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Influence culturelle de la grippe aviaire

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  • Françoise Ramona
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    Re: Influence culturelle de la grippe aviaire

    Lili61, un peu décalé mais en lien avec les deux posts précédents et puis......il valait bien une petite place pour son travail

    La mort du Dr Arnaud Marty-Lavauzelle

    La lutte contre le sida perd un militant historique


    Après vingt ans de lutte contre le sida, Arnaud Marty-Lavauzelle s’est éteint. Médecin et psychiatre, il a surtout été une figure marquante de la lutte contre le sida. Il a été le président de l’association Aides de 1991 à 1998.

    SON COMBAT contre la maladie a commencé en même temps que sa lutte contre son propre sida. Arnaud Marty-Lavauzelle est mort du sida dans la nuit de lundi à mardi, à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Paris), après vingt ans de lutte contre la maladie. C’est en 1987 qu’il entre comme volontaire à Aides. «Je suis arrivé rue du Bourg-l’Abbé en janvier 1987. Psychiatre oblige, j’étais chargé de mettre en place la formation initiale des volontaires. Je ne pouvais pas y travailler sans connaître mon état sérologique. En mai, je me suis prescrit le test. Face au résultat, j’ai failli sauter par la fenêtre», racontera-t-il.

    Docteur en médecine, il avait choisi la psychiatrie et la carrière de praticien hospitalier et de thérapeute familial, notamment à l’hôpital de Poissy. Ses travaux de recherche l’ont conduit à explorer des domaines tels que les liens entre psyché et maladies somatiques, la place du suicide dans la dynamique familiale ou encore la toxicomanie. Mais c’est d’abord la médecine humanitaire qui l’attire. Comme beaucoup de sa génération, il s’engage en 1969 en tant que médecin volontaire au Biafra.

    Un médicament d’avance. Le sida arrive très tôt dans sa vie, en 1987. «Son engagement pugnace, sa force de conviction et son inaltérable désir de vie le mènent à la présidence de Aides», témoigne aujourd’hui l’association. Il succède à Daniel Defert, le fondateur, en 1991. Mais déjà commence pour lui un long combat, d’abord personnel et presque secret. «A cette époque, c’était plutôt mal vu de se traiter. On estimait que les traitements éventuels pouvaient être toxiques», confiera-t-il à Eric Favereau lors de l’entretien qu’il lui a accordé pour le livre « Nos années sida, 25 ans de guerres intimes » (La Découverte, février 2006). Dès l’annonce de sa séropositivité, son taux de CD4 n’est déjà plus très élevé. Et il n’hésitera pas très longtemps avant d’accepter le protocole que lui propose son médecin. «J’ai eu en fait très vite une croyance vraiment militante: chercher et trouver à tout prix quelque chose qui réduise l’impact du virus. J’ai toujours eu ensuite un médicament d’avance», avouera-t-il. Cette bataille-là, il la mènera jusqu’au bout, même quand tout semblera perdu, comme en 2003, où une encéphalite à VIH l’exclut de tout protocole thérapeutique. Sa volonté farouche et celle de son compagnon Hugo lui permettent d’obtenir une nouvelle molécule. Pour la première fois de sa vie, sa charge virale sera «indétectable». Il sera même question de «miracle». Celui-ci n’aura pas duré. Mais l’accès aux traitements restera une des victoires du monde associatif auquel il n’a cessé d’appartenir.

    A Aides, son engagement sera sans faille et sans complaisance pour la promotion de la réduction des risques auprès des usagers de drogues, la meilleure intégration des personnes positives ou encore le respect des droits des malades et la reconnaissance sociale des homosexuels. «Je ne peux pas (...) désapprouver le manque de courage et de visibilité des personnes qui combattent dans le champ de l’épidémie et me taire: vous avez donc un président malade du sida», assène-t-il aux militantslors des assises de l’association en 1993. Après sept années de mandat, il quittera Aides en juillet 1998, «fatigué mais heureux», confiait-il alors au « Quotidien », conscient des nouveaux enjeux qui se profilaient alors : inscrire les acquis de la lutte contre le sida «de façon durable dans la santé publique» et se battre pour l’accès aux soins dans les pays défavorisés. Il sera membre fondateur d’Ensemble contre le sida (devenu Sidaction), membre de l’Onusida et d’organismes internationaux comme Aidseti, un fonds de collecte de médicaments vers les pays du Sud. Le ministre de la Santé a salué en lui «une figure de proue» : «Son témoignage de courage, de force de vie, son combat pour une vie normale, pour l’évolution des comportements et des regards resteront dans dans nos mémoires.»

    > Dr LYDIA ARCHIMÈDE

    Le Quotidien du Médecin du 16/02/2007
    revue médicale française

    http://www.quotimed.com/journal/inde...N=viewarticle&

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  • Françoise Ramona
    replied
    Re: Influence culturelle de la grippe aviaire

    Fred Vargas et sa cape avait beaucoup mobilisé le site français H5N1, Anne doit pouvoir nous retrouver des liens...

    La lecture de ce blog m'a permis d'apprendre le décès d'Arnaud Marty-Lavauzelle le 12 février. Il a été président de AIDES pendant plusieurs années et son implication pour le Sida a été énorme. J'ai eu le plaisir de travailler avec lui pendant mes années de formation de psychiatre à l'hôpital de Poissy, près de Paris, quand il exerçait encore ses fonctions de psychiatre hospitalier.
    Cette nouvelle m'a touchée, c'était un sacré bonhomme

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  • Lyro
    replied
    Influence culturelle de la grippe aviaire

    LA CAPE DE FRED VARGAS CONTRE LA GRIPPE AVIAIRE
    15 février 2007 (Liberation.fr)



    Dans la vie de Fred Vargas, il n'y a pas que l'archéologie et les romans policiers • Elle a inventé une cape contre la grippe aviaire • Et elle a même réussi à convaincre le ministre de la Santé •

    Il faut prendre au sérieux les écrivains. Voire même au pied de leurs mots. J’avais rencontré Fred Vargas en avril 2006 car depuis quelques semaines, à coté de ses polars, elle avait une passion: la grippe aviaire. Et une question: comment s’en prémunir le jour où elle débarquera chez les humains? Elle a cherché un système simple, pas cher et réutilisable, afin que les gens puissent se protéger en cas de boom épidémique et sortir de chez eux une heure ou deux pour faire leurs courses...

    Lire la suite sur le blog "La plume et le bistouri" (>>>).

    Source

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  • Mingus
    replied
    Re: Influence culturelle de la grippe aviaire

    Interview avec DJ Lewis
    http://www.africahit.com/news/index....st&article=743

    <TABLE cellSpacing=0 cellPadding=2 width="100&#37;" border=0><TBODY><TR><TD>Dj Lewis “Les zouglou sont les meilleurs“</TD></TR><TR><TD> Au coup&#233;-d&#233;cal&#233;, DJ Lewis est assur&#233;ment la r&#233;v&#233;lation de l’ann&#233;e avec son concept la grippe aviaire. A 22 ans, Ars&#232;ne Iba, de m&#232;re ivoiro-martiniquaise et de p&#232;re kroumen, vit un succ&#232;s auquel il ne s’attendait pas… Causerie.
    </TD></TR></TBODY></TABLE>

    extraits
    (...)
    • Entre nous, t’attendais-tu au succ&#232;s de la danse grippe aviaire ?
    - A la v&#233;rit&#233;, je ne m’attendais pas &#224; un tel succ&#232;s. Je savais que mon concept allait marquer les m&#233;lomanes pendant les vacances, p&#233;riode de sa sortie. Et c’&#233;tait l&#224; mon esp&#233;rance. Mais le succ&#232;s national et international qu’il a aujourd’hui, je ne m’y attendais pas. C’est une belle surprise pour moi. Je r&#233;ussis &#224; faire des spectacles partout en Afrique. J’ai m&#234;me des dates de spectacles aux Etats-Unis, en Europe, et m&#234;me en Chine… Le succ&#232;s m’a surpris.


    • Et comment parviens tu &#224; le g&#233;rer ?
    - (Il fait des grimaces) Je le g&#232;re comme une vie au quotidien. Quand il y a un spectacle &#224; donner, mon staff goupille tout, on me dit ce que j’ai &#224; faire et je le fais. Tout simplement. Je ne me prends pas la t&#234;te. Je suis bien encadr&#233; et je marche dans le canevas qu’on me trace.

    • On t’accuse de n’&#234;tre pas le vrai cr&#233;ateur de la grippe aviaire. Tu aurais chipp&#233; le concept !
    - J’ai longtemps refus&#233; de r&#233;pondre &#224; cette question et surtout aux provocations de certaines personnes. Je pense que les gens gagneraient &#224; accepter le succ&#232;s de leur prochain. Si quelqu’un fait quelque chose qui lui r&#233;ussit, il faut l’approcher pour lui demander comment il fait. Moi, je suis un concepteur de danse. Et dans notre milieu et surtout tous ceux qui suivent mes animations dans les maquis, savent tr&#232;s bien de quoi je parle. Je suis surpris de la r&#233;action de certaines personnes. Le soleil brille pour tout le monde. Qu’elle cr&#233;ent leur danse et si elles ont la chance, &#231;a pourra aussi marcher pour elles… Ce n’est pas moi qui ai fait venir la maladie grippe aviaire. Mais le concept de danse grippe aviaire est mon œuvre. Voil&#224; !

    (...)

    • Tout cela te monte &#224; la t&#234;te !
    - Non. Je sais d’o&#249; je viens. Je suis d’une famille modeste et je sais faire la part des choses. Je ne me laisse pas envahir par la starmania. J’ai de bonnes relations d’amiti&#233; et c’est tout.


    • Penses-tu &#224; l’apr&#232;s-grippe aviaire ?
    - Avant grippe aviaire, j’&#233;tais un DJ aim&#233;. Avant la l’av&#232;nement de cette maladie qui m’a servi &#224; cr&#233;er le concept, j’&#233;tais beaucoup appr&#233;ci&#233; par ceux qui fr&#233;quentaient les endroits o&#249; j’anime. Avant ce concept, j’ai cr&#233;&#233; plusieurs concepts qui ont &#233;t&#233; r&#233;cup&#233;r&#233;s par beaucoup de confr&#232;res et qui ont connu du succ&#232;s. C’est dire que apr&#232;s la grippe aviaire, je pourrais toujours cr&#233;er des concepts qui vont prendre. Je me suis fait une place dans le cœur des m&#233;lomanes. Donc je me pr&#233;pare &#224; revenir plu tard avec d’autres concepts et d’autres danses encore plus int&#233;ressantes. Affaire &#224; suivre.
    (...)

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  • Mingus
    replied
    Re: Influence culturelle de la grippe aviaire

    DJ Lewis

    http://news.abidjan.net/photos/photo.asp?id=1473

    Traduction automatique
    <TABLE height=" & PhotoHeight & " cellSpacing=0 borderColorDark=#ffffff cellPadding=10 width=" & PhotoWidth & " borderColorLight=#c0c0c0 border=1><TBODY><TR><TD vAlign=bottom bgColor=#ebebeb></TD></TR></TBODY></TABLE>
    <TABLE cellSpacing=0 cellPadding=0 width="100&#37;" border=0><TBODY><TR><TD vAlign=top><TABLE id=table1 cellPadding=10 width="100%" border=0><TBODY><TR><TD vAlign=top></TD></TR></TBODY></TABLE><TABLE id=table19 cellSpacing=0 cellPadding=0 width="100%" border=0><TBODY><TR><TD>
    Photo N˚1473
    </TD></TR></TBODY></TABLE>
    <CENTER><TABLE id=table15 style="BORDER-COLLAPSE: collapse" borderColor=#111111 cellSpacing=1 cellPadding=0 bgColor=#b2b2b2 border=0><TBODY><TR><TD style="FONT-SIZE: 79%; LINE-HEIGHT: 1.25em; FONT-FAMILY: arial,helvetica,sans-serif" width="100%"><TABLE id=table16 borderColor=#111111 cellSpacing=1 cellPadding=4 width="100%" bgColor=#f7f7f7 background=../article/bg_menu_pat.gif border=0><TBODY><TR><TD style="FONT-SIZE: 79%; LINE-HEIGHT: 1.25em; FONT-FAMILY: arial,helvetica,sans-serif"><TABLE id=table17 cellSpacing=0 cellPadding=0 border=0><TBODY><TR vAlign=center><TD style="FONT-SIZE: 79%; LINE-HEIGHT: 1.25em; FONT-FAMILY: arial,helvetica,sans-serif"></TD><TD style="FONT-SIZE: 79%; LINE-HEIGHT: 1.25em; FONT-FAMILY: arial,helvetica,sans-serif" noWrap> E-mail la photo</TD></TR></TBODY></TABLE></TD><TD style="FONT-SIZE: 79%; LINE-HEIGHT: 1.25em; FONT-FAMILY: arial,helvetica,sans-serif"><TABLE id=table18 cellSpacing=0 cellPadding=0 border=0><TBODY><TR vAlign=center><TD style="FONT-SIZE: 79%; LINE-HEIGHT: 1.25em; FONT-FAMILY: arial,helvetica,sans-serif"></TD><TD style="FONT-SIZE: 79%; LINE-HEIGHT: 1.25em; FONT-FAMILY: arial,helvetica,sans-serif" noWrap> Imprimer la photo</TD></TR></TBODY></TABLE></TD></TR></TBODY></TABLE></TD></TR></TBODY></TABLE></CENTER>
    </TD><TD vAlign=top width="100%">
    DJ Lewis
    Reuters - 14 mai 2006
    </TD></TR></TBODY></TABLE>

    L'inventeur de la C&#244;te d'Ivoire d'une danse DJ Lewis de birdflu joue la musique &#224; son samedi lieu de rendez-vous de nuit dans Abidjan le 14 mai, 2006. Jours apr&#232;s que la grippe d'oiseau ait &#233;t&#233; d&#233;tect&#233;e en C&#244;te d'Ivoire, les centaines de personnes tremblaient, s'agitant leurs bras et gloussant comme des poules. Mais il n'y avait aucune cause pour l'alarme -- la manifestation a &#233;t&#233; confin&#233;e aux dancefloors. Les mouvements qui sont maintenant l'entretien de la ville dans le pays africain occidental sont l'invention d'un jockey DJ Lewis de disque de 21 ans, qui a invent&#233; une danse faisant la lumi&#232;re du virus mortel -- en imitant un poulet dans son agonie pendant un inf&#233;rieur.

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  • Lyro
    replied
    Influence culturelle de la grippe aviaire

    CÔTE D'IVOIRE: POUR SON ALBUM SUR LA GRIPPE AVIAIRE,
    D.J. LEWIS DÉCORÉ

    Par Benjamin Koré (Notre Voie, Abidjan)
    9 février 2007

    Koua Iba Arsène dit D.J. Lewis est désormais décoré. Au nom du président Laurent Gbagbo, le ministre de la Production Animale et des Ressources Halieutiques, Alphonse Douaty, l'a élevé au rang de Chevalier dans l'ordre du mérite agricole pour son album sur la grippe aviaire. La médaille lui a été remise dans la nuit de mercredi, à l'occasion de la cérémonie de présentation des agents du ministère à leur patron décorateur, au Camp Galliéni du Plateau.

    Alphonse Douaty a expliqué qu'à travers son morceau à succès « Grippe aviaire », DJ Lewis a su interpeller l'opinion internationale sur la gravité de la maladie. Par ailleurs, il a salué un autre talent de Lewis. Celui de plasticien, auteur d'une bande dessinée destinée aux enfants pour les sensibiliser sur l'hygiène.

    DJ Lewis n'a pas voulu commenter sa distinction, étreint selon lui, par l'émotion. Il s'est contenté d'interpréter quelques uns de ses titres dont le fameux « Grippe aviaire ». Aussi Lewis a-t-il indiqué, pour la petite histoire, que c'est en classe de 3ème qu'il a abandonné l'école pour se consacrer à la peinture avant que la musique ne lui tombe dessus, alors qu'il exerçait comme DJ dans les espaces chauds d'Abidjan.

    L'artiste est donc désormais en mission, à en croire le ministre Douati qui lui a recommandé de s'investir dorénavant dans une campagne de communication contre le fléau. L'autorité n'a pas manqué de lui rappeler que la grippe aviaire n'est pas encore vaincue et qu'il faut continuer la lutte jusqu'à ce que les Ivoiriens et leurs volailles soient sauvés.

    Source

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  • Mingus
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    Re: Influence culturelle de la grippe aviaire

    Voici selon
    http://www.newswire.ca/en/releases/a.../18/c7149.html

    Le top dix canadien des recherches francophones li&#233; &#224; l'actuallit&#233;.

    Pour 2006


    Le "Top 10" des recherches d'actualit&#233;s

    En 2006, on a trembl&#233; devant la grippe aviaire, la menace nucl&#233;aire et la
    fusillade du Coll&#232;ge Dawson. On a aussi cherch&#233; &#224; comprendre le coup de t&#234;te
    de Zin&#233;dine Zidane et les d&#233;boires de la SAQ.

    1. Iran nucl&#233;aire
    2. Grippe aviaire
    3. SAQ
    4. Coll&#232;ge Dawson
    5. Zin&#233;dine Zidane
    6. Afghanistan
    7. SAAQ
    8. Israel
    9. Cor&#233;e du Nord
    10. Saddam Hussein

    Tout de m&#234;me...

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  • Lyro
    replied
    Influence culturelle de la grippe aviaire

    EN ATTENDANT LA GRIPPE AVIAIRE, SPECTACLE MIGRATEUR À SAINT-GERVAIS
    Humour - Une pièce qui joue sur les psychoses de notre époque

    Par Chantal savioz (Tribune de Genève)
    30 novembre 2006

    «Les cartes Cumulus seront-elles encore valables durant la pandémie?» «Les oiseaux inspireront-ils encore les poètes?». L'an dernier, à peu près à pareille époque, le spectre de la grippe aviaire fondait sur l'Europe. Une vague de questions déferlait aussitôt, toutes aussi vitales que dérisoires, montrant - si besoin était - la fragilité de nos existences.

    Avis contradictoires de spécialistes, assaut médiatique… Ces mêmes questions ont fait couler des litres d'encre. Dans la foulée, elles ont inspiré à l'auteur et scénariste lausannois Antoine Jaccoud une satire aux accents beckettiens.

    En attendant la grippe aviaire met un jeu un couple «normalement narcissique», au dire de Jaccoud, qui signe par ailleurs la mise en scène. L'homme et la femme, classe moyenne sup, évoquent leurs conditions de vie, le confinement obligatoire et la pénurie alimentaire. Bref, le quotidien d'une catastrophe sanitaire, annoncée à grand fracas, et qui n'arrive jamais.

    La grippe fonctionne comme Godot dans la pièce de Beckett. Jaccoud ne craint d'ailleurs nullement la référence. «En face, le pire, jusqu'à ce qu'il fasse rire», disait Beckett. L'auteur a repris cette citation en exergue de son spectacle.

    En attendant la grippe aviaire met en jeu en effet fragiles destinées et dérisoires ambitions. Le spectacle a reçu un bon accueil à l'Arsenic au moment de sa création. Sur le plateau Françoise Boillat et Jean-Luc Borgeat jouent les drôles d'oiseaux. Ils sont accompagnés par Pierre-Isaïe Duc.

    «En attendant la grippe aviaire». Un couple raconte son quotidien dans la pandémie.

    Source

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  • Lyro
    replied
    Influence culturelle de la grippe aviaire

    'EN ATTENDANT LA GRIPPE AVIAIRE', ON S'AMUSE
    Par Ghania Adamo (Swissinfo)
    19 novembre 2006

    Humour noir pour la derni&#232;re pi&#232;ce d'Antoine Jaccoud pr&#233;sent&#233;e &#224; Lausanne avant Gen&#232;ve.



    En ces temps de grippe aviaire, les oiseaux
    n'habitent plus la cit&#233; id&#233;ale, comme du temps d'Aristophane. (swissinfo)


    L'auteur vaudois y d&#233;nonce le catastrophisme et l'agitation sociale qui entourent le probl&#232;me de la pand&#233;mie.

    Aristophane avait fait des "Oiseaux" les h&#233;ros d'une cit&#233; id&#233;ale. Depuis, les temps ont bien chang&#233; pour ces pauvres b&#234;tes, du moins au th&#233;&#226;tre. Sous la plume de nos auteurs, les oiseaux sont devenus les anti-h&#233;ros de nos villes - pas vraiment id&#233;ales.

    Antoine Jaccoud s'est empar&#233; des volatiles pour en faire les protagonistes invisibles de sa derni&#232;re pi&#232;ce 'En attendant la grippe aviaire'. Un texte &#224; la veine comique que le dramaturge vaudois met en sc&#232;ne au Th&#233;&#226;tre de l'Arsenic, &#224; Lausanne.

    Pour l'&#233;crire, il s'est plong&#233; dans les rapports scientifiques sur le virus H5N1, publi&#233;s par l'OMS et l'Office f&#233;d&#233;ral de la sant&#233; publique. Sa d&#233;marche est donc s&#233;rieuse, mais maquill&#233;e par un humour catastroph&#233; qu'on lui conna&#238;t bien.

    Un sujet anxiog&#232;ne
    &#171;La grippe aviaire, l&#226;che Jaccoud, c'est le territoire id&#233;al pour moi. C'est un sujet totalement anxiog&#232;ne et j'y trouve l'occasion de d&#233;noncer, sur le mode de la satire, cette immense agitation sociale qui entoure le probl&#232;me de la pand&#233;mie.&#187;

    &#171;Les recommandations des autorit&#233;s scientifiques et les mesures &#224; prendre en cas d'attaque massive (fermeture des &#233;coles et des cr&#232;ches, limitation des transports et des commerces...) sont bien s&#251;r rationnelles&#187;, poursuit-il.

    &#171;Mais on se demande comment une soci&#233;t&#233; aussi cynique et individualiste que la n&#244;tre, avec des ressources spirituelles d&#233;faillantes, pourrait se soumettre &#224; ces mesures? C'est le choc de ces deux visions qui constitue le noeud de ma pi&#232;ce.&#187;

    Sur sc&#232;ne, un couple lambda. Un homme et une femme des plus ordinaires, face &#224; un speaker (repr&#233;sentant des m&#233;dias) qui leur envoie &#224; dose massive des informations catastrophiques sur la grippe aviaire.

    Th&#233;matique apocalyptique &#233;vit&#233;e
    &#171;Ce qui m'int&#233;resse, explique Antoine Jaccoud, c'est la r&#233;action du couple, les pressions psychologiques qu'il subit. Il y a une probl&#233;matique de l'apocalypse sur laquelle on ne r&#233;fl&#233;chit jamais. Jusqu'ici, on s'est pr&#233;occup&#233; des mesures &#224; prendre, mais aucun journaliste n'est all&#233; voir comment vivent au quotidien des gens menac&#233;s par une pand&#233;mie.&#187;

    Pour l'auteur vaudois, il y a urgence. &#171;Ici, le d&#233;bat intellectuel est tr&#232;s lent &#224; venir, d&#233;plore-t-il. Or le th&#233;&#226;tre, bien plus que le cin&#233;ma, autorise une rapidit&#233; de r&#233;action et une amplitude de vibrations dont il faut absolument se servir.&#187;

    Notes biographiques
    Antoine Jaccoud est n&#233; en 1957 &#224; Lausanne.

    Il s'est form&#233; &#224; l'&#233;criture dramatique aupr&#232;s de cin&#233;astes tels que le Polonais Krysztof Kieslowski, auteur notamment de Trois couleurs: Bleu/Blanc/Rouge.

    Apr&#232;s avoir &#233;crit des sc&#233;narios et anim&#233; des ateliers dans des &#233;coles de cin&#233;ma, il a &#233;crit pour le th&#233;&#226;tre, collaborant notamment avec le dramaturge romand Denis Maillefer.

    Antoine Jaccoud est l'auteur de plusieurs pi&#232;ces, notamment 'Je suis le mari de ***' (1999) ou 'Le voyage en Suisse' (2003).

    Faits marquants

    * 'En attendant la grippe aviaire', &#224; voir &#224; Lausanne au Th&#233;&#226;tre de L'Arsenic, jusqu'au 26 novembre.
    * &#192; voir ensuite &#224; Gen&#232;ve, au Th&#233;&#226;tre Saint-Gervais, du 29 novembre au 15 d&#233;cembre.
    * Mise en sc&#232;ne: Antoine Jaccoud.
    * Avec: Jean-Luc Borgeat, Fran&#231;oise Boillat, Pierre-Isa&#239;e Duc.

    Source

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  • SteveoSteen
    replied
    'En attendant la grippe aviaire', on s'amuse

    http://www.swissinfo.org/fre/magazine/detail/En_attendant_la_grippe_aviaire_on_s_amuse.html?sit eSect=108&sid=7268659&cKey=1163926003000


    'En attendant la grippe aviaire', on s'amuse


    En ces temps de grippe aviaire, les oiseaux n'habitent plus la cité idéale, comme du temps d'Aristophane.


    Humour noir pour la dernière pièce d'Antoine Jaccoud présentée à Lausanne avant Genève.

    L'auteur vaudois y dénonce le catastrophisme et l'agitation sociale qui entourent le problème de la pandémie.



    Aristophane avait fait des "Oiseaux" les héros d'une cité idéale. Depuis, les temps ont bien changé pour ces pauvres bêtes, du moins au théâtre. Sous la plume de nos auteurs, les oiseaux sont devenus les anti-héros de nos villes - pas vraiment idéales.

    Antoine Jaccoud s'est emparé des volatiles pour en faire les protagonistes invisibles de sa dernière pièce 'En attendant la grippe aviaire'. Un texte à la veine comique que le dramaturge vaudois met en scène au Théâtre de l'Arsenic, à Lausanne.

    Pour l'écrire, il s'est plongé dans les rapports scientifiques sur le virus H5N1, publiés par l'OMS et l'Office fédéral de la santé publique. Sa démarche est donc sérieuse, mais maquillée par un humour catastrophé qu'on lui connaît bien.


    Un sujet anxiogène



    «La grippe aviaire, lâche Jaccoud, c'est le territoire idéal pour moi. C'est un sujet totalement anxiogène et j'y trouve l'occasion de dénoncer, sur le mode de la satire, cette immense agitation sociale qui entoure le problème de la pandémie.»

    «Les recommandations des autorités scientifiques et les mesures à prendre en cas d'attaque massive (fermeture des écoles et des crèches, limitation des transports et des commerces...) sont bien sûr rationnelles», poursuit-il.

    «Mais on se demande comment une société aussi cynique et individualiste que la nôtre, avec des ressources spirituelles défaillantes, pourrait se soumettre à ces mesures? C'est le choc de ces deux visions qui constitue le noeud de ma pièce.»

    Sur scène, un couple lambda. Un homme et une femme des plus ordinaires, face à un speaker (représentant des médias) qui leur envoie à dose massive des informations catastrophiques sur la grippe aviaire.


    Thématique apocalyptique évitée



    «Ce qui m'intéresse, explique Antoine Jaccoud, c'est la réaction du couple, les pressions psychologiques qu'il subit. Il y a une problématique de l'apocalypse sur laquelle on ne réfléchit jamais. Jusqu'ici, on s'est préoccupé des mesures à prendre, mais aucun journaliste n'est allé voir comment vivent au quotidien des gens menacés par une pandémie.»

    Pour l'auteur vaudois, il y a urgence. «Ici, le débat intellectuel est très lent à venir, déplore-t-il. Or le théâtre, bien plus que le cinéma, autorise une rapidité de réaction et une amplitude de vibrations dont il faut absolument se servir.»

    swissinfo, Ghania Adamo
    Les Suisses sont-ils prêts ?

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  • Lyro
    replied
    Influence culturelle de la grippe aviaire

    Excellente initiative, Mingus, d'avoir créé ce nouveau fil de discussion où nous pourrons découvrir et discuter du comment est perçue la menace d'une pandémie de grippe aviaire par les artistes, qui sont (à mon avis) le baromètre d'une société contemporaine. Mingus vient de nous démonter que la grippe aviaire est devenue importante à ce point que les artistes commencent à l'incorporer dans leur processus de création d'oeuvres d'art. C'est tout un phénomène de société que nous voyons évoluer sous nos yeux!

    J'espère que vous vous passionnerez pour ce sujet, autant que vous l'aurez fait pour celui de l'éthique de la grippe aviaire... parce l'art et la philosophie s'entrecoupent, se chevauchent, se complètent. Leurs acteurs - artistes et philosophes - ont une mission commune: celle de réfléchir à notre société. Et ne l'oublions pas: Qu'est-ce qui nous distingue des poulets? Notre faculté de penser! C'est notre humanité. Et c'est de qui pourrait probablement faire la différence en temps de crise si se déclarait un jour une pandémie de grippe aviaire...

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  • Mingus
    started a topic Influence culturelle de la grippe aviaire

    Influence culturelle de la grippe aviaire

    J'ai trouvé cet article intéresant dans le sens un artiste du théatre met en scène une pièce ou une société qui a oublié le sens de la souffrance est confrontée à la menace pandémique. Fiction, réflexion éthique, philosophique ou simplement humour noir...

    La menace pandémique commence déjà à influencer le monde des arts et de la culture et ce n'est qu'un début.

    Ti-Ming
    __________________________________________________ ___

    http://www.24heures.ch/vqhome/le_jou...dition=ls.html

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    <!-- == NAVIGATION PRINCIPALE --><!-- == SOUS-NAVIGATION (div id="SubNav") --> <!-- == INTRO DE L'ARTICLE --> <!-- == TITRE --> Interdit d’être mièvre

    <!-- == GRANDE IMAGE --> <!-- == TEXTE SOUS LA GRANDE IMAGE -->
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    </td> </tr> </tbody></table> <!-- == DETAIL DE L'ARTICLE --> <!-- == PETITE IMAGE --> <!-- == CHAPO ET SIGNATURE --> theatre Peut-on rire - jaune - d’une pandémie?
    Entre réalisme et dérision, la nouvelle pièce de l’auteur vaudois
    Antoine Jaccoud interroge les limites de l’individualisme.

    Corinne Jaquiéry
    Publié le 9 novembre 2006
    <!-- displayDateYesNo: --> <table class="artPhoto" align="left" cellpadding="0" cellspacing="0" width="1"> <tbody><tr> <td>
    Une forte envie de radicalité pour le dramaturge Antoine Jaccoud avec En attendant la grippe aviaire. Philippe Maeder</td> </tr> </tbody></table> «J'ai la chance ou le malheur de tout dramatiser spontanément. Je vois toujours le pire, accidents ou catastrophes. Heureusement, j'ai un contre-poison: l'humour! Et je transpose au théâtre mon inclination naturelle au drame.» Pince-sans-rire, Antoine Jaccoud affirme ainsi bien mériter un titre de dramaturge qu'il a acquis au fil de l'écriture de plusieurs scénarios pour le cinéma et de pièces de théâtre, notamment pour le Théâtre en Flammes, la compagnie du metteur en scène Denis Maillefer. En 2004, avec la comédienne François Boillat et la costumière Isa Boucharlat, il crée l'association Selma 95 pour un projet visant à amener des survivants de Srebrenica au théâtre afin de leur offrir une tribune. Le deuxième projet, plus théâtral est «Une farce noire» concernant la menace d'une catastrophe sanitaire mondiale. Un virus descendu du ciel: la grippe aviaire.

    «Tout ce que j'écris est hanté par la mort. En vérité, je ne vois pas d'autres sujets. Il a un énorme potentiel. On peut d'ailleurs choisir d'en rire. J'aimerais parfois faire autre chose, mais quoi? Parler d'amour ne m'intéresse pas… L'avantage c'est que cela diminue mon angoisse.» Et peut-être un peu celles des autres par effet de catharsis!

    Sombres jusqu'au pathétique, les textes d'Antoine Jaccoud jouent beaucoup sur la dérision. On se souvient de Voyage en Suisse, une fugue dans un pays profond aux relents désespérés ou On liquide qui évoquait la fin programmée des petits paysans. Dans En attendant la grippe aviaire (fin de la société de consolation), l'auteur s'intéresse à la perspective d'une pandémie qui paraissait aux portes de la Suisse l'année dernière. Comment la vivrions-nous si elle avait effectivement débarqué? Très mal selon Antoine Jaccoud, qui se moque des craintes d'une population accaparée par la sauvegarde de son confort et con****e, dans sa farce tragique, une société vouée à un hédonisme de bas étage.

    «En fait, nous sommes actuellement dans une rhétorique de l'apocalypse. On est immergé dans un flux quasi continu de mauvaises nouvelles, sans hiérarchie de l'information. J'ai envie d'ouvrir le débat car il me semble n'y avoir aucune réflexion sur ce phénomène. Parfois, je me demande comment les adolescents vivent le fait qu'on leur dise constamment que leur avenir est très noir et que le monde est foutu!» Recréant cette ritournelle du pire ressassée par un speaker en cage (Pierre-Isaïe Duc), l'écrivain met en scène un couple (Jean-Luc Borgeat et Françoise Boillat) terrassé à l'idée de ne plus pouvoir faire du nordic walking, le sport de bien-être à la mode, de ne plus pouvoir déguster des petits fromages de chèvre ou de laisser leur voiture au garage. «Dans une société qui a passée successivement de Dieu au roi et puis à un soi qui ne se préoccupe plus que de wellness, fitness ou autre occupation esthétisante, j'ai envie de radicalité. L'occasion de rire en luttant contre le pathos et surtout, de ne pas être mièvre.»»

    Lausanne, Arsenic.
    Du 14 au 26 novembre 2006. Ma/je, 19 h, me/ve-sa, 20 h 30, di 17 h. Billets 13 fr. 021 625 11 36.

    <!-- == AFFICHAGE DES PARAGRAPHES --> <script> function fullTextSearchCheck(){ // trim the string first var value = document.forms['fulltextsearch'].searchtext.value; value = value.replace(/^\s*/,"").replace(/\s*$/,""); if (value == ""){ alert("Veuillez entrer du texte pour effectuer une recherche!"); } else { document.forms['fulltextsearch'].searchtext.value= value; document.forms['fulltextsearch'].submit(); } } </script>
    Last edited by Lyro; November 8, 2006, 11:10 PM. Reason: Enlevé image "Envoyer à un ami".
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