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Ebola menace de saigner à blanc les économies d'Afrique de l'Ouest

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    Ebola menace de saigner à blanc les économies d'Afrique de l'Ouest

    ECONOMIE | Mis à jour le mardi 5 août 2014 à 18h54


    Economie, Liberia, Guinée, Epidémie, Virus

    Dans les boutiques et les marchés d'Afrique de l'Ouest vidés par l'alerte au virus Ebola plane le danger d'une saignée économique, l'épidémie menaçant les secteurs vitaux de l'agriculture et des mines, préviennent des économistes et des commerçants.

    Face aux enjeux, la Banque mondiale a annoncé lundi mobiliser 200 millions de dollars (environ 150 millions d'euros) pour aider la Guinée, le Liberia et la Sierra Leone, précisant qu'ils serviraient à l'achat de matériel médical, au paiement du personnel soignant, ainsi qu'à "aider les populations à surmonter les difficultés financières causées par l'épidémie".

    La conjonction de la maladie et des mesures sanitaires frappe de plein fouet la population la plus démunie.

    Les autorités du Liberia ont ainsi ramené la semaine dernière de 6 à 4 le nombre maximum de passagers par taxi afin de réduire le risque de contamination par les liquides corporels, au grand dam des chauffeurs, qui ont remonté leurs tarifs en conséquence. "Chaque passager payait 20 dollars libériens, multiplié par six, cela faisait 120. Maintenant cela ne fait plus que 80, soit le prix du carburant. Donc la seule solution est d'augmenter le prix de la course", a expliqué à l'AFP Sekou Kanneh, un chauffeur de taxi de Monrovia, la capitale.

    Malgré les lourdes peines promises aux spéculateurs par le gouvernement, le prix des produits d'hygiène, essentiels à la lutte contre Ebola, a explosé, de même que celui du poisson, qui pallie l'interdiction de la viande de brousse (singe, chauve-souris, etc.), incriminée dans la propagation de la maladie. "Ce morceau de poisson me coûtait 100 dollars libériens. Je viens de le payer 250 (respectivement 90 centimes et 2,70 euros, NDLR)", témoigne Pauline Dumbah, 34 ans. "Le gouvernement doit discipliner le marché. De l'argent a été alloué pour enrayer Ebola, une partie de cet argent devrait aller à la stabilisation des marchés", estime-t-elle.

    Yukon Morris, un vendeur de feuilles de manioc du marché de Jorkpeh, inhabituellement calme, se sent particulièrement lésé. "Si vous pilez ce produit, vous transpirez. Et les gens disent +pas de transpiration, pas de toucher+, or dans ce travail on ne peut pas mettre des gants", explique-t-il à l’AFP.

    Baisse de la production

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    http://www.rtbf.be/info/economie/det...est?id=8328532
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