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Mort de Georges Charpak, physicien et prix Nobel

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  • Mort de Georges Charpak, physicien et prix Nobel

    Georges Charpak militait "pour la curiosité et la science"

    LEMONDE.FR | 30.09.10 | 12h27

    <table class="toolBox" id="toolBox" border="0" cellpadding="0" cellspacing="0"><tbody><tr><td class="tools"><table align="center" border="0" cellpadding="0" cellspacing="0"><tbody><tr><td colspan="5">
    </td></tr></tbody></table></td></tr></tbody></table>
    AFP/GERARD JULIEN
    Georges Charpak s'est investi pour un enseignement ludique des sciences.


    En décrivant l'invention qui lui valut le prix Nobel de physique, bricolée "à l'économie" selon lui, Georges Charpak lâchait en riant : "Le scotch a joué un rôle capital dans la physique des hautes énergies".
    retrouver ce média sur www.ina
    Reconnu comme un brillant physicien par ses pairs, Charpak était aussi un scientifique doué pour transmettre sa passion, avec humour de préférence.
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    DU CERN À "LA MAIN À LA PÂTE"
    Quatre ans après avoir reçu son prix Nobel, le physicien lance avec le physicien Yves Quéré et l'astrophysicien Pierre Léna "La main à la pâte", un programme éducatif déployé dans les écoles maternelles et primaires pour initier les jeunes enfants aux sciences, en privilégiant l'expérimentation et l'exploration des phénomènes qui nous entourent.
    C'est avec son patron du CERN, Léon Lederman, qu'il découvre le programme "Hands On" dans le ghetto de Chicago. Le physicien est impressionné par l'enthousiasme des jeunes élèves. "C'était une école relativement typique, avec 99 % de Noirs, dont la plupart étaient en dessous du niveau de pauvreté. Il régnait pourtant une très grande gaieté dans cette école : les enfants apprenaient avec joie", raconte-t-il dans un entretien en 1995. De retour en France, le prix Nobel fait la tournée des ministères pour mettre en place un dispositif similaire. L'initiative est un succès : dix ans plus tard, l'expérience est étendue aux collèges.


    "NOUS MILITONS POUR LE DOUTE, LE SCEPTICISME, LA CURIOSITÉ ET LA SCIENCE"

    Le physicien n'a pas sa langue dans sa poche et critique vertement les "pseudo-sciences". En 2004, il publie Devenez sorciers, devenez savants (Odile Jacob). Il explique alors : "Nous espérons seulement, en proposant quelques expériences de sorcellerie banales, montrer comment un certain nombre de sorciers modernes abusent le pauvre monde !".

    Georges Charpak défend les fondamentaux de la démarche scientifique, qu'il veut accessible à tous, mais rigoureuse : "Nous militons (...) pour le doute, le scepticisme, la curiosité et la science", explique-t-il, critiquant notamment les argumentaires développés par certains antinucléaires.Le livre, riche d'explications simples et ludiques, remporte un franc succès. Il sera suivi en 2005 de Soyez savants, devenez prophètes, deuxième volet d'un véritable plaidoyer pour la connaissance.
    Marion Solletty

  • #2
    Re: Mort de Geaorges Charpak, physicien et prix Nobel

    Quand Charpak voulait guérir "certaines tares comme l'échec scolaire"



    pour Le Monde.fr | 30.09.10

    <table class="toolBox" id="toolBox" border="0" cellpadding="0" cellspacing="0"><tbody><tr><td class="tools"><table align="center" border="0" cellpadding="0" cellspacing="0"><tbody><tr><td colspan="5">
    </td></tr></tbody></table></td></tr></tbody></table> Retrouver le goût de l'école. Faire de "l'alphabétisation scientifique". Telles sont les valeurs que Georges Charpak s'est attaché à défendre à l'Ecole primaire au début des années 1990. Impressionné par les résultats de l'expérience "Hands on" d'aide scolaire aux enfants les plus défavorisés de Chicago menée par son ami et ancien directeur de recherches au CERN, le physicien Leon Lederman, prix Nobel 1988, il lance en France en 1996 un projet analogue baptisé "La main à la pâte".
    "C'est vrai, dit-il alors, je m'intéresse à la société, à mon pays, et je serais heureux d'être associé, par exemple, à la guérison de certaines tares comme l'échec scolaire." Ses collègues Pierre Léna et Yves Quéret l'accompagnent dans cette aventure qui dix ans plus tard est un succès. Des milliers de classes du primaire et de maternelle utilisent les méthodes pédagogiques de La main à la pâte qui placent l'élève au centre de ses apprentissages tant en ce qui concerne les disciplines scientifiques que la maîtrise des langages et la citoyenneté.


    Enseignants, formateurs, scientifiques et institutionnels sont en permanence associés à ces expériences qui visent moins à distribuer les recettes toutes faites d'un cours magistral qu'à permettre aux enfants de rechercher, eux-mêmes et ensemble, les vérités par le raisonnement et la déduction. Bref, d'en faire des êtres capables demain de vivre ensemble et d'avoir un regard plus affûté sur le monde. Et puisque le recette est bonne, pourquoi ne pas l'étendre aussi aux collèges, s'interroge Georges Charpak.
    "Pour la première fois de ma vie, dit-il, j'ai l'impression de faire de la politique intéressante" d'autant que "tout cela, confesse-t-il, en novembre 2006, au “Figaro”, doit peu à des directives ministérielles", mais "beaucoup au terrain." Alors pourquoi ne pas aller plus loin encore et solliciter "des milliardaires prêts à investir intelligemment leur argent dans l'éducation".
    Jean-François Augereau

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