj il y a deux ans, et alors que l'objectif officiel est de 4 millions fin 2010. Le budget 2009 a été calculé sur une production quotidienne de 2,2 mbj.

    Conséquence de cette faible production et des prix bas, le taux de croissance va ralentir entre 4 et 5% cette année, contre plus de 6% en 2008.

    Conclusion de l'ancienne ministre des Finances, artisan du désendettement international du pays en 2006: le Nigeria "doit répondre aux défis de façon transparente pour maintenir la confiance des investisseurs privés".

    (©AFP / 21 mars 2009 13h05)

    http://www.romandie.com/ats/news/090...2.93eopvtw.asp

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  • Françoise Ramona
    replied
    Re: La crise et le continent africain

    60ème Conseil Scientifique du Cirad : priorité à l’Afrique 14/03/2009 09:09 (Par Jean-Charles BATENBAUM)

    L'organisation du 60ème Conseil Scientifique du Cirad en Afrique revêt une portée hautement symbolique et montre l'importance que le Cirad accorde à ce continent.
    Du 16 au 21 mars 2009, le Conseil scientifique du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD) se réunira pour la première fois de son histoire en Afrique. C'est précisément en Afrique de l'Ouest continentale, au Burkina Faso où la direction régionale du Cirad est assurée par Michel Partiot, que se tiendra cette 60ème réunion du Conseil scientifique du Cirad.
    <o:p></o:p>
    L'organisation du 60ème Conseil Scientifique du Cirad en Afrique revêt une portée hautement symbolique et montre l'importance que le Cirad accorde à ce continent. Le Cirad est présent depuis longue date sur le continent africain. Une centaine de chercheurs y sont en poste et plus de 500 missions par an y sont réalisées à partir de Montpellier (Hérault).




    Outre les traditionnelles séances de discussion qui porteront sur l'actualité scientifique du Cirad, les membres du 60ème Conseil Scientifique du Cirad pourront rencontrer les chercheurs de l'organisme et leurs partenaires en action sur le terrain ainsi que de nombreuses personnalités ministérielles et les partenaires du Cirad dans la région, aux fins d'échanger et de poursuivre la discussion sur la mise en oeuvre de la stratégie du Cirad en Afrique.
    <o:p></o:p>
    <o:p> <table border="0" cellpadding="2" cellspacing="1" width="100%"> <tbody> <tr> <td></td> <td>L'organisation du 60ème Conseil Scientifique du Cirad en Afrique revêt une portée hautement symbolique et montre l'importance que le Cirad accorde à ce continent.</td></tr></tbody></table></o:p>
    <o:p></o:p>
    Renouveler les modes de partenariat : Six axes de recherche prioritaires ont été définis en 2007 par le Cirad pour orienter et structurer ses actions. En se positionnant au coeur des réseaux d'innovation du Sud, le Cirad poursuit sa mission en recherche finalisée pour contribuer à la lutte contre la pauvreté et les inégalités selon les Objectifs du Millénaire.
    <o:p></o:p>
    L'Afrique restera un lieu privilégié d'application de la mission et des principes qui guident les chercheurs du Cirad. Il reste à y définir les meilleurs lieux d'exercice du partenariat en recherche pour co-construire les questions et les méthodes, dans le respect réciproque des identités et des valeurs de chacun. Une quinzaine de dispositifs ont été sélectionnés parmi la très grande diversité du paysage africain de la recherche agronomique et de ses nombreux acteurs institutionnels et scientifiques.

    C'est un des sujets que le directeur général du Cirad, Gérard Matheron, abordera avec ses interlocuteurs africains, sous la haute autorité du président du conseil scientifique, Bernard Chevassus-au-Louis et en présence de ses membres.<o:p></o:p>



    http://www.actualites-news-environne...d-afrique.html

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  • Françoise Ramona
    replied
    Re: La crise et le continent africain

    L'Afrique m&#233;fiante face au FMI et au souvenir des "ajustements structurels"

    DAR ES SALAAM (AFP) — Le FMI, qui s'emploie aujourd'hui &#224; aider l'Afrique face &#224; la crise mondiale, rencontre d&#233;fiance et m&#233;fiance sur un continent hant&#233; par le souvenir des ravages sociaux de ses politiques pass&#233;es "d'ajustements structurels".
    Le directeur du Fonds mon&#233;taire international, Dominique Strauss-Kahn, est le premier &#224; reconna&#238;tre l'imp&#233;rieuse n&#233;cessit&#233; pour l'institution financi&#232;re de redorer son blason, &#224; l'occasion d'une conf&#233;rence en Tanzanie qui s'ach&#232;vait mercredi sur l'impact de la crise financi&#232;re en Afrique.
    "Il y a un probl&#232;me d'image (...) C'est un des buts de cette r&#233;union. Ca atteint un niveau qui nous emp&#234;che de faire notre travail", a reconnu M. Strauss-Kahn devant la presse.
    Les r&#233;cents progr&#232;s &#233;conomiques du continent ont &#233;t&#233; min&#233;s par la hausse des prix alimentaires et du p&#233;trole &#224; laquelle vient s'ajouter &#224; pr&#233;sent l'impact de la crise financi&#232;re mondiale.
    Loin des 5,4&#37; de croissance enregistr&#233;s en 2008, les pr&#233;visions de croissance pour le continent tournent autour de 3%.
    "Le FMI nous a mis dans cette situation", "comment pouvons-nous lui faire confiance?" Des repr&#233;sentants de la soci&#233;t&#233; civile n'ont pas manqu&#233; de pointer, avant la conf&#233;rence, le divorce consomm&#233; entre les opinions publiques africaines et l'institution.
    "Pour des raisons politiques, c'est devenu impossible pour certains gouvernements de dire a la population de leurs pays qu'ils vont s'adresser au FMI", constate le patron du FMI.
    Dans les ann&#233;es 80 et 90, les pr&#234;ts du FMI et de la Banque mondiale &#233;taient assortis de conditions drastiques, sous forme d'"ajustements structurels".
    Les d&#233;tracteurs de ces "ajustements" ont d&#233;nonc&#233; des privatisations ayant mis &#224; mal l'acc&#232;s des populations aux services publics de base, des r&#233;formes agraires orient&#233;es vers des agricultures d'exportation au d&#233;triment de la s&#233;curit&#233; alimentaire de ces pays et des r&#232;gles budg&#233;taires draconiennes, destin&#233;es notamment &#224; assurer le remboursement des pr&#234;ts.
    S'exprimant &#224; l'ouverture de la conf&#233;rence, le pr&#233;sident tanzanien Jakaya Kikwete a rappel&#233; au FMI son legs douloureux et d&#233;crit ses relations avec l'Afrique comme "douces-am&#232;res".
    "Je me souviens d'&#233;normes manifestations anti-FMI au d&#233;but des ann&#233;es 80", a-t-il dit, ajoutant que beaucoup &#224; l'&#233;poque consid&#233;raient le fait "d'accepter les diktats du FMI" comme un reniement des acquis de l'ind&#233;pendance.
    "En fin de compte, avec le soutien du FMI, des progr&#232;s notables ont &#233;t&#233; accomplis", a-t-il n&#233;anmoins ajout&#233;.
    M. Strauss-Kahn a pour sa part jug&#233; injuste le ressentiment persistant &#224; l'&#233;gard du FMI, affirmant que l'institution avait chang&#233; ces derni&#232;res ann&#233;es et que le continent serait en bien plus mauvaise posture sans les r&#233;centes politiques du FMI.
    "Le FMI est r&#233;guli&#232;rement accus&#233; de brutalement imposer ses politiques (...) alors que dans la plupart des pays d'Afrique, les taux de croissance ont &#233;t&#233; bons, notamment parce que ces politiques ont &#233;t&#233; appliqu&#233;es", a-t-il plaid&#233;.
    L'&#233;conomiste Jeffrey Sachs, de l'universit&#233; de Columbia de New York, rappelant le lugubre bilan des ajustements structurels, "largement inspir&#233;s par les Etats-Unis", reconna&#238;t des progr&#232;s de l'institution ces derni&#232;res ann&#233;es mais les juge encore insuffisants.
    "Le FMI a modifi&#233; son modus operandi, il est sans aucun doute plus sensible au questions sociales et de d&#233;veloppement mais il ne peut se pr&#233;valoir de r&#233;els succ&#232;s (...) ni de parler de fa&#231;on ad&#233;quate au nom des pays pauvres", estime-t-il.


    http://www.google.com/hostednews/afp...PYDlz2A-H5WYcw

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  • Françoise Ramona
    started a topic La crise et le continent africain

    La crise et le continent africain

    <table border="0" cellpadding="0" cellspacing="0" width="570"><tbody><tr><td class="arial13" colspan="3" align="center" height="50">Il faut davantage de communication dans la gestion des crises en Afrique (ANALYSE) </td> </tr> <tr> <td colspan="3" align="center" bgcolor="#000000"></td> </tr> <tr> <td colspan="3" align="center"></td> </tr> <tr bgcolor="#c0d4fe"> <td class="arial12" align="center" width="188" height="20"> </td> <td class="arial12" align="center" width="224" height="20"> 2009-03-12 07:03:10 </td> <td class="arial12" align="center" width="188" height="20"> </td> </tr> </tbody></table>
    DAR ES SALAAM, 11 mars (Xinhua) -- Ce monde est plus souvent poussé dans les troubles par la mauvaise ou l'absence de communication du tout.
    Ainsi les communications et les bonnes communications sont ce dont on aura besoin dans le dialogue et les discussions en cours sur la gestion de la crise financière actuelle et la baisse de l'économie.
    Les gens auraient mieux garder en esprit sur quelles bandes radiophoniques et à partir de combien de différents points de vues ils communiquent.
    Il a semblé que la conférence des ministres africains des Finances et des gouverneurs des banques centrales, organisé par le FMI et le gouvernement tanzanien, qui vient de s'achever à Dar es Salaam pourrait avoir un petit problème de communication avec le Sommet du G-20 devant se tenir à Londres le mois prochain.
    Les deux ont raison sur les mêmes ondes en parlant de politique monétaire et financière. Mais ils parlent à partir de deux points de vue polarisés en ce qui concerne l'Afrique, avec l'un du côté de la demande et de la réception pendant que l'autre se trouve dans le camp de celui qui promet et fournit.
    Le financement est le mot clé et le slogan pour les deux conférences mais alors que la conférence de Dar es Salaam cherchait un financement efficace et accru pour aider la partie qui reçoit à parer et atténuer les repercussions des crises actuelles, la Conférence de Londres cherchera à trouver de financement supplémentaires pour renforcer les plans de relance afin de sortir la partie qui donne de la crise.
    La Conférence de Dar es Salaam aimerait communiquer au prochain sommet du G20 un message: les pays africains veulent que les pays donateurs remplissent leurs engagements en terme d'aide, sinon leurs acquis économiques obtenus au cours de la décennie écoulée pourraient disparaître face aux répercussions envahissantes des crises.
    A Dar es Salaam, les décideurs financiers africains ont estimé que leur continent a la responsabilité première de gerer les conséquences de la crise mais que la communauté internationale doit aussi tenir ses promesses d'aide et accélerer le soutien.
    Pour bien de pays africains, l'impact de la crise financière et de la baisse de l'économie n'est pas encore arrivé au point où ils ressentent la véritable douleur.
    Mais l'impact des crises arrive inéluctablement, a prévenu le directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn, s'adressant aux participants à la conférence de Dar es Salaam. "Elle arrive et son impact sera considérable", a-t-il dit.
    Les dirigeants du G-20 ont, toutefois, été occupés à trouver leurs propres solutions à leurs difficultés financières actuelles causées par la mauvaise communication sur les crédits en premier lieu.
    L'ancien secrétaire général des Nations unies Kofi Annan a proposé d'inclure le continent africain dans la solution mondiale à la crise financière internationale et la baisse de l'économie.
    Cette proposition réunit les deux conférences à un point commun de discours, à savoir: pas si mais plutôt comment l'Afrique peut faire partie de cette solution?
    M. Annan est allé plus loin en suggérant que l'Afrique puisse faire partie de la solution en étant inclue dans le plan de relance mondial et en étant pleinement représentée dans l'architecture économique mondiale en évolution.
    Le président tanzanien Jakaya Kikwete, dont le pays co- organisait la conférence de Dar es Salaam, a affirmé que l'Afrique est la dernière frontière sur cette planète pour un développement humain supplémentaire et l'humanité devrait prendre la responsabilité vis-à-vis des ressources africaines qui ont contribué au développement des pays européens et d'Amérique du Nord, qui soutiennent le développement de nouvelles entités économiques ailleurs dans le monde aussi.
    Le patron du FMI s'est fait un peu plus clair en affirmant que ce n'est pas seulement un devoir moral mais aussi une obligation historique, eu égard au passé colonial du continent, pour le monde développé de soutenir maintenant le développement de l'Afrique.
    L'institution monétaire internationale a par conséquent appelé les pays donateurs et les partenaires traditionnels et additionnels, à honorer leurs engagements vis-à-vis de l'Afrique en mettant l'accent sur le fait que tenir les promesses d'aide pourra aider à éviter la disparition des acquis économiques du continent.
    M. Kahn a expliqué que quoique les pays africains soient en trop forte position par rapport à il y a plusieurs années, de nombreuses économies africaines ont encore besoin des financements conditionnés du FMI pour amortir et sortir des crises.
    "Au moment où la communauté internationale trouve des centaines de milliards pour la résolution de la crise, je ne peux pas accepter que nous ne serons pas capables de trouver des centaines de millions de dollars pour les pays les moins avancés," a déclaré le patron du FMI qui a rappelé aux pays donateurs qu'ils s'étaient engagés au sommet de Gleneagles d'augmenter leur aide à l'Afrique à 50 milliards de dollars américains d'ici l'année prochaine et à 75 milliards de dollars d'ici 2015.
    L'appel pour l'augmentation des niveaux d'aide a été lancé de façon éloquente par l'économiste américain Jeffrey Sachs et le ministre sud-africain des Finances Trevor Manuel.
    Jeffrey Sachs a souligné le fait que le déficit budgétaire américain devrait probablement atteindre 1,75 trillions de dollars mais qu'il n'y avait pas d'augmentation de même mesure dans les promesses d'aide étrangère.
    Avec une pointe de sarcasme mais non sans un certain dejà-vu, Tresor Manuel a indiqué que l'Afrique devait probablement acquérir des armes nucléaires afin de retenir l'attention de la communauté internationale.
    La conférence de Dar es Salaam des ministres africains des Finances et des gouverneurs des banques centrales s'est achevée en recommandant vivement à la communauté internationale de prendre des mesures urgentes nécessaires pour que l'Afrique affronte la crise financière actuelle et la baisse de l'économie.
    "C'est la pire crise économique des temps contemporains, qui affecte les vies et les espoirs des populations à travers le monde, " ont indiqué le président tanzanien Jakaya Kikwete, le directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn, et le président du Panel du progrès de l'Afrique, Kofi Annan, dans une déclaration conjointe.
    "Pendant que les leaders des pays du G-20 se préparent à se rencontrer en avril, nous croyons qu'il est d'une importance vitale que les besoins de l'Afrique soient abordés."
    Leur déclaration conjointe a appelé la communauté internationale à tenir ses promesses d'augmentation des flots d'aide vers l'Afrique et invité les pays africains à renforcer leurs politiques économiques, et demandé au FMI d'accroître son soutien à l'Afrique avec plus de financement, une plus grande flexibilité, un meilleur dialogue sur les programmes et un renforcement supplémentaire de la voix de l'Afrique au sein de l'institution elle-même.
    Alors que certains participants à la conférence de Dar es Salaam doutaient qu'elle ne soit que des propos vides, Annan a déclaré que les conférences peuvent être des préludes aux actions.

    http://www.french.xinhuanet.com/fren...ent_835149.htm
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