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France: violente tempête (Klaus) dans le sud-ouest - une île est apparue après le passage de la tempête

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  • France: violente tempête (Klaus) dans le sud-ouest - une île est apparue après le passage de la tempête

    La tempête était "prévisible et prévue", selon Météo France

    Par Reuters, publié le 24/01/2009 à 18:09


    TOULOUSE - La violente tempête qui s'est abattue samedi sur le sud-ouest de la France était "prévisible et prévue" par les services de Météo France, qui ne prévoient pas de phénomène comparable pour les jours à venir.





    Près de Biarritz, samedi. La violente tempête qui s'est abattue sur le sud-ouest de la France était "prévisible et prévue" par les services de Météo France, qui ne prévoient pas de phénomène comparable pour les jours à venir. (Reuters/Régis Duvignau)

    "Le phénomène de cette tempête ne correspond absolument pas à une configuration cyclonique. Il s'agit d'un phénomène dépressionnaire important que nous avions parfaitement prévu et annoncé", a déclaré à Reuters Marie-Claire Baleste, chef prévisionniste de Météo France, dont le siège national est à Toulouse.

    "Il s'agit d'une dépression de latitude tempérée normale qui s'est creusée dans des proportions très importantes au-dessus de l'Atlantique", a expliqué cet ingénieur.

    "Cette dépression s'est creusée sur l'Atlantique du fait de la rencontre d'air chaud en surface avec des masses d'air froid très dynamiques en altitude. Nous avions prévu et annoncé ce creusement depuis 72 heures", a-t-elle précisé.

    La dépression va selon elle continuer à se déplacer d'ouest en est dans le sud de la France puis vers l'Europe centrale "en se dégonflant progressivement".

    D'autres dépressions sont à prévoir dans les jours à venir dans le ciel de France mais "a priori bien sûr, les phénomènes de creusement de ces dépressions ne devraient pas être aussi importants que pour le phénomène que nous venons de connaître", a conclu Marie-Claire Baleste.

    Nicolas Fichot, édité par Elizabeth Pineau

    http://www.lexpress.fr/actualites/2/...ce_735639.html

  • #2
    Re: France: violente tempête dans le sud-ouest

    25 Janvier 2009 - 02:32
    LA TEMPETE A FAIT QUATRE MORTS EN FRANCE
    L'événement. Quatre personnes ont trouvé la mort dans les Landes, et une autre en Gironde, toutes victimes de la tempête qui frappe le Sud-Ouest. Un million de foyers sont privés d'électricité, le trafic ferroviaire est suspendu en Midi-Pyrénées et les autoroutes bloquées en raison des vents violents. L'Aude et les Pyrénées-Orientales restent placés sous alerte rouge par Météo France.


    Reportages


    Voiture écrasée par un arbre à Tarnos
    __________________________________________________ ________________________________
    Par V. V/LeJDD.fr. (avec Reuters)

    Un accident de la route lié à la tempête a fait un mort et un blessé grave dans les Landes, a-t-on appris samedi vers 13H30 auprès de la préfecture du département. Un arbre s'est abattu sur une voiture sur un chemin départemental, tuant son conducteur, a-t-on précisé de même source. Un autre homme, âgé de 78 ans, est décédé samedi 24 janvier à Saint-Vincent-de-Tyrosse, percuté par un débris volant aux abords de son domicile. Le corps d'un homme ayant apparemment été victime d'une chute d'arbre a été retrouvé dans le nord du département. Par ailleurs, une femme de 73 ans qui était sous assistance respiratoire est décédée au Verdelais (Gironde) à la suite d'une coupure de courant.


    C'est toujours en Aquitaine, et notamment en Gironde et dans les Landes, les deux premiers départements touchés par la tempête dans la nuit de vendredi à samedi, que les dégâts sont les plus impressionnants. A 10h00, le plan Orsec a été déclenché dans le département des Landes, entraînant la mobilisation d'une centaine d'hommes de la sécurité civile. Michèle Alliot-Marie a annoncé samedi l'envoi de plus de 700 hommes en renfort et elle a lancé un appel à la population pour qu'elle respecte les consignes de sécurité. "J'appelle l'ensemble des personnes à bien respecter les consignes qui leur sont données", a-t-elle déclaré en marge du conseil national de l'UMP, à Paris.

    Plus de 500 000 foyers étaient privés d'électricité samedi matin en Aquitaine, apprend-on samedi auprès des préfectures concernées. Des vents violents accompagnés de pluie ont entraîné des chutes d'arbres sur des lignes électriques, provoquant des coupures de courant concernant 200 000 foyers en Gironde et 220 000 dans les Landes, ainsi que des milliers d'autres dans les Pyrénées-Atlantiques et dans le Lot-et-Garonne. Dans tout le Sud-ouest, près de 1,2 million de foyers seraient privés d'électricité. En effet, les départements de la Dordogne, des Hautes-Pyrénées, du Gers, du Lot-et-Garonne, du Tarn-et-Garonne, du Tarn et de la Haute-Garonne sont également touchés par des pannes, annonce Electricité réseau distribution France (ERDS) dans un communiqué. EDF a par ailleurs déclenché un Plan d'urgence interne (PUI) à la centrale nucléaire du Blayais (Gironde) pour faire face à une éventuelle inondation, a annoncé l'Autorité de sûreté nucléaire.


    Un mort dans les Landes

    Des rafales de vent ont été enregistrées à 170 km/h environ au Cap-Ferret, sur le bassin d'Arcachon, 162 km/h à Bordeaux et 159 km/h à Biscarrosse, dans le nord des Landes. Le trafic SNCF a été très perturbé en Gironde et dans les Landes, où un train transportant 200 personnes a été bloqué à Morcenx, dans le nord du département. Samedi matin, le trafic ferroviaire a été totalement interrompu dans les régions Aquitaine, Midi-Pyrénées et dans les départements de l'Aude et des Pyrénées-Orientales, annonce la SNCF dans un communiqué. Les aéroport de Bordeaux-Mérignac et de Toulouse-Blagnac n'accueille pour l'heure plus aucun avion et la circulation est interdite sur le pont d'Aquitaine, qui enjambe la Garonne au nord de Bordeaux.


    A Bordeaux, le trafic des bus et de tramways a été totalement suspendu par mesure de sécurité. L'autoroute A63, dans le sud de la région, a été bloquée dans le sens de l'Espagne en raison des chutes d'arbres et la Nationale 10 souffre aussi de nombreuses perturbations. Vers 13h00, la préfecture de l'Aude a interdit la circulation sur l'ensemble des routes du département. Les services de secours sont débordés dans toute la région et des centaines d'appels ont été enregistrés: chutes d'arbres, toitures arrachées, caves, sous-sols inondés. Les interventions se multiplient. Deux blessés légers ont été signalés en Gironde et dans les Pyrénées-Atlantiques où un homme en scooter renversé par le vent. Un pompier a été grièvement blessé par la chute d'un arbre dans le Gers, mais ses jours ne sont pas en danger.

    Dix morts en Espagne

    En Espagne, la même tempête a fait dix victimes. A Barcelone, le toit d'un gymnase s'est effondré sur une vingtaine de jeunes. "On a entendu un bruit énorme et nous avons tout de suite pensé qu'un arbre s'était écrasé sur le toit. Mais lorsque nous sommes allés voir, la toiture de l'annexe s'était littéralement envolée et les murs s'étaient écroulés", a témoigné José Antonio Godina, un parent cité par le journal El Mundo. Une vingtaine d'enfants se trouvaient dans le bâtiment au moment des faits, selon les autorités locales. Quatre enfants de neuf à 12 ans appartenant à une équipe de baseball junior ont péri et huit personnes, dont six enfants, ont été blessées. Ailleurs en Espagne, six personnes ont péri dans divers accidents, principalement des chutes d'arbres.



    La plus forte tempête depuis 1999

    Cette tempête rappelle celles de décembre 1999, qui avaient fait 88 morts et d'énormes dégâts dans tout le pays. Si Météo France précise avoir donné toutes les informations nécessaires concernant la tempête en temps utile, la question de la vulnérabilité des réseaux de distribution d'électricité à ce type d'événement semble d'ores et déjà remise sur la table. "En 1999, nous étions arrivés à près de quatre millions de foyers privés d'électricité. Nous avions mis plus de trois semaines à rétablir le courant partout", a déclaré sur Europe 1 Michel Francony, le président de ERDS. La situation pourrait bien mettre cette fois encore plusieurs semaines avant de revenir à la normale.

    http://www.parismatch.com/parismatch...E/(gid)/66070/

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    • #3
      Re: France: violente tempête dans le sud-ouest

      Le Sud-Ouest balayé par la pire tempête depuis 10 ans

      Par Reuters, publié le 24/01/2009 à 20:46 - mis à jour le 24/01/2009 à 23:18


      BORDEAUX/TOULOUSE - Quatre morts, des blessés, jusqu'à 1,7 million de foyers sans électricité, arbres et toits arrachés, routes coupées: le sud-ouest de la France a été balayé samedi par une forte tempête, la plus violente depuis dix ans.



      Arbre déraciné à Tarnos, dans les Landes. Au moins quatre morts, des blessés, 1,7 million de foyers sans électricité, arbres et toits arrachés, routes coupées: le sud-ouest de la France a été balayé samedi par une forte tempête, la plus violente depuis dix ans. (Reuters/Régis Duvignau)

      Cette tempête hivernale a également frappé le nord de l'Espagne, où l'on recensait samedi soir onze morts, dont quatre enfants tués dans l'effondrement du toit d'un gymnase près de Barcelone.

      Dans l'Hexagone, les régions Aquitaine, Midi-Pyrénées, et les départements de l'Aude et des Pyrénées-Orientales ont été secoués par des rafales dépassant parfois les 170 km/h.

      Dans les Landes, les intempéries ont fait trois morts: un homme de 75 a été retrouvé sans vie à Loos, dans le nord du département, un autre a été percuté par un débris volant dans son jardin et un troisième a été victime de la chute d'un arbre sur sa voiture.

      Selon la préfecture, une panne d'électricité a fait une quatrième victime en Gironde: une septuagénaire placée sous assistance respiratoire.
      Dans le Gers, un pompier a été grièvement blessé par la chute d'un arbre lors d'une intervention mais ses jours ne sont pas en danger, selon la préfecture.

      Après avoir fait de gros dégâts dans les départements proches de l'Atlantique, la dépression s'est étendue dans le cours de la journée aux régions Poitou-Charentes et Languedoc-Roussillon avant de perdre en intensité.

      Dans son dernier point de situation, Météo France a annoncé samedi soir que l'alerte rouge avait été levée dans les Pyrénées-Orientales, dernier département qui était encore concerné par ce rare niveau de vigilance. La vitesse du vent a baissé mais des rafales à 110-120 km/h étaient encore attendues dans les heures à venir, notamment dans l'Hérault, l'Aude et les Pyrénées-Orientales.

      LE SOUVENIR DE LA TEMPÊTE DE 1999

      Le président Nicolas Sarkozy se rendra dimanche en Gironde pour évaluer les dommages. Il devrait être accompagné par la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, qui a annoncé l'envoi de plus de 700 hommes en renfort.

      "Si nécessaire, nous ferons appel aux moyens militaires pour permettre le rétablissement le plus rapide possible, au moins sur les points stratégiques, de l'électricité, du téléphone, et des communications", a déclaré à la presse le Premier ministre, François Fillon.

      Le ministre de l'Agriculture, Michel Barnier, a indiqué que la France ferait appel à la solidarité européenne pour faire face aux conséquences de la tempête. Sa collègue de l'Economie, Christine Lagarde, appelle pour sa part dans un communiqué les assureurs à "faire preuve d'une mobilisation exemplaire".

      Dans la nuit de vendredi à samedi, puis toute la journée de samedi, des vents violents accompagnés de pluies ont entraîné des chutes d'arbres sur des lignes électriques. Au plus fort de la tempête, 1,7 million de foyers ont été privés de courant. A 21h00, il restait 1,3 million de foyers dans le noir, selon Electricité réseau distribution France (ERDF) qui ne peut pour l'instant dire combien de temps il faudra pour rétablir la situation.

      "Il faut encore effectuer le diagnostic de l'après-tempête. Des renforts sont en train d'arriver, notamment d'Allemagne, d'Angleterre et du Portugal. On pare au plus pressé", déclarait-on dans la soirée au service de presse d'ERDF.

      La région Aquitaine a été la plus touchée, avec plus de 820.000 foyers coupés. Dans la soirée, ils étaient encore 625.000 concernés.
      Des dizaines de milliers de personnes ont aussi perdu l'usage de leur téléphone fixe et/ou de leur appareil mobile.

      Des rafales de vent ont été enregistrées à 170 km/h environ au Cap-Ferret, sur le bassin d'Arcachon, 162 km/h à Bordeaux, 159 km/h à Biscarrosse, dans le nord des Landes, et 183 km/h à Cap Creus à la frontière franco-espagnole.

      Cette tempête rappelle celle de décembre 1999, qui avait fait 88 morts et d'énormes dégâts dans tout le pays.

      TRAFIC ROUTIER ET FERROVIAIRE PERTURBÉ

      Le trafic ferroviaire a été interrompu pendant plusieurs heures dans les régions Aquitaine, Midi-Pyrénées et dans les départements de l'Aude et des Pyrénées-Orientales. Il a progressivement repris à la mi-journée au départ de Paris-Montparnasse et de Bordeaux, avec des retards.
      Le trafic des aéroports de Toulouse-Blagnac et Bordeaux-Mérignac a été interrompu, avant de reprendre progressivement. L'aéroport de Perpignan ne devrait rouvrir que dimanche matin.

      La circulation a été interdite sur le pont d'Aquitaine, qui enjambe la Garonne au nord de Bordeaux, ainsi que sur les ponts menant aux îles de Ré et d'Oléron, en Charente-Maritime.

      Un méthanier de GDF, le "Provalys", s'est retrouvé en difficulté dans le golfe de Gascogne, victime d'un problème technique en pleine tempête.
      Dans tous les départements touchés, des milliers d'appels ont été enregistrés par les services de secours pour signaler des chutes d'arbres qui coupent totalement ou partiellement de nombreuses routes, des toitures arrachées et des caves ou sous-sols inondés.

      Elizabeth Pineau, avec Claude Canellas, Nicolas Fichot et Estelle Shirbon, édité par Henri-Pierre André

      http://www.lexpress.fr/actualites/2/...ns_735654.html

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      • #4
        Re: France: violente tempête dans le sud-ouest

        Par le journal local....en direct de mon lieu familial et en esperant que la maison de vacances a toujours toutes ses tuiles !!!


        par une tempête d'une violence record








        D e mémoire, le vent n'avait jamais soufflé aussi fort qu'hier dans le département.
        Dès 8 heures, les Pyrénées-Orientales avaient été placées en alerte rouge par les services de Météo-France en prévisions de violentes rafales d'ouest, nord-ouest pouvant atteindre 170 km / h et le pic de la tempête était prévu aux environs de 11 heures. Il avait été recommandé aux habitants, à grands renforts de spots radios, de limiter les déplacements dans ce créneau horaire. Dans l'attente, une cellule de crise avait ainsi été activée à 10 h en préfecture, réunissant progressivement les représentants des services de l'Etat, pompiers, gendarmes, Armée, police et police municipale, EDF-GDF, Ddass, conseil général, agglomération et ville de Perpignan.
        Dans un même temps, par précaution, l'autoroute A 9 avait été bloquée pour tous les poids- lourd se dirigeant vers l'Espagne, le trafic aérien et ferroviaire avaient été interrompus et l'aéroport de la Llabanère fermé. A ce moment-là, pourtant, il ne se passait rien. Le calme plat. Pas un souffle d'air. Quelques timides rayons de soleil même, qui ne laissaient rien présager de ce qui allait suivre... Pourtant, entre 11 h et 11 h 15, tandis que l'Aude recensait les premiers dégâts, les premières bourrasques ont soudain commencé à balayer le département et, en un temps record, devaient se faire plus intenses et plus préoccupantes. L'heure avait sonné de prendre toutes les mesures nécessaires afin de limiter les risques pour la population.
        Aussitôt, depuis la salle Erignac de la préfecture où les membres de la cellule de crise se sont affairés sans relâche jusqu'à tard dans la nuit, la tension se faisait plus palpable. Au vu du danger croissant, le préfet Hugues Bousiges a décidé vers midi de signer un arrêté interdisant toutes manifestations culturelles et sportives de plein air. Peu après, les sapeurs-pompiers ont été appelés pour un premier accident puis un deuxième (lire ci-contre), les directeurs des stations de ski ont décidé de fermer leur domaine au public et le préfet a suspendu l'ensemble des transports en commun dans le département alors que les rafales redoublaient, immobilisant les promeneurs, remuant violemment les voitures, arrachant quelques arbres par ci et soulevant des toitures par là. Pour atteindre leur paroxysme à 14 heures.
        Un arrêté d'interdiction de circuler pour tous les particuliers a été envisagé pendant un temps mais n'a finalement pas été pris. Néanmoins, les dirigeants des centres commerciaux ont préféré boucler les portes de leurs établissements au moment où les commerçants du centre-ville de Perpignan et d'autres communes baissaient le rideau les uns après les autres, et où les promeneurs se réfugiaient chez eux à la hâte, laissant des rues désertes, de Pia jusqu'à Céret, de Rivesaltes à Baixas ou à Prades. Et ce, toute la fin de la journée.
        A 20 heures, le vent semblait enfin s'être calmé. La SNCF annonçait que les trains reprendront une activité normale aujourd'hui à midi, le temps d'effectuer des reconnaissances sur les voies et d'effectuer les travaux nécessaires. L'alerte rouge était toutefois maintenue jusqu'à 22 heures. Sans savoir encore si les mesures de sécurité seront bientôt levées.
        Laure Moysset

        http://www.lindependant.com/articles...ce-record.php5

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        • #5
          Re: France: violente tempête dans le sud-ouest

          Si les nouvelles des Pyrénées Orientales nous donnent la mesure des dégâts en Catalogne Nord, la Catalogne Sud espagnole a , elle aussi, beaucoup souffert.


          L'Espagne durement touchée par la tempête

          LEMONDE.FR avec AFP | 24.01.09 | 16h49 • Mis à jour le 24.01.09 | 20h16

          AP/MANU FERNANDEZ
          En Espagne, suite à la tempête, le mur d'une installation sportive s'est effondré à Sant Boi de Llobregat, près de Barcelone, faisant quatre morts, le 24 janvier.
          La tempête, qui s'abat depuis la nuit du vendredi 23 janvier, sur le sud-ouest de la France et le nord de l'Espagne, a fait au moins dix morts en Espagne. A Sant Boi de Llobregat, près de Barcelone, en Catalogne (nord-est), au moins quatre enfants ont été tués et 9 blessés lors de l'effondrement d'un mur dans une installation sportive, a déclaré une porte-parole du gouvernement régional catalan. Dans un premier temps, les autorités avaient déclaré qu'il y avait eu 3 morts et 16 blessés.


          La partie nord de l'Espagne, comme le sud-ouest de la France, subit depuis vendredi une tempête venue de l'Atlantique, avec de fortes rafales de vent pouvant dépasser 150 km/h. La Catalogne a payé jusqu'ici le plus lourd tribut à la tempête. Vendredi soir, une femme de 52 ans était morte à Barcelone après avoir été écrasée par un mur de briques qu'elle longeait. Un homme de 60 ans est mort samedi écrasé par un arbre dans la localité catalane d'Abrera, a annoncé le gouvernement régional. Près de Barcelone également, à La Palma de Cervello, un employé municipal des parcs et jardins a également été tué par la chute d'un arbre, a déclaré une porte-parole du gouvernement.
          DES VAGUES DE 21,5 MÈTRES DE HAUT
          En Galice (nord-ouest), un sergent de la garde civile est mort à Burela après avoir été heurté par un arbre arraché alors qu'il réglait la circulation dans la nuit de vendredi à samedi, a déclaré à l'AFP un porte-parole de la garde civile. Dans la province d'Alicante (sud-est), un homme de 51 ans a été tué, écrasé par un mur, et un des six marins récupérés par un hélicoptère sur leur cargo en difficultés au large de la Galice est mort, selon les médias. Les autorités locales n'étaient pas joignables pour confirmer ces deux décès. Un porte-parole des secours en mer a juste confirmé à l'AFP que six marins d'un cargo portugais transportant du blé ont dû être hélitreuillés dans la matinée, et que l'un d'eux avait été hospitalisé. Plusieurs personnes ont aussi été blessées dans des accidents de la route causés par les intempéries et plusieurs voies de circulation ont été coupées.
          Au Pays Basque (nord), un porte-parole du ministère régional de l'intérieur a déclaré que des vagues de 21,5 mètres de haut ont été enregistrées au large du cap de Matxitxako. De multiples coupures d'électricité ont frappé des centaines de milliers d'usagers, selon les médias, dans plusieurs régions d'Espagne, au Pays Basque, en Aragon, en Galice, en Catalogne. Un porte-parole de l'autorité de gestion des aéroports Aena a déclaré que les fortes rafales de vents entraînaient des retards et des annulations de vols dans de nombreux aéroports du pays. La société de chemins de fer Renfe a annoncé dans un communiqué que les rafales de vent ont entraîné plusieurs retards, dans le nord comme en Catalogne, affectant notamment les trains à grande vitesse reliant Madrid et Barcelone.
          Selon les services météo, la tempête devrait durer jusqu'à samedi soir.


          http://abonnes.lemonde.fr/planete/ar...ens_id=1146160

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          • #6
            Re: France: violente tempête dans le sud-ouest

            Plus d'un million de foyers encore privés d'électricité après la tempête

            LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 24.01.09 | 09h07 • Mis à jour le 25.01.09 | 16h24

            REUTERS/REGIS DUVIGNAU
            Des techniciens d'EDF réparent une ligne endommagée par la tempête à Bayonne, le 25 janvier.
            Le sud-ouest de la France panse ses plaies, dimanche 25 janvier, après la plus violente tempête enregistrée depuis 1999. En visite dimanche au Pian-Médoc (Gironde), le président de la République, Nicolas Sarkozy, a estimé que, grâce aux leçons de la tempête de 1999, il y avait eu "beaucoup plus de réactivité, moins de victimes, plus d'efficacité".


            Conséquence dramatique de cette tempête, on compte en France quatre morts (auxquels il faut ajouter onze morts dans le nord-est de l'Espagne). Dans les Landes, les intempéries ont fait trois morts: un homme de 75 ans a été retrouvé sans vie à Loos, dans le nord du département, un autre a été percuté par un débris volant dans son jardin et un troisième a été victime de la chute d'un arbre sur sa voiture. Une panne d'électricité a fait une quatrième victime en Gironde: une septuagénaire placée sous assistance respiratoire, victime d'une coupure de courant.
            Côté météo, le dispositif d'alerte rouge a été levé, samedi vers 22 h 30 pour les Pyrénées-Orientales, dernier département encore concerné. Dimanche après-midi, six départements (9 dans le sud-ouest plus l'Aisne) restaient cependant en vigilance orange (voir la carte de Météo France) en raison de risques d'inondation ou de crues. La dépression à l'origine de la tempête se situe désormais à l'est de la Corse et se déplace vers l'Italie. Météo-France a affirmé que cette tempête baptisée "Klaus" par les services météorologiques allemands, a frappé plus fort en intensité que celles de 1999. "Cette tempête s'est avérée aussi intense et même plus violente mais la différence notable est qu'hier seules trois régions ont été touchées alors qu'en 1999, pratiquement toutes les régions avaient été balayées", a déclaré Patrick Galois, ingénieur prévisionniste à Météo France.
            UN LENT RETOUR A LA NORMALE

            Le rétablissement de l'électricité dans quelque 1,1 million de foyers restait dimanche au cœur des préoccupations des autorités. "La priorité aujourd'hui est de rétablir l'électricité le plus vite possible. En 1999, il avait fallu trois semaines, là nous espérons que dans une petite semaine tout le monde sera raccordé", a déclaré Nicolas Sarkozy. ERDF (Electrivité Réseau Distribution France) dit avoir envoyé 1 000 agents sur le terrain, ainsi que 12 hélicoptères pour repérer les dégâts sur le réseau. Des électriciens en provenance de Grande-Bretagne, d'Allemagne et du Portugal devaient arriver en renfort dans la journée. De son côté France Télécom fait aussi état de "dégâts considérables" sur son réseau après le passage de la tempête et assure se mobiliser pour dépanner 350 000 clients, selon un communiqué publié dimanche.
            Face à ces difficultés, Nicolas Sarkozy a annoncé que l'armée de terre va être mobilisée pour prêter main forte aux services de l'Etat et des collectivités territoriales. Le ministère de l'intérieur, de son côté, va mobiliser le fonds de solidarité des communes victimes de catastrophe naturelle, doté de 19 millions d'euros, "pour faire face aux travaux d'urgence", a précisé le président.
            Dans les transports, un début de retour à la normale est constaté sur le réseau routier. La majorité des interdictions de circulation des poids lourds, des véhicules de transports de matières dangereuses et des véhicules de transports en commun a été levée dans les régions du Poitou-Charentes, du Limousin, de l'Aquitaine et du Midi-Pyrénées. Les aéroports de Toulouse-Blagnac, de Bordeaux-Mérignac et de Perpignan, qui avaient suspendu leurs vols, ont repris leur activité. A la SNCF, le retour à la normale est rendu difficile "compte tenu des nombreuses chutes d'arbres sur les voies" et près de 800 voyageurs, bloqués samedi dans des trains paralysés par la tempête en Gironde, dans les Landes, dans le Lot-et-Garonne et dans les Pyrénées-Atlantiques, ont dû être hébergés ou acheminés par bus par la SNCF.
            La tempête a également eu des "conséquences dramatiques" pour les forêts, en particulier dans les massif des Landes (1 million d'hectares) où les vents ont "été aussi forts qu'en 1999", selon la secrétaire d'Etat à l'écologie, Chantal Jouanno, qui se rendra sur place mercredi. Lors de son déplacement à Bordeaux, Nicolas Sarkozy a annoncé la mise en place "d'un plan spécifique pour valoriser la forêt, qui a été encore une fois martyrisée dix ans après" la tempête de 1999.

            http://abonnes.lemonde.fr/planete/ar...ens_id=1146160

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            • #7
              Re: France: violente tempête dans le sud-ouest

              Tempête: l'électricité bientôt rétablie

              AFP
              26/01/2009 | Mise à jour : 17:19 <SCRIPT language=JavaScript src="http://www.lefigaro.fr/media-communautaire/js/ssoLibrary.js.php"></SCRIPT><SCRIPT src="http://www.lefigaro.fr/media-communautaire/js/jsxmlrpc/xmlrpc_lib.js" type=text/javascript></SCRIPT><STYLE type=text/css>.yui-panel { position:relative; background-color:white; }.mask { background-color:#000;opacity:.25; *filter:alpha(opacity=25); }</STYLE><SCRIPT language=JavaScript type=text/javascript>figcom_sep_bulle='avec';</SCRIPT><SCRIPT src="/media-communautaire/js/profil/figaro/nbcmt.php?article=20090126FILWWW00542" type=text/javascript></SCRIPT><SCRIPT src="http://www.lefigaro.fr/media-communautaire/js/jsxmlrpc/xmlrpc_lib.js" type=text/javascript></SCRIPT><SCRIPT src="http://www.lefigaro.fr/media-communautaire/js/profil/figaro/ajouter_selection.js" type=text/javascript></SCRIPT><SCRIPT src="http://www.lefigaro.fr/media-communautaire/js/jsxmlrpc/xmlrpc_lib.js" type=text/javascript></SCRIPT>| Ajouter à ma sélection .

              <!-- infos -->Le Premier ministre François Fillon s'est engagé aujourd'hui à ce que le rétablissement de l'eléctricité dans les zones touchées par la tempête soit "quasi-complet d'ici la fin de la semaine", à l'issue d'une réunion à Matignon.

              http://www.lefigaro.fr/flash-actu/20...t-retablie.php

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              • #8
                Re: France: violente tempête dans le sud-ouest


                TEMPÊTE DANS LE GRAND SUD EN IMAGES




                L'ensemble du Grand sud a essuyé ce samedi 24 janvier 2009, une tempête dévastatrice, plus impressionnante que celle vécue en 1999. Voici un tour d'horizon en image des dégâts constatés dans certains départements. Voir le diaporama

                http://www.ladepeche.fr/Tempete-dans...d_di221-2.html

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                • #9
                  Re: France: violente tempête dans le sud-ouest

                  <table width="100%" border="0" cellpadding="5" cellspacing="0"><tbody><tr><td> Après la tempête dans le Sud-Ouest

                  Les urgentistes mobilisés jusqu’à la fin de la semaine

                  Après les interventions d’urgence qui ont associé durant le week-end les équipes des SAMU, SMUR, SDIS (sapeurs-pompiers), Sécurité civile et Croix-Rouge, le Sud-Ouest reste confronté à des risques d’intoxications au monoxyde de carbone, liés au mésusage des groupes électrogènes. En France, le premier bilan fait état de huit morts. Selon les spécialistes, il pourrait, comme après la tempête de 1999 ou la canicule de 2003, être revu à la hausse.

                  À BEAUMONT-DU-PÉRIGORD, chef-lieu de canton de Dordogne, les 1 000 habitants restaient privés lundi d’électricité, tout comme 680 000 foyers dans régions sinistrées par la tempête Klaus qui a frappé le sud de l’Europe et, en France, les régions d’Aquitaine, du Midi-Pyrénées, du Languedoc-Roussillon, et du Poitou-Charentes. « Grâce à la solidarité entre les habitants et aux leçons qui ont été retenues de la tempête de 1999, témoigne le Dr Henri Carrera, l’un des deux généralistes qui exerce dans le canton, tout le monde fait à peu près face. Passé les urgences de samedi et dimanche, le nombre des visites et des consultations est revenu à un niveau normal. Mais nous restons vigilants, avec le risque d’intoxication au monoxyde de carbone lié aux groupes électrogènes. Je reviens d’ailleurs d’une visite chez des patients qui étaient incommodés par l’installation. »
                  À Eauz (Gers), également privé d’électricité, d’eau, et avec des liaisons téléphoniques qui fonctionnent « au coup par coup », le Dr Jean-Pierre Moncalvo a dû faire évacuer une famille qui faisait tourner un groupe électrogène dans sa cuisine. « Les routes venant d’être dégagées, tout le monde s’est précipité vers les centres commerciaux pour s’équiper avec ces dispositifs, constate-t-il. Il nous faut redoubler de vigilance. »
                  De fait, le Dr Michel Gautron, responsable du SAMU 25, au centre hospitalier de Périgueux, a comptabilisé en 48 heures 35 intoxications au monoxyde de carbone, dont 7 ont justifié d’un recours au caisson hyperbare. Deux décès ont été déplorés, précise-t-il, un homme de 75 ans et son épouse de 77 ans, qui ont été retrouvés morts dans leur maison en présence d’un groupe électrogène. Deux autres cas mortels ont été signalés dans la région Aquitaine, toujours liés à des émanations toxiques avec défaut de ventilation.

                  Priorité aux patients appareillés.

                  PH au SAMU 33, à Bordeaux, et spécialiste de médecine de catastrophe, le Dr Jean-Michel Dindart estime que ce « risque d’intoxication nécessitera une grande vigilance tant que la réalimentation électrique ne sera pas assurée, c’est-à-dire probablement jusqu’à la fin de la semaine. Avec 1 200 interventions en 48 heures, nous avons connu une activité à flux tendu, ajoute-t-il, à un niveau comparable à celui des plus gros week-ends de fêtes de l’année. Après avoir trié les cas bénins, nous avons en priorité traité les patients appareillés avec des extracteurs et des dispositifs de respiration VMI en leur adressant des ambulances équipées en oxygène, qui les ont acheminés vers des hôpitaux. Deux personnes n’ont cependant pas pu être ranimées. »
                  « Le bilan définitif risque d’être beaucoup plus sévère, craint toutefois le Dr Moncalvo, car, privés à la fois d’électricité et de téléphone, beaucoup de personnes en situation de détresse vitale, avec des chocs anaphylactiques ou des œdèmes pulmonaires, ont fort bien pu ne pas pouvoir se signaler. »
                  « La coopération avec les sapeurs-pompiers du SDIS, les équipes héliportées de la Sécurité Civile et les ambulances de la Croix-Rouge nous aura permis de réagir immédiatement avant que les vents ne soient retombés, se félicite toutefois le Dr Dindart. Nous avons pris en charge beaucoup de traumatismes crâniens et du rachis après des chutes d’arbres. Il y a eu aussi, et ça continue, des personnes qui sont tombées de leur toit. Dans de nombreux cas, les communications étant coupées, les patients ont dû prendre des initiatives, comme cette dame âgée sous respirateur qui a eu la vie sauve en allant se réfugier dans une caserne non loin de son domicile. Une clinique a pu rester en liaison avec l’extérieur uniquement grâce au téléphone portable d’une de ses infirmières. »
                  Parfois, les secouristes ont été eux-mêmes blessés, comme le chef du centre de secours des pompiers de Foix (Ariège), qui s’est sectionné plusieurs phalanges d’un pied en intervenant sur une nacelle.
                  « Il serait un peu rapide de déclarer, comme certains responsables, que les secours ont été beaucoup plus performants que lors de la tempête de 1999, estime un urgentiste, qui se demande « en off » pourquoi le plan ORSEC n’a pas été activé en Aquitaine. Mais, conclut-il provisoirement, nous avons fait tout notre possible. Et quand on fait le maximum, on est sûr que c’est presque parfait… »

                  › CHRISTIAN DELAHAYE

                  LIRE ÉGALEMENT PAGE 11

                  </td> </tr> <tr> <td>Le Quotidien du Médecin du : 28/01/2009
                  </td> </tr> </tbody></table> <table border="0" cellpadding="0" cellspacing="0"><tbody><tr><td style="background-image: url(/img/HP_BX3_TL.png); background-repeat: no-repeat;" width="7" height="7">
                  </td> <td style="background-image: url(/img/HP_BX3_CT.png); background-repeat: repeat-x;" height="7">
                  </td></tr></tbody></table>http://www.quotimed.com/journal/inde...N=viewarticle&

                  Une catastrophe pire que celle de 1999

                  L’État face à la nature

                  Moins de dix ans après la tempête de 1999, qui avait causé des dommages sans précédent, une nouvelle tempête, considérée comme pire, a dévasté un bon quart sud-ouest de la France. Nicolas Sarkozy s’est rendu sur place, accompagné de Michèle-Alliot-Marie. Conforme à lui-même, il a pris plusieurs engagements vis-à-vis des sinistrés. La question demeure de savoir si un gouvernement peut tout faire, y compris de protéger ses administrés contre le déchaînement des éléments.

                  LA RÉPONSE EST NON. Quand l’ouragan Katrina a ravagé la Nouvelle-Orléans, les habitants de la Louisiane n’ont pas lancé des imprécations contre la nature mais contrte l’impréparation du gouvernement à tous les niveaux, local et fédéral. L’addition des incompétences du maire de la ville, de la gouverneure et des services fédéraux, notamment de la FEMA, l’organisation fédérale qui se porte au secours des sinistrés, a transformé une catastrophe susceptible d’être contenue dans le temps en disparition durable d’une partie de la ville. À ce jour, la Nouvelle-Orléans n’est pas reconstruite ; pis, la menace que font peser les faibles digues censées protéger la ville d’un débordement du lac Pontchartrain n’est pas levée, en dépit des dépenses colossales faites par l’administration de M. Bush.

                  Quelques leçons.

                  Fort heureusement, en France, nous avons tiré quelques leçons de la tempête de 1999. D’abord en nous donnant des moyens de prévision météorologique plus efficaces. La force exacte de la tempête a été prévue, ce qui a au moins permis de limiter le nombre de victimes. Sur les huit décès qui se sont produits, quatre étaient dûs à l’usage en espace confiné de générateurs d’électricité. On apprend de toutes les expériences et, la prochaine fois, on fera des recommandations multiples pour que les gens n’utilisent ces générateurs que dans des espaces aérés.
                  Des millions de personnes ont été privées d’électricité, ce qui a augmenté sensiblement leur détresse. Un débat a commencé aussitôt sur l’enfouissement des lignes électriques. Ce n’est pas la panacée et sans doute ne faut-il pas y procéder systématiquement : non seulement l’enfouissement est coûteux, comme l’a souligné M. Sarkozy (qui a parlé de 100 milliards), mais une ligne enfouie exige un entretien beaucoup plus onéreux et lent. Il demeure que, dès lors que, dans le cadre de son plan de relance, le gouvernement entend entreprendre de grands travaux, il devrait envisager, assez vite, des enfouissements partiels de lignes électriques.
                  Les compagnies d’assurances ont provisionné le risque de catastrophe en faisant payer une cotisation spécifique depuis longtemps, ce qui constitue un acte efficace de solidarité dicté par le marché et non par le gouvernement. Elles devront se dépêcher d’indemniser les sinistrés pour réduire leur temps de souffrance. On ne saurait nier la diligence avec laquelle les employés des distributeurs d’électricité et des compagnies de téléphone ont agi, parfois avant même que la tempête ne s’apaise. On ne saurait pas davantage leur reprocher d’aller trop lentement. Il n’empêche que des millions d’habitants ont été privés d’électricité et de téléphone, souvent d’eau potable, et que chacun peut mesurer combien, pour le génie humain, les conséquences de la violence de la nature sont difficiles à contrecarrer.
                  Dans ces conditions, le gouvernement doit peser qu’au beau milieu d’une crise économique particulièrement aigüe, le pays n’avait vraiment pas besoin de cette catastrophe naturelle. Si on soulève la question du réchauffement climatique et des aberrations auxquelles il conduit, le problème est trop large pour être réglé, même à long terme, par la France seule. C’est le premier constat d’impuissance de l’État. Lequel ne peut rien non plus contre une fréquence accrue des tempêtes, si elle se confirmait. Dans les Caraïbes et dans le Sud des États-Unis, le fatalisme est la seule arme contre les ouragans et les cyclones. On y a appris comment s’abriter, comment faire le dos rond et attendre que ce soit terminé, on ne sait pas dévier les ouragans vers l’océan ni dresser un barrage contre le vent. Il n’est pas impossible, en revanche, que nous adoptions un jour le comportement des habitants des Tropiques, qui recouvrent leurs fenêtres avant la tempête et prennent toutes les dispositions, fussent-elles parfois dérisoires, pour atténuer la violence du choc et ses conséquences économiques.

                  Un drame pour la forêt.

                  Parmi les profonds changements qu’apporte le XXIè siècle à notre mode de vie, ceux du climat exigent les les plus grands efforts d’adaptation. En moins de dix ans, les forêts françaises ont subi deux extraordinaires dévastations, alors qu’elles commençaient à peine à se relever des conséquences tragiques de 1999. La forêt représente un élément essentiel du paysage français, du climat tempéré, de l’absorption du gaz carbonique, de la construction et de l’activité économique en général. L’industrie forestière n’est pas restée inerte depuis dix ans. Mais une question angoissante reste posée : est-ce que la forêt française peut subir sans dommage durable une tempête tous les dix ans ? L’État, même moderne, est dépourvu de moyens devant les rigueurs inhabituelles du climat. Toute sa compétence est contenue dans l’acheminement des secours, dans le soulagement rapide des sinistrés, dans des dispositions exceptionnelles pour que les habitants soient indemnisés. Contre le malheur lui-même, il ne peut rien.

                  › RICHARD LISCIA

                  L’ÉTAT PEUT BEAUCOUP CONTRE LES CONSÉQUENCES DU DÉSASTRE, RIEN CONTRE LE DÉSASTRE LUI-MÊME
                  Une désolation qui nous renvoie à décembre 1999

                  Le Quotidien du Médecin du : 28/01/2009


                  http://www.quotimed.com/journal/inde...DartIdx=422063

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                  • #10
                    Re: France: violente tempête dans le sud-ouest

                    <TABLE class=contentpaneopen><TBODY><TR><TD class=contentheading width="100%">METEO - Klaus a fait des ravages </TD><TD class=buttonheading align=right width="100%"> </TD><TD class=buttonheading align=right width="100%"> </TD></TR></TBODY></TABLE><SCRIPT language=JavaScript type=text/JavaScript> function mxclightup(imageobject, opacity){ if (navigator.appName.indexOf("Netscape")!=-1 &&parseInt(navigator.appVersion)>=5) imageobject.style.MozOpacity=opacity/100 else if (navigator.appName.indexOf("Microsoft")!= -1 &&parseInt(navigator.appVersion)>=4) imageobject.filters.alpha.opacity=opacity } </SCRIPT><LINK href="http://www.lepetitjournal.com/components/com_maxcomment/templates/lpj/css/lpj_css.css" type=text/css rel=stylesheet><TABLE class=contentpaneopen cellSpacing=0 cellPadding=0 width="100%" border=0><TBODY><TR><TD><TABLE class=mxclpj_dotted cellSpacing=0 cellPadding=0 width="100%" border=0><TBODY><TR><TD>Ecrit par Marie Pierre Martin, le 27-01-2009 00:00
                    </TD><TD align=right><TABLE class=mxclpj_clean cellSpacing=2 cellPadding=5 border=0><TBODY><TR><TD>Réagissez à cet article </TD><TD></TD><TD></TD></TR></TBODY></TABLE></TD></TR></TBODY></TABLE>
                    La tempête Klaus, qui a frappé le sud-ouest ce week-end, est la plus violente depuis celle de 1999. Elle a fait 8 morts en France et au moins 25 en Europe. L’état de catastrophe naturelle doit être annoncé aujourd’hui mardi. François Fillon a rappelé que cette décision ne vaut que pour les dégâts des eaux, et non pour les dégâts du vent, pris en charge par les assurances. Il est encore difficile de chiffrer les dommages, mais ils pourraient atteindre « plusieurs centaines de millions d'euro » selon la Fédération française des sociétés d'assurances. Le gouvernement a demandé aux assureurs de « faire des gestes commerciaux vis-à-vis des populations particulièrement éprouvées », en n’appliquant pas les franchises. Ce matin, 352.000 foyers étaient toujours privés d’électricité, et en conséquence, des châteaux d’eau et des stations d’épuration ne fonctionnent plus. 200.000 clients de France Telecom n’avaient pas accès au téléphone, sans parler des lignes de téléphones mobiles. Le trafic ferroviaire est rétabli mais ne reviendra à la normale que dans deux semaines. Des milliers d’élèves devraient aussi reprendre le chemin de l’école aujourd'hui. Devant l’ampleur de la catastrophe, la France et l’Espagne ont demandé à la Commission européenne à avoir accès aux fonds d’indemnisation européens pour permettre aux régions touchées de financer des travaux non couverts par les assurances.

                    MPP(www.lepetitjournal.com) mardi 27 janvier 2009
                    </TD></TR></TBODY></TABLE>


                    http://www.lepetitjournal.com/content/view/35744/204/

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                    • #11
                      Re: France: violente tempête dans le sud-ouest

                      Publié le 28/01/2009 à 08:00 Le Point.fr
                      Après la tempête, 217.000 foyers toujours privés d'électricité



                      lepoint.fr (avec agence)

                      <!-- fin titraille --><!-- Début photo horizontale -->
                      François Fillon a annoncé mardi la publication mercredi du décret reconnaissant l'état de catastrophe naturelle pour les régions touchées par la tempête © Nicolas Le Lievre/PHOTOPQR/SUD OUEST

                      <!-- fin photo -->
                      <!-- fin barre_outils -->
                      <!-- fin bandeau_article --><!-- Début de la balise texte de l'article -->REGARDEZ - La tempête filmée par des internautes

                      REGARDEZ - Le Sud-Ouest ravagé par une tempête


                      Dans le Sud-Ouest, des centaines de milliers de foyers sont encore privés d'électricité mercredi, quatre jours après une tempête dévastatrice . Le point sur la situation.

                      Plongés dans le noir. Quelque 217.000 foyers sont toujours sans courant dans les départements du Sud-Ouest touchés par la tempête de ce week-end, d'après ERDF (Électricité réseau de distribution de France). Dans le détail, 170.000 habitations sont toujours plongées dans le noir dans la région Aquitaine, 43.700 dans la région Midi-Pyrénées et 2.900 dans le Languedoc-Roussillon.

                      Les téléphones portables en souffrance. 150.000 abonnés de SFR et 34.000 de Bouygues Telecom n'ont toujours pas accès au réseau de téléphonie mobile. Chez Orange, environ 100.000 clients sont privés de téléphone fixe et le réseau mobile restait "perturbé".

                      L'état de catastrophe naturelle décrété. François Fillon a annoncé mardi soir la publication mercredi du décret reconnaissant l'état de catastrophe naturelle pour les régions touchées par la tempête Klaus. "Je profite de l'occasion pour dire qu'on va vraiment mettre tout en oeuvre pour aider ces Français qui sont dans une très, très grande difficulté", déclare le Premier ministre.

                      La filière bois particulièrement touchée. Le ministre de l'Agriculture Michel Barnier a reçu à Paris mardi les acteurs de la filière bois, déjà sinistrée par la tempête de décembre 1999. Une large partie de la forêt landaise a été détruite . Les professionnels sont repartis "déçus" par l'absence de mesures concrètes et un nouveau rendez-vous a été pris "dans huit jours" pour arrêter un calendrier.

                      Bilan humain.
                      Onze personnes sont décédées des suites de la tempête, d'après un dernier bilan communiqué mardi par la Sécurité civile.

                      http://www.lepoint.fr/actualites-soc...e/920/0/311192

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                      • #12
                        Re: France: violente tempête (Klaus) dans le sud-ouest

                        APRÈS LE PASSAGE DE KLAUS. Certains élus réclament de l'argent, d'autres déplorent le manque de préparation
                        <!-- CONTENT ELEMENT, uid:485919/textpic [begin] --><!-- Header: [begin] -->Des élus tempêtent


                        <!-- Header: [end] --><!-- Image block: [begin] -->
                        Le maire du Houga, dont la maison a été touchée par la tempête, regrette également que le plan Orsec n'ait pas été déclenché plus tôt ce week-end. (Photo philippe bataille)

                        <!-- Text: [begin] -->Après le souffle désastreux de Klaus, voici venu un vent grossissant de contestations de la part de plusieurs élus gersois. Des maires et conseillers généraux fulminent après que la tempête, samedi, a ravagé une partie du département, particulièrement ses réseaux électrique et téléphonique. Ils pointent du doigt l'État.

                        En bon patron de l'exécutif gersois et opposant au gouvernement en place, le député socialiste Philippe Martin est ainsi monté au créneau, lundi soir, dans les sous-sols de la préfecture, à côté de son hôte Denis Conus : « Je suis ravi que les ministres défilent dans les Landes et en Gironde, mais je regrette aussi qu'ils oublient le département le plus touché de Midi-Pyrénées [...]. L'indifférence gouvernementale tranche avec la solidarité extraordinaire de tout un département. »

                        « Concours financiers »

                        Le président du Conseil général réclame également des aides financières pour les collectivités sinistrées, le remboursement de la TVA 2008 dès cette année notamment. Il n'est pas le seul. Hier, le conseiller général UMP Robert Frairet a ainsi écrit au préfet du Gers afin de « prendre des dispositions exceptionnelles de concours financiers » pour pallier les « préjudices directement liés aux coupures » des réseaux.

                        À la veille d'une chaude journée sociale et d'une grande manifestation nationale, des élus mettent en exergue les faiblesses du service public au cours de cette situation exceptionnelle. « Quand on casse un service public, voilà ce qu'il se passe, enrage d'un côté Paul Capéran, le maire communiste de Valence-sur-Baïse, 1 200 habitants. On s'est démerdés tout seuls ce week-end, on ne pouvait parler à personne. Maintenant, je souhaiterais qu'on se mette autour de la table pour voir ce que l'on peut améliorer. »

                        Beaucoup plus à l'ouest, Pierre Guichané, maire socialiste du Houga, est tout aussi irrité : « Le travail sur les routes a été remarquable mais concernant l'électricité ou l'eau, il y a eu un manque évident de personnels les premiers jours. Et pour la population, un jour de plus à la bougie et sans eau, c'est déprimant. Le démantèlement du service public, nous l'avons pris de plein fouet. »

                        À la mairie de Mouchan, Christian Touhe-Rumeau frise l'écoeurement, lui qui a enfin reçu, hier matin, un groupe électrogène pour alimenter sa station de pompage, mais pas de technicien pour le poser. « Nous sommes quelque peu désespérés par la situation, explique l'édile. Il fallait déclencher le plan Orsec avant. On nous a tellement bombardés de notes pour la grippe aviaire il y a quelques mois ! Pour ce cataclysme, rien. Nous n'avons pas été assez préparés. »

                        À Eauze, où les trois quarts de la cité avaient retrouvé de la lumière hier après-midi, le maire a rentré sa colère du week-end. « C'est toujours trop long quand on est coupé du monde mais il y a eu une belle réactivité, notamment de la part des agents d'ERDF, souligne Michel Gabas. Nous devrons tirer les leçons de cette crise. Il faudrait installer un téléphone satellitaire dans chaque commune ou chef-lieu de canton. Quant à nous, nous allons très vite nous doter d'un bon groupe électrogène. »

                        Le préfet Denis Conus est d'ailleurs bien conscient qu'il faudra tirer les enseignements de cette tempête. Une fois la totalité des foyers gersois éclairés, il a promis, lundi, un bilan et un plan d'améliorations.

                        <!-- Text: [end] -->

                        <!-- Image block: [end] --><!-- CONTENT ELEMENT, uid:485919/textpic [end] -->
                        Auteur : Jean-Charles Galiacy
                        jc.galiacy@sudouest.com

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                        • #13
                          Re: France: violente tempête (Klaus) dans le sud-ouest

                          La tempête Klaus coûtera deux fois plus que prévu
                          aux assureurs


                          Éric de La Chesnais
                          04/02/2009 | Mise à jour : 09:14 <script language="JavaScript" src="http://www.lefigaro.fr/media-communautaire/js/ssoLibrary.js.php"></script> <script language="JavaScript" type="text/javascript">figcom_sep_bulle='avec';</script> <script type="text/javascript" src="http://www.lefigaro.fr/media-communautaire/js/profil/figaro/nbcmt.php?article=20090204ARTFIG00380"></script> <script type="text/javascript" src="http://www.lefigaro.fr/media-communautaire/js/jsxmlrpc/xmlrpc_lib.js"></script> <script type="text/javascript" src="http://www.lefigaro.fr/media-communautaire/js/profil/figaro/ajouter_selection.js"></script> | .

                          <!-- infos --> Les dégâts dans le Sud-Ouest s'élèvent à environ 1,2 milliard d'euros, selon une nouvelle estimation dévoilée mardi.

                          Une douzaine de jours après, on commence à y voir un peu plus clair sur l'évaluation des dégâts de la tempête Klaus. À la demande de la ministre de l'Économie et de l'Emploi, Christine Lagarde, les assureurs privés et mutualistes se sont en effet réunis hier pour faire un premier point d'étape. «Le montant des sinistres sera supérieur au milliard d'euros, reconnaît Bernard Spitz, président de la Fédération française des sociétés d'assurances (FFSA). Il sera compris dans une fourchette située entre 1 et 1,4 milliard d'euros.» Soit le double de l'estimation initiale de la FFSA. Quant au nombre des sinistres, le président de la fédération les estime autour de 500 000 au total.
                          Il reste encore un mois aux victimes de Klaus pour déclarer à leur assureur les dommages subis. «Déjà 400 000 sinistres ont été enregistrés en huit jours, c'est un record qui montre que l'ensemble des moyens mis en place au service des assurés a été bénéfique», poursuit de son côté Gérard Andreck, président du groupement des entreprises mutuelles d'assurances (Gema).
                          Il est vrai que les assureurs se sont servis de l'expérience accumulée lors de la dernière grande tempête qui, en 1999, avait touché l'ensemble du territoire national et coûté près de 7 fois plus cher. Les formalités et les modalités de remboursement seront simplifiées.
                          Le seuil en deçà duquel il n'est pas nécessaire d'avoir fait appel à un expert pour être indemnisé «sera réévalué à 2000 euros pour les particuliers et 3 000 euros pour les entreprises, précise Christine Lagarde. 80 % des sinistres sont en dessous de ces seuils et cela devrait accélérer les procédures de remboursement».

                          Les agriculteurs dans le flou

                          Tous les assureurs se sont engagés à respecter ce seuil, et certains en fixeront même un plus haut. Les mutualistes, notamment, ont fait un geste en direction de leur clientèle de particuliers. La Maif a ainsi fixé le plancher des expertises à 4 000 euros et la Macif à 3 000. «Certains mutualistes ont supprimé aussi les franchises et les extensions de garanties» , ajoute Gérard Andreck. Tous les assureurs se sont aussi engagés à rembourser les sinistres dans un délai de trois mois après leur déclaration.
                          Reste que le flou persiste toujours quant aux conditions d'indemnisation des agriculteurs, les premiers touchés par les dégâts de la tempête. Il s'agit notamment des sylviculteurs dont seulement 10 % sont assurés mais aussi les serristes et les éleveurs de poulets fermiers jaunes des Landes.
                          Pour ces derniers - 60 millions d'euros au moins de dommages - le président de la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles), Jean-Michel Lemétayer étudie avec les professionnels un système d'indemnisations du type de celui qui avait été mis en place lors de la grippe aviaire.


                          http://www.lefigaro.fr/assurance/200...assureurs-.php

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                          • #14
                            Re: France: violente tempête (Klaus) dans le sud-ouest

                            Tempête Klaus: une aide de 11,3 millions pour les dommages non assurables

                            LEMONDE.FR avec AFP | 18.04.09 | 08h22 • Mis à jour le 18.04.09 | 08h23



                            AFP/PATRICK BERNARD
                            La tempête Klaus, qui a frappé le sud-ouest de la France fin janvier, coûtera près de 1,4 milliard d'euros aux assureurs.

                            Le Fonds national de garantie des calamités agricoles (FNGCA) a débloqué 11,3 millions d'euros pour les exploitations agricoles ayant subi des dommages non assurables lors de la tempête Klaus dans les Landes, a indiqué vendredi 17 avril le ministère de l'Agriculture. Les dommages non assurables des agriculteurs ont été évalués à 44,1 millions d'euros, mais les indemnisations du FNGCA portent traditionnellement sur 20 % à 30 % des montants.


                            Une enveloppe de 4,5 millions a été débloquée immédiatement. Le reste sera versé au fur et à mesure. Le FNGCA, qui indemnise les dommages non assurables des agriculteurs, est financé par des dotations de l'Etat et des versements des agriculteurs. Cinq départements (Aude, Gironde, Haute-Garonne, Landes, Pyrénées-Atlantiques) concentrent environ 70% du coût estimé de Klaus, qui a balayé le Sud-Ouest le 24 janvier. La Gironde, département le plus touché, représente 28 % du coût global.

                            http://www.lemonde.fr/societe/articl...2269_3224.html

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                            • #15
                              Re: France: violente tempête (Klaus) dans le sud-ouest

                              Nature & voyage
                              En Gironde, « l’île mystérieuse » veut continuer d’émerger

                              par Gwendal Perrin, Vendredi 13 août 2010
                              La plus jeune île du monde était jusqu’à présent l’île islandaise de Surtsey, apparue en 1963. Mais l’apparition d’un lopin de terre sorti des eaux dans l’estuaire de la Gironde pourrait changer cette donne.


                              « L’île mystérieuse » de Jules Verne pourrait bien être apparue il y a un peu plus d’un an, près de l’estuaire de la Gironde. Mais une fois passé le charme de la découverte, ce petit bout de terre sorti des eaux voit son fragile habitat de plus en plus menacé.

                              Le passage en janvier 2009 de l’ouragan « Klaus » sur le sud-ouest de la France, la plus importante tempête de la décennie, a laissé place quelques mois plus tard à l’éclosion d’une île, résultat de l’accumulation de couches sédimentaires sur plusieurs hectares. Située à proximité du phare de Cordouan, elle se situe en lieu et place d’une autre île engloutie il y a des centaines d’années : l’île de Cordouan, cadeau de l’occupation anglaise durant la guerre de Cent ans et qui avait finalement disparu en raison de l’érosion côtière. La naissance de cette île, un phénomène d’ailleurs extrêmement rare, a rapidement attiré les curieux. « Ca devient presque un lieu à la mode. Deux cents personnes sont venues faire la fête sur l’île début septembre » note Jean-Marc Thirion, écologue et président de l’association Obos (Objectifs biodiversité).

                              C’est bien là que se situe le problème de cet engouement soudain : l’écosystème de cette île mystérieuse, jeune et donc fragile, risque de ne pas tenir le choc. « Ce qui est remarquable avec cette île, en dehors de sa soudaine apparition, est qu’elle restée intacte dans cet environnement maritime violent et hostile » rapporte Guy Estève, un géomorphologiste de la région à la retraite. Pour l’heure la biodiversité du lieu, bien qu’encore peu fournie, survit ici presque par miracle. « Nous avons enregistré l’apparition de douze espèces différentes de plantes et celle de trente invertébrés, parmi lesquels environ un tiers existent de manière durable sur la surface de l’île » estime M. Thirion.

                              /.../

                              http://www.zegreenweb.com/sinformer/...9emerger,15292

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