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La grippe aviaire est toujours là

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    La grippe aviaire est toujours là

    La grippe A(H5N1) ou grippe aviaire, qui a affolé la planète en 2004, est toujours là. Le 500ecas humain vient d’être notifié à l’OMS par l’Indonésie et, dans « Eurosurveillance » (22 juillet), l’équipe de veille sanitaire internationale de l’InVS souligne que le virus continue à circuler fortement dans certains pays et que de nouveaux cas sont à redouter.
    De la fin de 2003 au 1er juillet 2010, 63 pays, en Asie, en Afrique et en Europe (15 pays de l’UE, dont la France), ont déclaré des cas de grippe A(H5N1) chez des volailles ou des oiseaux sauvages. En 2010, ce sont encore 12 pays qui sont concernés : le Bangladesh, le Bhoutan, le Cambodge, l’Égypte, l’Inde, l’Indonésie, Israël, le Laos, Myanmar, le Népal, la Roumanie et le Vietnam. Les oiseaux aquatiques sauvages sont le réservoir animal du virus et l’ont réintroduit dans des pays où il avait été éliminé, comme les pays qui bordent le Danube ou le Vietnam.
    Chez l’homme, 500 cas ont donc été recensés dans 15 pays d’Asie et d’Afrique, dont 296 mortels. L’Indonésie reste le pays le plus touché, avec 166 cas, dont encore 4 en 2010, devant le Vietnam (119) et l’Égypte (109, dont 19 en 2010). La plupart des cas humains, souvent groupés (au moins 40 foyers impliquant plus de 100 personnes au total), sont liés à l’exposition à des volailles malades ou mortes, mais une transmission interhumaine a aussi pu être évoquée.
    Selon les spécialistes de l’InVS, le nombre de cas est certainement sous-estimé car, dans certains pays, la détection des cas est difficile, comme en Haute-Égypte, ou négligée. Et si certains pays atteints avant 2007, tels que la Thaïlande et la Turquie, semblent contrôler la situation, ailleurs, le virus continue à circuler chez les volailles, en particulier au Bangladesh, en Égypte et en Indonésie, surtout dans les zones urbaines très peuplées.
    Globalement, la situation ne s’est donc pas améliorée depuis 2003 et, conclut l’étude, la réintroduction régulière du virus par les oiseaux sauvages nécessite de maintenir la surveillance et les moyens de répondre à l’infection chez les animaux et chez les humains.

    › R. C.

    Quotimed.com, le 23/07/2010
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